Chapitre IV : Résultats et discussions
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jouent un rôle clé dans la liaison avec les métaux, et contribuent à l’excrétion des métaux non
essentielles dans le milieu extérieure (Sreedevi et al., 1992 ; Viarengo et al., 1999 ; Chandurvelan
et al., 2015 ; Li et al., 2015 ; Firth et al., 2019).
Ainsi, les branchies garantissent l’alimentation (par filtration) et les fonctions respiratoires de la
moule (Stankovic et al., 2012). Leur forte concentration en ETM peut être expliquée par la
pénétration importante des ETM à travers la voie trophique et leurs contacts permanents avec l’eau
durant le processus de filtration (Jebali et al., 2014 ; Sohail et al., 2016). En plus, la large surface
des branchies, la nature chimique du mucus des cténidies, l’introduction directe des métaux par
endocytose et la présence des métallothionéines sont autant des facteurs qui contribuent à la
fixation des métaux sur les branchies.
Dans les quatre sites de prélèvement, l’arsenic tend à se concentrer davantage dans les glandes
digestives des moules alors que le zinc tend à être stocké beaucoup plus dans les branchies.
Plusieurs auteurs ont reporté la forte aptitude de la glande digestive et la branchie dans le stockage
des ETM tels que Viarengo et al (1990), Sreedevi et al (1992), Amiard et al (1993), Stien et al
(1998), Blasco et Puppo (1999), Vlahogianni et al (2007), Peyrot et al (2009),Cooper et al (2010),
Giarratano et al (2011), Jebali et al (2014), Belcheva et al (2015), Chandurvelan et al (2015) et
Yigit et al (2018).
Le reste de la chair montre généralement une faible abondance en ETM, comparée à la glande
digestive et la branchie. Ceci est dû aux voies limitées d’entrées des métaux aux manteaux et les
muscles par endocytose, et le faible transport des éléments métalliques à travers les hémocytes
vers ces tissus. Contrairement, dans quelques cas, le reste de la chair a reflété un très haut niveau
de la disponibilité métallique (pour le Cd, Pb et Ni à Surcouf, Cd et Pb au port d’Alger). Ce résultat
peut être expliqué par le déroulement des processus de décontamination au niveau des branchies
et glandes digestives (par métallothionéines, exocytose, le transfert de ces éléments vers les autres
tissus…etc.) et/ou la forte introduction des éléments métalliques à travers la diffusion passive, les
protéines de transport membranaire et les processus de pinocytose.
Une faible capacité de séquestration des ETM a été enregistrée pour les gonades notamment en
métaux toxiques Cd et Pb, tandis que pour l’ensemble des métaux : Ni, Mn, Cu, Zn et As un relatif
enrichissement est observé chez ce tissu au niveau de moules issues de tous les sites étudiés,
excédant parfois les concentrations détectées dans les branchies et les restes de la chair. Ces
résultats révèlent une (légère) contribution de la production gamétique dans le processus de
décontamination en termes des métaux non essentielles (Cossa et Lassus, 1989 ; Wang et Fisher,
1998 ; Firth et al., 2019).
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jouent un rôle clé dans la liaison avec les métaux, et contribuent à l’excrétion des métaux non
essentielles dans le milieu extérieure (Sreedevi et al., 1992 ; Viarengo et al., 1999 ; Chandurvelan
et al., 2015 ; Li et al., 2015 ; Firth et al., 2019).
Ainsi, les branchies garantissent l’alimentation (par filtration) et les fonctions respiratoires de la
moule (Stankovic et al., 2012). Leur forte concentration en ETM peut être expliquée par la
pénétration importante des ETM à travers la voie trophique et leurs contacts permanents avec l’eau
durant le processus de filtration (Jebali et al., 2014 ; Sohail et al., 2016). En plus, la large surface
des branchies, la nature chimique du mucus des cténidies, l’introduction directe des métaux par
endocytose et la présence des métallothionéines sont autant des facteurs qui contribuent à la
fixation des métaux sur les branchies.
Dans les quatre sites de prélèvement, l’arsenic tend à se concentrer davantage dans les glandes
digestives des moules alors que le zinc tend à être stocké beaucoup plus dans les branchies.
Plusieurs auteurs ont reporté la forte aptitude de la glande digestive et la branchie dans le stockage
des ETM tels que Viarengo et al (1990), Sreedevi et al (1992), Amiard et al (1993), Stien et al
(1998), Blasco et Puppo (1999), Vlahogianni et al (2007), Peyrot et al (2009),Cooper et al (2010),
Giarratano et al (2011), Jebali et al (2014), Belcheva et al (2015), Chandurvelan et al (2015) et
Yigit et al (2018).
Le reste de la chair montre généralement une faible abondance en ETM, comparée à la glande
digestive et la branchie. Ceci est dû aux voies limitées d’entrées des métaux aux manteaux et les
muscles par endocytose, et le faible transport des éléments métalliques à travers les hémocytes
vers ces tissus. Contrairement, dans quelques cas, le reste de la chair a reflété un très haut niveau
de la disponibilité métallique (pour le Cd, Pb et Ni à Surcouf, Cd et Pb au port d’Alger). Ce résultat
peut être expliqué par le déroulement des processus de décontamination au niveau des branchies
et glandes digestives (par métallothionéines, exocytose, le transfert de ces éléments vers les autres
tissus…etc.) et/ou la forte introduction des éléments métalliques à travers la diffusion passive, les
protéines de transport membranaire et les processus de pinocytose.
Une faible capacité de séquestration des ETM a été enregistrée pour les gonades notamment en
métaux toxiques Cd et Pb, tandis que pour l’ensemble des métaux : Ni, Mn, Cu, Zn et As un relatif
enrichissement est observé chez ce tissu au niveau de moules issues de tous les sites étudiés,
excédant parfois les concentrations détectées dans les branchies et les restes de la chair. Ces
résultats révèlent une (légère) contribution de la production gamétique dans le processus de
décontamination en termes des métaux non essentielles (Cossa et Lassus, 1989 ; Wang et Fisher,
1998 ; Firth et al., 2019).
