Chapitre 1 TELEDETECTION & CARTOGRAPHIE DU TRAIT DE CÔTE
1.4 DISCUSSION
L’intégration du RS et du SIG est essentielle pour la gestion des phénomènes géographiques ([60] ; [61]). Le SIG est un outil automatisé permettant d’acquérir, de stocker, de
récupérer, de manipuler, d’évaluer et d’afficher des données géoréférencées. Les deux
types de données fondamentaux gérés par ce système sont les données géo spatiales, qui
décrivent l’emplacement au sol d’une entité et les données d’attribut, qui définissent les
propriétés de l’entité. Les données sont généralement représentées et stockées dans des
formats vectoriels ou raster dans le SIG [22]. La compilation de l’interprétation RS directement dans un SIG implique que les résultats peuvent faire partie d’une base de données
pour un accès facile. Avec le SIG, les résultats d’interprétation d’images peuvent être
combinés et liés à d’autres sources de données telles que la géochimie. D’où la possibilité
d’une évaluation intégrée des résultats.
La définition du trait de côte est tout aussi délicate que son espace reste dynamique.
Le trait de côte a donc plusieurs définitions qui varient selon les indicateurs [62]. À côté
de cette complexité qui revient constamment, due à la mobilité des espaces d’estran,
se posent les problèmes liés aux définitions des différentes disciplines qui s’intéressent
à la mobilité du trait de côte (géomorphologie, géographie, océanographie). Ainsi, en
fonction de l’emplacement côtier, de la source de données et de la pertinence scientifique,
différents indicateurs de position de la ligne de référence sont utilisés pour documenter
les changements côtiers [63]. Les lignes de référence peuvent donc varier d’une discipline à une autre. C’est pourquoi leur utilisation en cinématique du littoral a fait l’objet
de plusieurs études [51]. Au-delà de cette difficulté, s’ajoute la diversité des critères
d’identification du trait de côte selon les spécialités. Dans la littérature anglo-saxonne
et américaine, en particulier, les termes shoreline et coastline sont considérés comme
synonymes, alors qu’il faut les distinguer, car shoreline désignant la limite du plan d’eau
en fonction des fluctuations du jet de rive et de la marée ; ce qui signifie littéralement
en langue française la ligne instantanée de rivage. Quant à l’expression coastline, elle
renvoie à la limite atteinte par les pleines mers des vives eaux d’équinoxe et pouvant être
matérialisée selon le type de côte par le pied de falaise ou la limite de la végétation [64].
Donc, en français, elle est liée à la notion de trait de côte.
La cartographie de l’érosion côtière à partir de l’analyse minutieuse des images Google
Earth pro sous ArcGIS 10.2 et l’extension DSAS 4.3 nous a permis de sélectionner les
plages les plus dynamiques pour la zone étudiée. Les changements linéaires de la position
du rivage complété par le calcul des bilans de surface offre une vision de la cinématique
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