Chapitre IV : Résultats et discussions
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Les indices physiologiques IC et IGS
A la lumière des résultats des indices physiologiques (IC et IGS), une grande variabilité
saisonnière des valeurs de ces indices est observée aussi bien entre les deux espèces de moules
qu’au niveau des moules de la même espèce avec des forts taux relevés beaucoup plus dans la
période d’été, tandis que les taux les plus faibles ont été relevés dans la saison d’hiver. RouaneHacene (2013) et Ben Ali (2015), lors de leurs études sur la fluctuation saisonnière des indices
physiologiques des moules de l’espèce M.galloprovincialis dans quelques sites du littoral Ouest
algérien, ont aussi rapporté une variation spectaculaire de IC et IGS entre les sites étudiés. En effet,
cette divergence est attribuée à plusieurs facteurs affectant le développement somatique des
moules (quantité de la chair) tels que : l’abondance des aliments ; la chlorophylle ; la température ;
la salinité ; les activités métaboliques et le cycle de reproduction (Yildiz et al., 2006). Quant à la
saison dont les conditions optimales de croissance du poids somatique des moules, Peharda et al.,
(2007) ont révélé qu’elle s’accorde avec la saison d’été. Le site de Boudouaou El Bahri a fait
l’exception, les moules, qui y sont prélevées, ont présenté des valeurs constantes de l’indice
gonado-somatique durant les quatre saisons d’étude. Ces résultats sont expliqués peut-être par
l’effet de plusieurs facteurs du milieu tels que l’état environnemental très pénible qui bloque la
production gonadique à cause de la présence des contaminants dont on n’a pas étudié lors notre
travail. Aussi, les changements de température et de salinité et la faible abondance des aliments
perturbent le développement gonadique et, par conséquent, l’indice gonado-somatique IGS.
Distribution saisonnière des ETM dans les tissus des moules
Les concentrations des ETM observées dans les tissus des moules étaient le résultat de la balance
nette des processus de capteurs, de stockages et d’excrétions due à une exposition des moules au
ETM dans l’eau, la nourriture, le sédiment et l’air (Neff, 2002 ; Casas, 2005). Les résultats du
présent travail dans les différents sites étudiés, révèlent une distribution sélective des ETM dans
l’ensemble des tissus des moules. Ainsi, les forts degrés de la concentration métallique étaient
enregistrés principalement dans deux tissus à savoir la glande digestive et la branchie. Cependant,
ce résultat est dû à plusieurs raisons telles que la glande digestive est distinguée par une activité
métabolique très importante (Jebali et al., 2014), assure des fonctions digestives et il est bien connu
que la voie dominante de l’adsorption des ETM dans la moule est faite par l’ingestion des
nutriments (Sreedevi et al., 1992). Cependant, l’introduction des aliments contaminés va
occasionner, sans aucun doute, une augmentation des teneurs métalliques au sein de ce tissu. De
même, les protéines de type métallothionéines qui sont très abondantes dans la glande digestive,
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Impact de la pollution sur quelques espèces sédentaires marines - 128/181

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