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1-1-Production primaire et les éléments nutritifs
La photosynthèse est la transformation de l'énergie solaire en énergie chimique par les êtres vivants
photosynthétiques. Elle comporte deux phases: une phase photochimique et une phase non
photochimique. Ces deux phases sont complémentaires et interviennent toutes les deux au sein des
chloroplastes.
La production primaire de P. oceanica dépend directement de l’ensoleillement et des paramètres
physicochimiques du milieu (température, turbidité, nutriments) (Marba et al., 1996) et elle varie
avec la profondeur et en fonction de la saison (Pergent-Martini et al., 1994). Dans tous les milieux
aquatiques, les surfaces disponibles sont rapidement colonisées par une variété
d'organismes. Si ces organismes se développent sur les plantes, ils sont appelés épiphytes. Les
posidonies fournissent un excellent substrat pour les organismes épiphytes qui font partie
intégrante de leur écosystème. Les feuilles de la P. oceanica constituent un substrat pour
l’installation et la croissance des épiphytes (Borowitzka., 2006). Ces épiphytes (des
Chromobiontes et Rhodobiontes) participent à la production primaire de l’herbier car ils peuvent
représenter 20 à 30 % de la biomasse des feuilles (Elkalay et al., 2003), pour une contribution de
40% de la production primaire de l’herbier. La production primaire de plante varie entre 400 et
2500 gPS/m2/an avec une production entre 500 et 900 gPS/m2/an pour les seuls épiphytes
(Boudouresque et al., 2006a). La fixation du carbone inorganique (CO2 et HCO3
-
) lors de la
photosynthèse permet la production de matières organiques. Pour éviter une limitation de leur
croissance par un manque de CO 2 dissous, les magnoliophytes marines peuvent mettre en place
différentes stratégies comme: 1) le pompage actif de CO 2 ou de HCO 3
- vers la cellule (HCO 3
- bien
que beaucoup plus abundant que CO 2 diffuse difficilement de façon passive à travers les
membranes cellulaires hydrophobes à cause de sa charge négative), 2) la catalyse enzymatique de
la conversion de HCO 3
-
en CO 2 par l’anhydrase carbonique qui agit dans ou
autour de la cellule sans que la concentration globale en CO 2 de l’eau de mer ne soit
affectée ou 3) la réduction de HCO 3
- par des mécanismes ressemblant à ceux des plantes en C4
(mais qui peuvent donner lieu à des fractionnements importants). Les feuilles mortes ou dégradées
enfouies vers les profondeurs ou sous forme des banquettes au niveau du littoral (Boudouresque et
al., 2006b), ce processus conduit à une grande perte de carbone organique. Cependant, il y a une
translocation de carbone produit au niveau des feuilles vers les rhizomes (stockage) et les racines
(dégradation bactérienne). En plus, la présence d’un recyclage interne chez la P. oceanica assure
l’absorption d’une grande partie de nutriments organiques dans les feuilles sénescentes (Alcoverro
et al., 2000).
P. oceanica a besoin, pour sa croissance, de nutriments inorganiques parmi lesquels l’azote le
phosphore et le fer. Les éléments nutritifs sont absorbés par P. oceanica soit par les racines au
niveau des sédiments soit par les feuilles au niveau de la colonne d’eau (Lepoint et al., 2002a). La
1-1-Production primaire et les éléments nutritifs
La photosynthèse est la transformation de l'énergie solaire en énergie chimique par les êtres vivants
photosynthétiques. Elle comporte deux phases: une phase photochimique et une phase non
photochimique. Ces deux phases sont complémentaires et interviennent toutes les deux au sein des
chloroplastes.
La production primaire de P. oceanica dépend directement de l’ensoleillement et des paramètres
physicochimiques du milieu (température, turbidité, nutriments) (Marba et al., 1996) et elle varie
avec la profondeur et en fonction de la saison (Pergent-Martini et al., 1994). Dans tous les milieux
aquatiques, les surfaces disponibles sont rapidement colonisées par une variété
d'organismes. Si ces organismes se développent sur les plantes, ils sont appelés épiphytes. Les
posidonies fournissent un excellent substrat pour les organismes épiphytes qui font partie
intégrante de leur écosystème. Les feuilles de la P. oceanica constituent un substrat pour
l’installation et la croissance des épiphytes (Borowitzka., 2006). Ces épiphytes (des
Chromobiontes et Rhodobiontes) participent à la production primaire de l’herbier car ils peuvent
représenter 20 à 30 % de la biomasse des feuilles (Elkalay et al., 2003), pour une contribution de
40% de la production primaire de l’herbier. La production primaire de plante varie entre 400 et
2500 gPS/m2/an avec une production entre 500 et 900 gPS/m2/an pour les seuls épiphytes
(Boudouresque et al., 2006a). La fixation du carbone inorganique (CO2 et HCO3
-
) lors de la
photosynthèse permet la production de matières organiques. Pour éviter une limitation de leur
croissance par un manque de CO 2 dissous, les magnoliophytes marines peuvent mettre en place
différentes stratégies comme: 1) le pompage actif de CO 2 ou de HCO 3
- vers la cellule (HCO 3
- bien
que beaucoup plus abundant que CO 2 diffuse difficilement de façon passive à travers les
membranes cellulaires hydrophobes à cause de sa charge négative), 2) la catalyse enzymatique de
la conversion de HCO 3
-
en CO 2 par l’anhydrase carbonique qui agit dans ou
autour de la cellule sans que la concentration globale en CO 2 de l’eau de mer ne soit
affectée ou 3) la réduction de HCO 3
- par des mécanismes ressemblant à ceux des plantes en C4
(mais qui peuvent donner lieu à des fractionnements importants). Les feuilles mortes ou dégradées
enfouies vers les profondeurs ou sous forme des banquettes au niveau du littoral (Boudouresque et
al., 2006b), ce processus conduit à une grande perte de carbone organique. Cependant, il y a une
translocation de carbone produit au niveau des feuilles vers les rhizomes (stockage) et les racines
(dégradation bactérienne). En plus, la présence d’un recyclage interne chez la P. oceanica assure
l’absorption d’une grande partie de nutriments organiques dans les feuilles sénescentes (Alcoverro
et al., 2000).
P. oceanica a besoin, pour sa croissance, de nutriments inorganiques parmi lesquels l’azote le
phosphore et le fer. Les éléments nutritifs sont absorbés par P. oceanica soit par les racines au
niveau des sédiments soit par les feuilles au niveau de la colonne d’eau (Lepoint et al., 2002a). La
