Chapitre I
Généralités
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I.3.7.4. La toxicité de l’Arsenic
Sa toxicité principale résulte de son interférence avec le métabolisme du phosphore, ce qui
entraîne une perturbation (découplage) des processus de phosphorylation oxydative
(Francesconi, 2010). En toxicité aiguë, l’arsine et le trioxyde d’arsenic sont les deux espèces
les plus souvent mises en cause.
Une intoxication à l’arsine (trihydrure d’arsenic) par voie respiratoire provoque en premier
lieu une destruction des hématies, car l’arsine est un puissant agent hémolysant. Les
contaminations cutanées ou oculaires par des composés minéraux trivalents peuvent
occasionner des lésions graves sous forme de brûlures chimiques.
Les intoxications aiguës par ingestion de composés minéraux trivalents se caractérisent par
des atteintes sévères digestives, des troubles neurologiques, des lésions hépatiques et rénales.
L’inhalation entraîne une irritation des voies respiratoires (toux, dyspnée) suivie de troubles
neurologiques (céphalée, vertiges, etc.) (Lauwerys 2007 ; Grandjean 2016).
I.3.8. Le mercure
I.3.8.1. Définition
Le mercure, est un métal de couleur argentée qui a la particularité de se présenter sous forme
liquide à température ambiante. Il possède donc à la fois les propriétés des métaux et des
liquides à la température ambiante (Olivier, 2009). Il a une masse atomique de 200 u dont le
point de fusion est situé à -39°C.
Il se divise par l'agitation en fines gouttelettes (Banaoui et al., 2004). Sa dynamique est
conditionnée physiquement par sa volatilité à une température ambiante; chimiquement par la
stabilité de ses liaisons avec le carbone et le soufre et biologiquement par sa très forte
bioconcentration et sa toxicité. (Monney 2022).
I.3.8.2. Source de contamination
Il est présent naturellement dans l’écorce terrestre. On le rencontre sous trois états
fondamentaux dans l’environnement : les vapeurs de mercure𝐻𝑔
0 , les composés inorganiques
𝐻𝑔
2+ et les composés méthyles 𝐶𝐻 3 -Hg et (𝐶𝐻 3 ) 2 -Hg (Picot, 2002 ; Banaoui et al., 2004 ;
Bensefa et al., 2011).
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