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Chapitre I
Généralités
I.1.6.3. Le pH :
Le pH est un facteur crucial à prendre en compte lors de la culture des microalgues, car il
influence leur croissance de manière significative. Tout comme la température, chaque
microalgue a une plage de pH optimale pour sa croissance. Par exemple, Chlorellavulgaris peut
se développer dans des cultures avec un pH compris entre 5 et 9, mais sa croissance optimale
est observée dans des conditions de pH situées entre 7 et 8. Les cyanobactéries, quant à elles,
ont souvent une capacité supérieure à tolérer des gammes de pH plus élevées. Cela leur permet
de prospérer dans des conditions de culture moins stériles, comme dans le cas de la spiruline
cultivée à pH 10 (Richmond, 1986).
I.1.6.4. L’agitation :
L’agitation est un facteur crucial pour obtenir des rendements élevés en biomasse lors de la
culture des microalgues, car elle favorise une productivité optimale et une concentration élevée.
Les cultures de microalgues nécessitent un mélange constant, adapté à chaque espèce, pour
plusieurs raisons importantes (Grobbelaar, 2000 ; Richmond, 2004 ; Groobelaar, 1994) :
- Prévenir la sédimentation des algues : L'agitation empêche les cellules d'algues de se déposer
au fond du milieu de culture.
- Éviter la formation de gradients de nutriments ou de gaz : l'agitation homogénéise la
distribution des nutriments et des gaz dans le milieu de culture, évitant ainsi des variations
locales qui pourraient affecter la croissance des microalgues.
- Déplacer les cellules dans le gradient de lumière : assurer que toutes les cellules de la
population sont exposées de la même façon à la lumière (Chisti, 2007).
- Améliorer les échanges de nutriments et les transferts de masse : l'agitation favorise la
diffusion des nutriments et des composés nécessaires à la croissance des microalgues, ainsi que
l'élimination des produits métaboliques indésirables (Perumal et al, 2012).
I.1.6.5. La salinité :
Les microalgues sont capables de s'adapter à des milieux extrêmement variés en termes de
propriétés physico-chimiques (Asfouri, 2010). Les variations de salinité induisent un stress pour
les microalgues, qui se traduit par des changements dans la teneur en lipides, la concentration
en caroténoïdes et l'activité photosynthétique, influençant ainsi leur croissance et leur survie
(Khaldi et Zeggaoui, 2014).
Le changement de salinité du milieu induit un stress osmotique et ionique (sel) qui peut se
traduire par la formation de précipités et une augmentation de la teneur lipidique des algues.
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