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*Ce phénomène a été reconnu pour la première fois en 1987 à l’Île-du-Prince-Édouard, au
Canada, où il a causé trois décès et 105 cas d’intoxication humaine aiguë après la
consommation de moules bleues. Les symptômes comprennent les crampes abdominales,
les vomissements, la désorientation et la perte de mémoire (amnésie). De façon inattendue,
la toxine causale (acide aminé domoïque excitateur) est produite par une diatomée et non
par un dinoflagellé. Les mollusques contenant plus de 20 µg d’acide domoïque par gramme
de viande de mollusque sont jugés impropres à la consommation humaine. Les espèces de
diatomées Pseudo-nitzschia australis (= N. pseudoseriata), P. delicatissima, P. multi series,
P. multistriata, P. pseudodelicatissima, P. seriata et occasionnellement P. fraudulenta, P.
pungens et P. turgidula ont été impliquées (Bates et coll., 1989 ; Garrison et coll., 1993 ;
Martin et coll., 1990 ; Rhodes et coll., 1998). À ce jour, les déclarations de présence d’acide
domoïque dans les produits de la mer se limitent principalement à l’Amérique du Nord (baie
de Fundy, Californie, Oregon, Washington, Alaska) et au Canada (Île-du-Prince-Édouard,
Colombie-Britannique)., alors que seules des concentrations négligeables ont été détectées
dans d’autres parties du monde, comme l’Europe, l’Australie, le Japon et la NouvelleZélande (fig. 1.12). La démonstration de la production d’acide domoïque par Nitzschia navis
varingica à partir d’un étang d’aquaculture de crevettes tropicales est également
préoccupante (Lundholm et Moestrup, 2000 in Hallegraeff et al., 2004).
DSP
1990
2000
ASP
1990
2000
Figure 1.12: Répartition mondiale connue de l’intoxication amnésique aux mollusques (ASP)
en 1990 et 2000.
*Ce phénomène a été reconnu pour la première fois en 1987 à l’Île-du-Prince-Édouard, au
Canada, où il a causé trois décès et 105 cas d’intoxication humaine aiguë après la
consommation de moules bleues. Les symptômes comprennent les crampes abdominales,
les vomissements, la désorientation et la perte de mémoire (amnésie). De façon inattendue,
la toxine causale (acide aminé domoïque excitateur) est produite par une diatomée et non
par un dinoflagellé. Les mollusques contenant plus de 20 µg d’acide domoïque par gramme
de viande de mollusque sont jugés impropres à la consommation humaine. Les espèces de
diatomées Pseudo-nitzschia australis (= N. pseudoseriata), P. delicatissima, P. multi series,
P. multistriata, P. pseudodelicatissima, P. seriata et occasionnellement P. fraudulenta, P.
pungens et P. turgidula ont été impliquées (Bates et coll., 1989 ; Garrison et coll., 1993 ;
Martin et coll., 1990 ; Rhodes et coll., 1998). À ce jour, les déclarations de présence d’acide
domoïque dans les produits de la mer se limitent principalement à l’Amérique du Nord (baie
de Fundy, Californie, Oregon, Washington, Alaska) et au Canada (Île-du-Prince-Édouard,
Colombie-Britannique)., alors que seules des concentrations négligeables ont été détectées
dans d’autres parties du monde, comme l’Europe, l’Australie, le Japon et la NouvelleZélande (fig. 1.12). La démonstration de la production d’acide domoïque par Nitzschia navis
varingica à partir d’un étang d’aquaculture de crevettes tropicales est également
préoccupante (Lundholm et Moestrup, 2000 in Hallegraeff et al., 2004).
DSP
1990
2000
ASP
1990
2000
Figure 1.12: Répartition mondiale connue de l’intoxication amnésique aux mollusques (ASP)
en 1990 et 2000.
