CHAPITRE I : GENERALITES
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utilisateurs des zones côtières afin de trouver le juste équilibre entre les connaissances, les
besoins locaux et la gestion adaptative (annexe 3).
I.2.3 Aires Marines Protégées (AMP)
L’UICN définit les aires protégées, aire marine protégée incluse comme : « Un espace
géographique clairement défini, reconnu, consacré et géré, par tout moyen efficace, juridique
ou autre, afin d’assurer à long terme la conservation de la nature ainsi que les services
écosystémiques et les valeurs culturelles qui lui sont associés » (Dudley, 2008).
Aujourd’hui, les AMPs sont considérées comme la pierre angulaire de la gestion et de la
conservation des écosystèmes marins et côtiers (Al-Abdulrazzak & Trombulak, 2012 ; Finkl &
Makowski, 2015; Strickland-Munro et al., 2016 ; Humphreys & Herbert, 2018) et de la mise en
valeur des services écosystémiques marins (Potts et al., 2014 ; Tonin, 2018). Elles sont
également considérées comme une composante stratégique pour la mise en œuvre d’une gestion
intégrée des zones côtières (GIZC) (Cho, 2005 ; Ministère Chargé de l’Environnement & PAP
RAC/PAM, 2015). En effet, l’AMP est un outil de gouvernance qui permet de limiter,
d’interdire ou de contrôler d’une autre façon les schémas d’utilisation et l’activité humaine à
travers un ensemble structuré de droits et de règles (Sene, 2013).
La prise en compte de la dimension socio-économique des AMPs et des aires protégées d’une
manière plus globale s’est faite de manière graduelle notamment à travers le programme sur
l’Homme et la Biosphère (MAB) de l’UNESCO qui a pour vocation de développer un réseau
mondial d’aires protégées, tout en considérant l’Homme comme partie intégrante de son
environnement et non plus exclu des schémas classiques de préservation (Cazalet, 2004). Cette
prise de conscience se reflète dans les modes de gestion et de gouvernance des aires protégées,
qui peuvent être gouvernées selon quatre principaux arrangements (Dudley, 2008)  : la gestion
centralisée, la gestion communautaire (ou locale), et la gestion collaborative (ou cogestion) ou
la gestion privée. La différence entre ces quatre modes de gestion réside par le degré de
participation des parties prenantes et la localisation de l’autorité de gestion et de la
responsabilité.
Au cours des dernières décennies, l’étendue des AMPs a considérablement augmenté dans le
monde entier (Di Franco et al., 2009), passant de 0,7 % en 2000 à 8,09 % en 2022 (UNEPWCMC, 2022). Cette augmentation a notamment été impulsée par l’objectif 11 d’Aichi évoqué
précédemment et a suscité des interrogations auprès de la communauté scientifique sur leur
réelle efficacité (Beuret & Cadoret, 2021). En mer Méditerranée, la communauté des AMP a
élaboré, en 2012, la feuille de route 2020 « Vers un réseau complet, écologiquement
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