Chapitre I : Généralités
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1.3 Caractères bactériologiques
Le genre Enterococci comprend des bactéries anaérobies facultatives à Gram (+), oxydase
(-) et catalase (-), bien que certaines souches produisent de la pseudo-catalase lorsqu'elles
sont cultivées dans des milieux contenant du sang (Sherman, 1937). Ce sont des bactéries
non sporulées et peuvent se présenter sous la forme de Cocci individuel, en paires ou même
en chaînes (Schleifer et al. 1984). Généralement, les entérocoques forment des colonies
blanches. Cependant, il existe aussi des espèces jaunes comme E. mundtii, E. casseliflavus
et E. sulfureus (Higashide et al.2005).
1.4 Le risque des entérocoques
Les problèmes entre les entérocoques et les humains sont leur origine gastro-intestinale,
leur entrée dans la chaine alimentaire, leur résistance aux antibiotiques et leur possible rôle
dans des maladies d’origine alimentaire. On peut citer également leur capacité à échanger
du matériel génétique ou encore, pour quelques souches, à produire de grandes quantités
d’amines biogéniques associées à la fermentation (A Aguilar-Galvez et al.2012)
1.4.1 Facteurs contribuant à la pathogenèse des entérocoques
Les entérocoques ne sont pas des bactéries très virulentes par rapport aux
Staphylococcus ou aux Pneumococcus. Pour que les entérocoques deviennent
pathogènes ils nécessitent d’exprimer des caractéristiques de virulence associées à
l’adhésion, la translocation et la disparition de la réponse immunitaire (Jett et al., 1994
; Ben Omar et al., 2004).
Les espèces couramment rencontrées dans ces infections sont E. faecium et E. faecalis.
Cette dernière est responsable de 80 à 90 % des infections à base d’Enterococcus, alors
que E. faecium n’est associé qu’à 5 à 10 % des infections (Kayser, 2003 ; Sánchez et
al., 2007).
1.4.2 Résistance aux antibiotiques
Ce trait est principalement dû à la présence inhérente de gènes de résistance acquis via des
éléments génétiques mobiles (plasmides ou transposons). La plasticité du génome des
entérocoques leur permet de s'adapter en permanence à leur environnement et de résister à
une grande variété d'antibiotiques appartenant à différentes classes, comme les bêtalactamines (Inoue et al., 2006 ; Sánchez et al.2007). Alpha-lactamines, aminoglycosides,
lincosamides ou glycopeptides.
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