Chapitre II : Biosurveillance du milieu marin
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II.4.2 Charnière et ligament
La charnière est réduite et l'union des valves est assurée à peu près exclusivement par le
ligament. Ce dernier offre l'aspect d'une étroite bande brunâtre qui court le long de la charnière.
Comme chez tous les bivalves, il est essentiellement formé de conchyoline (substance
apparentée à la chitine) et est constitué d'une partie externe qui est étirée lors de la fermeture
des valves et d'une partie interne que cette fermeture comprime. Ces deux couches, par leur
élasticité, tendent à provoquer l'ouverture de la coquille (Marteil, 1976).
II.4.3 Le pied et le byssus
Le pied, linguiforme, permet le déplacement et l’enfouissement de l’animal dans le sable. Il
peut se replier sous l’action de deux muscles rétracteurs.
A sa base se trouve la glande du byssus. Elle synthétise des filaments (byssus) qui fixent la
moule à son substrat. Une fois qu’ils sont sécrétés, les filaments se solidifient au contact de
l’eau de mer (Cahen, 2006).
II.4.4 Manteau.
Le manteau, dont la couleur, va du blanc au jaune plus ou moins foncé, présente deux lobes
(droit et gauche) qui adhèrent étroitement au corps dans la région dorsale, sont partiellement
soudés dans la zone antérieure (capuchon céphalique) et forment dans la zone postérieure une
boutonnière ou siphon exhalant, orifice de sortie de l'eau. Sur la face ventrale, les bords des
deux lobes sont libres et délimitent la cavité palléale. Le rôle principal est d'assurer la formation
de la coquille, sa calcification et la sécrétion du ligament (Marteil, 1976).
II.4.5 Branchies
Deux branchies flottent dans la cavité palléale contre la masse viscérale. Chaque branchie a la
forme d'un "W" et est formée par un feuillet direct qui descend de 1’axe branchial et se replie
au niveau du sillon marginal pour former le feuillet réfléchi avec son sillon dorsal. Ces feuillets
comprennent des longs filaments à fine structure avec une orientation dorsale-ventrale. La paroi
des filaments est constituée d'un épithélium simple qui porte de nombreux cils. Ceux-ci sont
animés de mouvements ondulatoires incessants qui entretiennent la circulation de l'eau dans la
cavité palléale. Les nombreux cils vibratiles des branchies sont responsables de l’entretien du
courant d’eau mais assurent également un courant permanent de mucus amenant la nourriture
vers les palpes labiaux et ensuite vers la bouche (Ben cheikh, 2017).
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