CHAPITRE I : GENERALITES
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représentatif, efficacement connecté et efficacement géré d’aires marines protégées
méditerranéennes d’ici à 2020 », qui a ensuite été évaluée et mise à jour en 2016. Au cours de
la période 2012-2020, la couverture des AMP est passée de 4,56 % en 2012 à ∼7,14 % en 2016
(MedPAN, 2016) et 8.3 % en 2020 soit moins que l’objectif d’Aichi pour la biodiversité qui
visait 10 % de couverture en AMP d’ici 2020 (MedPAN & SPA/RAC, 2022).
I.3 Milieux insulaires : espaces sensibles à protéger
La CNUDM définit une île comme une « étendue de terre entourée d’eau qui reste découverte
à marée haute ».
L’initiative des Petites îles de Méditerranée définit une île comme étant « une masse de terre
accueillant a minima une plante vasculaire (ou une autre espèce d’importance patrimoniale
terrestre ou marine), clairement identifiée et détachée d’une autre zone émergée (éloignée de
plus de 5 m et avec au moins 50 cm de profondeur dans la passe ou restant détaché à marée
basse), incluant la frange marine qui l’entourent (jusqu’à une bathymétrie de – 50 m et dans la
limite d’un mile nautique autour de l’île) ».
Du fait de leur isolement géographique, les milieux insulaires se caractérisent par une grande
originalité de leurs flore et faune, la présence de nombreuses espèces endémiques, mais
également par une fragilité écologique considérablement accrue par rapport aux écosystèmes
continentaux (Vidal et al., 2009). Ces petites îles sont considérées comme des ressources
importantes et de valeur en termes de biodiversité (PNUE et al., 2020). Elles sont des points de
surveillance de la navigation maritime (phares, sémaphores...), territoires militaires (forts...),
lieux d’échange et de commerce, ou zones d’isolement (prisons, hôpitaux, communautés
religieuses, zones de quarantaine...) (PNUE et al., 2020).
La Méditerranée compte près de 15 000 îles et îlots, dont deux ont le statut d’État (Malte et
Chypre) et dont 85 % sont de petites îles de surface inférieure à 1000 ha. Au total, les îles
représentent plus de 41 % de la longueur de côte de la Méditerranée et que 4 % en termes de
surface terrestre de l’ensemble du bassin méditerranéen (PNUE et al., 2020).
L’Article 12 du Protocole GIZC pour la Méditerranée impose une obligation aux parties
contractantes d’assurer une « protection spéciale aux îles, y compris aux petites îles ». Cet
article encourage le développement des activités respectueuses de l’environnement ;
l’implication et participation des habitants à la protection des écosystèmes côtiers en se basant
sur leurs usages et savoir-faire locaux ; la prise en compte des spécificités de l’environnement
insulaire ainsi que la nécessité d’assurer une interaction entre les îles dans les stratégies
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représentatif, efficacement connecté et efficacement géré d’aires marines protégées
méditerranéennes d’ici à 2020 », qui a ensuite été évaluée et mise à jour en 2016. Au cours de
la période 2012-2020, la couverture des AMP est passée de 4,56 % en 2012 à ∼7,14 % en 2016
(MedPAN, 2016) et 8.3 % en 2020 soit moins que l’objectif d’Aichi pour la biodiversité qui
visait 10 % de couverture en AMP d’ici 2020 (MedPAN & SPA/RAC, 2022).
I.3 Milieux insulaires : espaces sensibles à protéger
La CNUDM définit une île comme une « étendue de terre entourée d’eau qui reste découverte
à marée haute ».
L’initiative des Petites îles de Méditerranée définit une île comme étant « une masse de terre
accueillant a minima une plante vasculaire (ou une autre espèce d’importance patrimoniale
terrestre ou marine), clairement identifiée et détachée d’une autre zone émergée (éloignée de
plus de 5 m et avec au moins 50 cm de profondeur dans la passe ou restant détaché à marée
basse), incluant la frange marine qui l’entourent (jusqu’à une bathymétrie de – 50 m et dans la
limite d’un mile nautique autour de l’île) ».
Du fait de leur isolement géographique, les milieux insulaires se caractérisent par une grande
originalité de leurs flore et faune, la présence de nombreuses espèces endémiques, mais
également par une fragilité écologique considérablement accrue par rapport aux écosystèmes
continentaux (Vidal et al., 2009). Ces petites îles sont considérées comme des ressources
importantes et de valeur en termes de biodiversité (PNUE et al., 2020). Elles sont des points de
surveillance de la navigation maritime (phares, sémaphores...), territoires militaires (forts...),
lieux d’échange et de commerce, ou zones d’isolement (prisons, hôpitaux, communautés
religieuses, zones de quarantaine...) (PNUE et al., 2020).
La Méditerranée compte près de 15 000 îles et îlots, dont deux ont le statut d’État (Malte et
Chypre) et dont 85 % sont de petites îles de surface inférieure à 1000 ha. Au total, les îles
représentent plus de 41 % de la longueur de côte de la Méditerranée et que 4 % en termes de
surface terrestre de l’ensemble du bassin méditerranéen (PNUE et al., 2020).
L’Article 12 du Protocole GIZC pour la Méditerranée impose une obligation aux parties
contractantes d’assurer une « protection spéciale aux îles, y compris aux petites îles ». Cet
article encourage le développement des activités respectueuses de l’environnement ;
l’implication et participation des habitants à la protection des écosystèmes côtiers en se basant
sur leurs usages et savoir-faire locaux ; la prise en compte des spécificités de l’environnement
insulaire ainsi que la nécessité d’assurer une interaction entre les îles dans les stratégies
