Chimie des solides
ou D est la densit£ electronique de 1'atome (donnee par le rapport du
numero atomique sur le volume atomique) et D a la densite electronique
de 1'atome que Ton obtiendrait par interpolation lineaire des valeurs de
D pour les gaz rares. Z est le numero atomique de 1'atome et r le rayon
covalent. L'electronegativite ainsi defmie est sans dimension. Les
valeurs obtenues sont portees dans le tableau 1.7.
7 Electronegativite spectroscopique de Phillips
et van Vechten
Cette approche tend a mettre en evidence le caractere covalent ou ionique des liaisons dans un solide. Pour cela, considerons un compose AB
et formons la molecule hypothetique AB a partir de 1'orbitale atomique
(OA) cp A (d'energie E A ) de 1'atome A et de 1'OA ^ (d'energie E B ) de 1'atome
B, representees sur la figure 1.12. On obtient une molecule avec une OM
liante *¥ L (d'energie E L ) et une OM antiliante YAL (d'energie EAL).
On appelle AE la difference d'energie entre les OM liante et antiliante et
Ei = E A - E B la difference d'energie entre les OA impliquees dans la liaison AB. Phillips et Van Vechten ont montre que Ton pouvait representer
AE par une contribution ionique Ej et une contribution covalente E c
telles que :
L'expression de la contribution covalente est E c = 2 VAB, ou VAB
represente 1'energie d'interaction entre les atonies A et B resultant du
recouvrement de leurs orbitales atomiques. Phillips et van Vechten ont
montre que, dans une meme famille de composes, les pics des spectres
d'absorption pouvaient etre utilises pour estimer ces energies.
La premiere etape consiste a determiner E c (c'est-a-dire AE dans le
cas des solides elementaires) pour les elements de la colonne 14. Les
valeurs determinees par spectroscopie optique (en eV) sont les suivantes :
Dans une meme serie isoelectronique, par exemple celle du germanium, on obtient, a partir des mesures de AE et de E c , les valeurs de Ej
supposees proches de la valeur obtenue pour Ge (5,6 eV). Soit :
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