CHAPITRE III : RESULTATS ET DISCUSSIONS
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gouvernance d’une zone protégée peut être assurée en attribuant l’autorité et la responsabilité
de la gestion aux institutions compétentes les plus proches des ressources naturelles. Ce
principe, également connu sous le nom de subsidiarité, conduira à une participation effective
des autorités et des communautés locales et à de meilleurs résultats qu’une autorité centralisée
(Lülfesmann, 2002). L’attribution de la gestion des SSMs aux clubs de plongée et leurs
implications dans l’organisation des formations sur la thématique semblent être un exemple
concret de l’application de ce principe dans un contexte réel. Cependant, comme indiqué
précédemment, cette attribution a été effectuée sur la base d’un consensus entre les différentes
parties prenantes, ce qui a permis aux clubs de plongée de disposer des outils nécessaires pour
gérer ces SSMs. Ceci répond à la 7e orientation de la Stratégie Nationale sur la GIZC qui
consiste à améliorer la communication environnementale, le soutien et l’implication de la
société civile dans la protection et le développement durable des zones côtières (Ministère
chargé de l’environnement - PAP RAC/PAM, 2015).
L’enquête menée auprès des gestionnaires des SSMs méditerranéens a également révélé que les
avis divergeaient quant au modèle de gestion le plus approprié pour les SSMs. Bien que la
gestion exclusive puisse être avantageuse en termes de rapidité de prise de décision, elle peut
également être contraignante en termes de durabilité. En effet tel que déclaré par le gestionnaire
du SSM de Port-Cros en France, le personnel qualifié pour gérer cette activité est susceptible
de partir et il est très difficile d’engager d’autres personnes ayant les compétences spécifiques
requises pour gérer un SSM. La cogestion, quant à elle, en plus de permettre la mutualisation
des ressources matérielles et humaines, elle permet d’impliquer les parties prenantes de manière
plus efficace. En outre, la cogestion incluant les communautés locales telles que les clubs ou
associations de plongée sous-marine permettent de montrer leur importance en tant qu’acteurs
clés du processus décisionnel et accroissent la sensibilisation et la participation de la
communauté aux processus de gestion pour l’utilisation durable et la conservation des zones
protégées (Del Pilar et al., 2010 ; Mudge, 2018). Par ailleurs, tel que déclaré par la Directrice
de la pêche de Jijel, il n’existe pas de modèle de gestion unique, les résultats obtenus à la fin du
projet, qu’ils soient positifs ou négatifs, sont principalement fonction de l’implication et
l’engagement des parties prenantes.
Qu’elle soit exclusivement gérée ou cogérée, tous les gestionnaires des SSMs se sont accordés
sur le fait que le travail en réseau et/ou en partenariat avec d’autres institutions est crucial pour
assurer la bonne gestion, la promotion et la durabilité de l’activité.
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