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b) Expansion en Méditerranée
- Intoxication diarrhéique aux mollusques (DSP)
Les toxines du DSP chez les mollusques représentent les cas de contamination des fruits de
mer les plus fréquemment signalés dans la mer Méditerranée. Huit espèces toxiques du genre
Dinophysis et deux du genre Phalacroma ont été observées le long des côtes
méditerranéennes (Fig. 1.14A). Dinophysis caudata et D. sacculus (fig. 1.13C), sont les
espèces les plus fréquemment signalées (Kent, 1881 ; Stein, 1883), mais les risques pour la
santé humaine n’ont été reconnus pour la première fois que dans les années 1980 dans le
golfe du Lion (Belin et al, 1995 in Zingone et al., 2021). Dans le nord de la mer Adriatique,
des événements de toxicité du DSP se sont produits à l’ouest et à l’est, causant souvent la
fermeture des fermes conchylicoles (Bernardi Aubry et al, 2000 in Zingone et al, 2021). Au
cours de la période 1989-2018, de telles fermetures ont eu lieu régulièrement le long de la
côte slovène (nord de l’Adriatique), avec une période exceptionnellement longue de
mai 2010 à mars 2011 au cours de laquelle des abondances relativement élevées de
Dinophysis fortii ont été enregistrées (environ 2000 cellules/l) (Francé et al, 2018 in Zingone
et al, 2021). Ces abondances élevées, jamais enregistrées à nouveau, ont été liées à long
terme à une faible salinité et des températures extrêmement élevées en juin-juillet dans les
eaux de surface (< 30 °C) entraînant une stratification marquée de la colonne d’eau (Francé
et al., 2018 in Zingone et al, 2021).
Des concentrations élevées d’acide okadaique (OA) et/ou de dinophysistoxine (DTX) dans
plusieurs cas ont également entraîné l’arrêt de la cueillette de mollusques le long des côtes
françaises (Belin et coll., 2020 in Zingone et al., 2021) et espagnoles de la mer méditerranée
(Fernández et coll., 2019; García-Altares et coll., 2016 in Zingone et al, 2021). Des
proliférations récurrentes de Dinophysis toxiques ont été enregistrées dans le golfe de
Thermaikos (Grèce, mer Égée du Nord) (Koukaras et Nikolaidis, 2004 in Zingone et al,
2021). Plus rarement, des niveaux élevés de toxines DSP ont été signalés en Méditerranée
orientale (Bazzoni et al., 2018 ; Orhanović et al., 1996 in Zingone et al, 2021) et tunisienne
(Armi et al., 2012 in Zingone et al, 2021).
- Intoxication paralytique aux mollusques (PSP)
Les événements de PSP en méditerranée sont liés aux toxines produites par les espèces du
genre Alexandrium et par Gymnodinium catenatum. Parmi les six espèces d’Alexandrium
connues pour produire des toxines PSP trouvées dans la mer Méditerranée, A. minutum,
l’espèce type du genre (fig.1.13A) et A. pacificum (comme A. catenella dans les mentions
avant 2014) sont les plus fréquemment signalées (fig. 1.14B). Dans certains cas, ces espèces
ont atteint des densités élevées (jusqu’à 107 cellules/L) causant des changements de couleur
de l’eau de mer. Alexandrium taylorii a également causé des changements de couleur dans
plusieurs lieux touristiques espagnols et italiens, mais aucune toxicité n’a jamais été trouvée
dans les populations de la mer Méditerranée de cette espèce.
Les rapports d’événements PSP initialement associés à l’A. tamarense (Abadie et al., 1999 ;
Boni et al., 1983 ; Honsell et al., 1992 in Zingone et al, 2021), une espèce qui ne devrait pas
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Diagnostic sur la contamination des mollusques par le phytoplancton toxique ou/et nuisible d’une ferme conchylicole « CULTMARE » - 34/113

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