Chapitre V : Cinématique du trait de côte
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Dans le présent travail, l’étude se focalise sur la cinématique du trait de côte sur une
durée de 30 ans (macro-échelle temporelle) qui correspond environ à la période couverte par les
données hydrodynamiques ayant fait l’objet d’étude tout au long de ce travail de thèse ; le but ici
est de voir la tendance de l’évolution côtière par rapport à l’évolution des forçages
hydrodynamiques ayant agi sur la dynamique sédimentaire.
V.2 Méthode d’étude de l’érosion
Pour suivre la variabilité de la ligne de côte des sites d’étude, des ortho-photos seront
utilisées, des images satellites et des traits de côte extraits des levés terrain. Le choix des
documents à utiliser a été dicté par les dates disponibles (Aernouts and Héquette, 2006). La
détection de l’érosion repose tout d’abord sur le fait de choisir la ligne de référence qui sera
utilisée pour retranscrire l’évolution du trait de côte ; il existe plusieurs marqueurs le délimitant
selon les caractéristiques du site d’étude (Giuliano, 2015; Juigner, 2017; Marzougui and
Oueslati, 2017; Zemmour, 2019). La ligne de référence est la ligne du rivage, elle marque la
limite où s’arrêtent les eaux marines à l’instant de prise de vue (Giuliano, 2015) ; toutefois, sa
délimitation n’étant pas aussi évidente, la ligne prise en considération pour la matérialiser est la
limite entre le sable sec et mouillé ((Zemmour, 2019). Étant donné que la côte algérienne est
micro-tidale, la marge d’erreur est minimisée à 3-4 m (Giuliano, 2015).
Pour la détermination du taux d’érosion au niveau des plages, il est nécessaire de
procéder à une segmentation visant à créer des unités spatiales qui permettent une analyse plus
précise afin de bien identifier toutes les entités spatiales existantes dans la zone d’intérêt. Il
existe plusieurs méthodes de segmentation classique ; la plus adéquate pour l’étude de la
cinématique du trait de côte est l’approche par transect ; c’est sur laquelle se base l’outil
d’analyse que nous allons utiliser DSAS.
Les transects sont des profils perpendiculaires à l’orientation de la côte, ils permettent de
quantifier le gradient d’évolution. Le choix de la longueur des transects ainsi que l’espacement
entre eux tient compte des facteurs morphologiques du système étudié (Juigner, 2017).
V.3 Calcul d’erreur
la diversité des sources, de par leurs dates et moyens d'acquisition, fait que leur fiabilité
ne soit pas la même, il est donc important de définir les erreurs et incertitudes de chaque
document avant de discuter les résultats pour que leur représentativité ne soit pas altérée ((Louati
and Zargouni, 2013; Quinquis, 2017). L’erreur estimée est une erreur totale, elle réunit différents
types d’erreurs pour lesquels leur prise en compte dépend du type de documents utilisés. Pour le
cas des photos aériennes orthorectifiées l’incertitude totale a été définie comme étant ± 3 m par
le groupe AMIS (2008) dans (Otmani, 2020; Otmani et al., 2020) cette incertitude englobe trois
types d’erreurs : graphique, liée à la résolution du raster et celle liée à l’opérateur ; cette dernière
a été estimée à 3 m par (Kermani et al., 2016) et entre 2.4 et 2.5m par (Bougherira et al., 2020) ;
quant a (Zemmour, 2019) indique, dans leurs cas, que les photographies aériennes présentent un
décalage de ±2m après orthorectification. Dans notre étude les photos aériennes orthorectifiées
présentent une erreur estimée à 1 m par l’INCT après orthorectification ; (Zemmour, 2019)
indique que la deuxième incertitude est liée à l’étape de digitalisation qui est définie comme
étant égale à ±2m.(Quinquis, 2017) a estimé l’erreur comme étant la racine carrée de la somme
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Dans le présent travail, l’étude se focalise sur la cinématique du trait de côte sur une
durée de 30 ans (macro-échelle temporelle) qui correspond environ à la période couverte par les
données hydrodynamiques ayant fait l’objet d’étude tout au long de ce travail de thèse ; le but ici
est de voir la tendance de l’évolution côtière par rapport à l’évolution des forçages
hydrodynamiques ayant agi sur la dynamique sédimentaire.
V.2 Méthode d’étude de l’érosion
Pour suivre la variabilité de la ligne de côte des sites d’étude, des ortho-photos seront
utilisées, des images satellites et des traits de côte extraits des levés terrain. Le choix des
documents à utiliser a été dicté par les dates disponibles (Aernouts and Héquette, 2006). La
détection de l’érosion repose tout d’abord sur le fait de choisir la ligne de référence qui sera
utilisée pour retranscrire l’évolution du trait de côte ; il existe plusieurs marqueurs le délimitant
selon les caractéristiques du site d’étude (Giuliano, 2015; Juigner, 2017; Marzougui and
Oueslati, 2017; Zemmour, 2019). La ligne de référence est la ligne du rivage, elle marque la
limite où s’arrêtent les eaux marines à l’instant de prise de vue (Giuliano, 2015) ; toutefois, sa
délimitation n’étant pas aussi évidente, la ligne prise en considération pour la matérialiser est la
limite entre le sable sec et mouillé ((Zemmour, 2019). Étant donné que la côte algérienne est
micro-tidale, la marge d’erreur est minimisée à 3-4 m (Giuliano, 2015).
Pour la détermination du taux d’érosion au niveau des plages, il est nécessaire de
procéder à une segmentation visant à créer des unités spatiales qui permettent une analyse plus
précise afin de bien identifier toutes les entités spatiales existantes dans la zone d’intérêt. Il
existe plusieurs méthodes de segmentation classique ; la plus adéquate pour l’étude de la
cinématique du trait de côte est l’approche par transect ; c’est sur laquelle se base l’outil
d’analyse que nous allons utiliser DSAS.
Les transects sont des profils perpendiculaires à l’orientation de la côte, ils permettent de
quantifier le gradient d’évolution. Le choix de la longueur des transects ainsi que l’espacement
entre eux tient compte des facteurs morphologiques du système étudié (Juigner, 2017).
V.3 Calcul d’erreur
la diversité des sources, de par leurs dates et moyens d'acquisition, fait que leur fiabilité
ne soit pas la même, il est donc important de définir les erreurs et incertitudes de chaque
document avant de discuter les résultats pour que leur représentativité ne soit pas altérée ((Louati
and Zargouni, 2013; Quinquis, 2017). L’erreur estimée est une erreur totale, elle réunit différents
types d’erreurs pour lesquels leur prise en compte dépend du type de documents utilisés. Pour le
cas des photos aériennes orthorectifiées l’incertitude totale a été définie comme étant ± 3 m par
le groupe AMIS (2008) dans (Otmani, 2020; Otmani et al., 2020) cette incertitude englobe trois
types d’erreurs : graphique, liée à la résolution du raster et celle liée à l’opérateur ; cette dernière
a été estimée à 3 m par (Kermani et al., 2016) et entre 2.4 et 2.5m par (Bougherira et al., 2020) ;
quant a (Zemmour, 2019) indique, dans leurs cas, que les photographies aériennes présentent un
décalage de ±2m après orthorectification. Dans notre étude les photos aériennes orthorectifiées
présentent une erreur estimée à 1 m par l’INCT après orthorectification ; (Zemmour, 2019)
indique que la deuxième incertitude est liée à l’étape de digitalisation qui est définie comme
étant égale à ±2m.(Quinquis, 2017) a estimé l’erreur comme étant la racine carrée de la somme
