Chapitre 1 TELEDETECTION & CARTOGRAPHIE DU TRAIT DE CÔTE
côtière en deux dimensions. Les transects espacés de 20 mètres et répartis sur 126 plages
ont abouti à la réalisation d’une carte d’érosion côtière pour la zone étudiée.
L’évolution des positions littorales indique que toute la zone côtière étudiée est très
dynamique. Mise à part quelques parties stables nous avons enregistré soit une récession,
soit une accrétion. Les plages de cette région présentent différentes amplitudes de ces
phénomènes d’une façon que nous avons une alternance des trois phénomènes parfois
sur la même plage. Cela est dû à l’exposition à la houle par différentes directions ainsi
que la morphologie côtière et la rugosité du fond de chaque partie du trait de côte ou
encore la profondeur de la mer près des côtes. Outre les facteurs naturels, les activités
anthropiques peuvent également influencer le changement du trait de côte. Autour de
certaines côtes, des projets d’alimentation des plages et des structures de protection du
littoral sont construits pour prévenir l’érosion du littoral [63]. C’est le cas des plages
situées près des ouvrages maritimes car les répercussions des installations portuaire, épis
et brise lames sur le transport sédimentaire et la modification de l’hydrodynamisme côtier
se manifestent par l’apparition des zones d’accrétion artificielle sur le moyen et le long
terme.
L’utilisation des images de Goole earth pro pour la mesure de la cinématique du trait
de côte est pertinente dans le cas des littoraux extrêmement dynamiques dont l’évolution
est supérieure à la marge d’erreur [51]. La numérisation de la ligne instantanée de rivage
a d’abord nécessité un travail d’identification et d’extraction des marqueurs pertinents
du trait de côte. Ce travail peut se faire manuellement sur les images satellitaires. Les
marqueurs peuvent être directement visibles sur l’image si celle-ci a une haute résolution
comme c’est le cas des images utilisées dans cette étude.
Les résultats de mesure des taux d’évolution du trait de côte, quelle que soit l’approche
par analyse spatiale, souffrent de plusieurs sources d’erreurs ([43] ; [65] ; [66]). La qualité
des résultats d’une analyse diachronique est donc intimement liée à la connaissance de la
marge d’erreur [62]. En effet, les marges d’erreur permettent de caractériser la situation
(érosion, stabilité, accrétion) sur une période bien déterminée. L’estimation de ces risques
d’erreurs doit conduire à l’élaboration d’une marge d’erreur qui sera prise en compte
dans l’interprétation des résultats [67]. C’est la raison pour laquelle les erreurs les plus
récurrentes en cinématique du littoral, particulièrement en ce qui concerne l’analyse du
trait de côte, sont principalement les erreurs de positionnement et les erreurs techniques.
L’erreur globale, appelée Erreur de Position globale du trait de côte, est calculée en
prenant la racine carrée de la somme des carrés de chaque erreur : erreur de pixel, de
géoréférencement, de numérisation et d’oscillation [66].
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côtière en deux dimensions. Les transects espacés de 20 mètres et répartis sur 126 plages
ont abouti à la réalisation d’une carte d’érosion côtière pour la zone étudiée.
L’évolution des positions littorales indique que toute la zone côtière étudiée est très
dynamique. Mise à part quelques parties stables nous avons enregistré soit une récession,
soit une accrétion. Les plages de cette région présentent différentes amplitudes de ces
phénomènes d’une façon que nous avons une alternance des trois phénomènes parfois
sur la même plage. Cela est dû à l’exposition à la houle par différentes directions ainsi
que la morphologie côtière et la rugosité du fond de chaque partie du trait de côte ou
encore la profondeur de la mer près des côtes. Outre les facteurs naturels, les activités
anthropiques peuvent également influencer le changement du trait de côte. Autour de
certaines côtes, des projets d’alimentation des plages et des structures de protection du
littoral sont construits pour prévenir l’érosion du littoral [63]. C’est le cas des plages
situées près des ouvrages maritimes car les répercussions des installations portuaire, épis
et brise lames sur le transport sédimentaire et la modification de l’hydrodynamisme côtier
se manifestent par l’apparition des zones d’accrétion artificielle sur le moyen et le long
terme.
L’utilisation des images de Goole earth pro pour la mesure de la cinématique du trait
de côte est pertinente dans le cas des littoraux extrêmement dynamiques dont l’évolution
est supérieure à la marge d’erreur [51]. La numérisation de la ligne instantanée de rivage
a d’abord nécessité un travail d’identification et d’extraction des marqueurs pertinents
du trait de côte. Ce travail peut se faire manuellement sur les images satellitaires. Les
marqueurs peuvent être directement visibles sur l’image si celle-ci a une haute résolution
comme c’est le cas des images utilisées dans cette étude.
Les résultats de mesure des taux d’évolution du trait de côte, quelle que soit l’approche
par analyse spatiale, souffrent de plusieurs sources d’erreurs ([43] ; [65] ; [66]). La qualité
des résultats d’une analyse diachronique est donc intimement liée à la connaissance de la
marge d’erreur [62]. En effet, les marges d’erreur permettent de caractériser la situation
(érosion, stabilité, accrétion) sur une période bien déterminée. L’estimation de ces risques
d’erreurs doit conduire à l’élaboration d’une marge d’erreur qui sera prise en compte
dans l’interprétation des résultats [67]. C’est la raison pour laquelle les erreurs les plus
récurrentes en cinématique du littoral, particulièrement en ce qui concerne l’analyse du
trait de côte, sont principalement les erreurs de positionnement et les erreurs techniques.
L’erreur globale, appelée Erreur de Position globale du trait de côte, est calculée en
prenant la racine carrée de la somme des carrés de chaque erreur : erreur de pixel, de
géoréférencement, de numérisation et d’oscillation [66].
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