CHAPITRE IV
Dimensionnement des digues
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IV.2. Digues à talus
Les digues à talus sont des ouvrages constitués de matériaux naturels rocheux provenant de
carrières ou de blocs artificiels en béton, arrangés globalement sous forme d’un trapèze. Ces digues
opposent à la progression de la houle une résistance d’autant plus efficace que le massif sera élevé
et peu poreux et mettent à la disposition des navires des eaux calmes pour l’amarrage ou le
mouillage, à l’abri de la houle ou des courants.
La taille des blocs des différents matériaux utilisés décroit de l’extérieur vers l’intérieur suivant
les contraintes des éléments composant chaque couche qui doivent respecter les aspects de fuseau
granulométrique (SHARP, N et al 1997).
Figure IV-2: Coupe type des éléments constitutifs d’une digue à talus.
IV.2.1. Composantes des digues à talus
 Soubassement: la mise en place d’une digue à talus en grandes profondeurs requiert la mise
d’un soubassement sur laquelle assoir le corps de la digue en le surélevant de façon à
économiser le cout en utilisant des matériaux provenant du site. Leur poids dépend de
l’hydrodynamisme et la stabilité de l’ouvrage. (SHARP, N et al 1997).
 Cavaliers de pied: Ils ont pour but de limiter l’extension latérale du noyau, notamment lorsque
celui-ci n’a pas la raideur souhaitée. Ils sont réalisés en enrochements dont la granulométrie
est identique à celle des sous-couches. Ils servent de transition entre les éléments de carapace
ou la butée de pied et le soubassement. (SHARP, N et al 1997).
 Butée de pied: Elle sert de calage inferieur de la carapace limitant les risques de glissement
de cette dernière, et elle offre une sécurité supplémentaire vis-à-vis des affouillements en pied
d’ouvrage (SHARP, N et al 1997). La butée peut être sous forme d’une simple assise
horizontale des blocs de carapace. Dans ces cas, il conviendrait d’adopter plutôt le terme de
risberme de pied.
 Noyau: Le Noyau est le remblai intérieur massif qui constitue l’ouvrage. Il s’agit généralement
d’un matériau tout-venant de carrière. Il bénéficie d’un cout inférieur à celui des autres
matériaux constitutifs de la structure proprement dite. (SHARP, N et al 1997).
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