Chapitre I
Généralités
20
Parmi les principales sources naturelles de mercure, on retrouve les volcans, le dégazage des
sols et des eaux de surface, la dégradation des minéraux et les feux de forêt (Pirrone et
Mason, 2009).
Les rejets anthropiques de mercure, dus à l’activité humaine, peuvent se classer en trois
catégories : les rejets dus à la mobilisation du mercure contenu dans les matières premières,
les rejets provenant de l’extraction et des utilisations intentionnelles du mercure, et enfin les
rejets issus du traitement de déchets ménagers et hospitaliers (incinération) (PNUE, 2002).
I.3.8.3. Le mercure en milieu marin
La principale caractéristique, qui gouverne son transport dans l’environnement, est sa
volatilité, exceptionnellement forte (Cossa, 2012). Dispersé dans l’atmosphère, il se dépose
sur les mers et océans via la pluie, la neige ou sous forme de dépôts secs. Les bactéries
marines sulfato-réductrices convertissent le mercure inorganique en mercure méthylé
(MeHg), forme sous laquelle il est bio-accumulé dans les végétaux, en particulier le plancton,
puis transféré dans la chaine alimentaire. (Cossa, 2012).
La forme organique du mercure pénètre facilement au travers des barrières biologiques qui
séparent les êtres vivants de leur milieu environnant, accédant ainsi aux différents
compartiments tissulaires et intracellulaires. La forme inorganique, au contraire, s’accumule
préférentiellement dans les tissus viscéraux (Meili, 1997).
I.3.8.4. La toxicité du mercure
Le mercure s’accumule principalement dans le foie, les reins, les poumons et le cerveau
(Agarwal et Behari, 2007). Il peut facilement passer à l'état gazeux ou vapeur ce qui lui
permet de pénétrer dans l'organisme préférentiellement par les voies respiratoires causant des
dommages aux poumons: bronchites chroniques et bronchiolites avec pneumonies de type
interstitielle (WHO, 1976).
Sa légère liposolubilité lui permet de traverser facilement la barrière placentaire ainsi que les
alvéoles pulmonaires (Pallawicova et al., 2008), et de passer dans le sang grâce auquel il se
répartit dans différents organes (Cercy et Wankmuller, 2008).
Une intoxication sévère et prolongée aux méthyl mercures, provoque un dérèglement du
système nerveux central, causant des atrophies articulaires, une perte cognitive sévère, la
cécité, la paralysie et la mort (Olivier, 2009)
Généralités
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Parmi les principales sources naturelles de mercure, on retrouve les volcans, le dégazage des
sols et des eaux de surface, la dégradation des minéraux et les feux de forêt (Pirrone et
Mason, 2009).
Les rejets anthropiques de mercure, dus à l’activité humaine, peuvent se classer en trois
catégories : les rejets dus à la mobilisation du mercure contenu dans les matières premières,
les rejets provenant de l’extraction et des utilisations intentionnelles du mercure, et enfin les
rejets issus du traitement de déchets ménagers et hospitaliers (incinération) (PNUE, 2002).
I.3.8.3. Le mercure en milieu marin
La principale caractéristique, qui gouverne son transport dans l’environnement, est sa
volatilité, exceptionnellement forte (Cossa, 2012). Dispersé dans l’atmosphère, il se dépose
sur les mers et océans via la pluie, la neige ou sous forme de dépôts secs. Les bactéries
marines sulfato-réductrices convertissent le mercure inorganique en mercure méthylé
(MeHg), forme sous laquelle il est bio-accumulé dans les végétaux, en particulier le plancton,
puis transféré dans la chaine alimentaire. (Cossa, 2012).
La forme organique du mercure pénètre facilement au travers des barrières biologiques qui
séparent les êtres vivants de leur milieu environnant, accédant ainsi aux différents
compartiments tissulaires et intracellulaires. La forme inorganique, au contraire, s’accumule
préférentiellement dans les tissus viscéraux (Meili, 1997).
I.3.8.4. La toxicité du mercure
Le mercure s’accumule principalement dans le foie, les reins, les poumons et le cerveau
(Agarwal et Behari, 2007). Il peut facilement passer à l'état gazeux ou vapeur ce qui lui
permet de pénétrer dans l'organisme préférentiellement par les voies respiratoires causant des
dommages aux poumons: bronchites chroniques et bronchiolites avec pneumonies de type
interstitielle (WHO, 1976).
Sa légère liposolubilité lui permet de traverser facilement la barrière placentaire ainsi que les
alvéoles pulmonaires (Pallawicova et al., 2008), et de passer dans le sang grâce auquel il se
répartit dans différents organes (Cercy et Wankmuller, 2008).
Une intoxication sévère et prolongée aux méthyl mercures, provoque un dérèglement du
système nerveux central, causant des atrophies articulaires, une perte cognitive sévère, la
cécité, la paralysie et la mort (Olivier, 2009)
