Chimie des solides
19
4 Electronegativite de Allred et Rochow (1958)
Allred et Rochow ont propose de prendre, comme mesure absolue de
1'electronegativite d'un atome dans une molecule, 1'energie d'attraction
electrostatique E s'exer?ant entre la charge nucleaire effective Z eff d'un
atome et un electron supplementaire. On suppose que cet electron se
trouve a une distance du centre du noyau egale au rayon covalent r cov . La
formule proposee par Allred et Rochow est :
Dans cette formule, la valeur du rayon covalent r cov est exprimee en
pm. Ainsi, dans le cas du chlore, de structure electronique Is
2
2s
2
2p
6
3s
2
3p
5
, la constante d'ecran S a pour valeur :
d'ou une charge nucleaire effective : Z eff = 17 - 11,25 = 5,75
Le rayon covalent de Cl etant de 99 pm, on trouve une valeur de 2,84.
On voit qu'une forte charge effective et un petit rayon covalent induisent
une forte electronegativite.
5 Electronegativite de Allen (1989-1992)
Allen propose une electronegativite definie a partir de la moyenne des
energies des electrons de valence de 1'atome dans son etat fondamental,
que Ton peut obtenir, comme on 1' a vu, par spectroscopie. Cette quantite
est appelee energie de configuration E conf . Son expression est :
Dans 1'expression ci-dessus, il y a m electrons s d'energie E s et n electrons p d'energie E p . Cette representation a ete appliquee avec succes aux
liaisons covalentes, ioniques et metalliques, aux rayons atomiques, aux
liaisons multiples et aux etats d'oxydation. Cette electronegativite ne correspond pas aux etats de valence et n'inclue pas I'affinite electronique.
Nous avons reporte, dans le tableau 1.6, les valeurs de Pauling, Allred et
Rochow, Allen et Mulliken et, sur la figure 1.11, 1'evolution des electronegativites dans les echelles de Allred et Rochow, d'une part, et de Allen,
d'autre part. On peut faire deux constatations :
- quelle que soit 1'echelle d'electronegativite, on retrouve la periodicite deja rencontree dans les potentiels d'ionisation, ce qui ne nous
surprend pas puisque ce parametre est 1'element dominant de cette
grandeur ;
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4 Electronegativite de Allred et Rochow (1958)
Allred et Rochow ont propose de prendre, comme mesure absolue de
1'electronegativite d'un atome dans une molecule, 1'energie d'attraction
electrostatique E s'exer?ant entre la charge nucleaire effective Z eff d'un
atome et un electron supplementaire. On suppose que cet electron se
trouve a une distance du centre du noyau egale au rayon covalent r cov . La
formule proposee par Allred et Rochow est :
Dans cette formule, la valeur du rayon covalent r cov est exprimee en
pm. Ainsi, dans le cas du chlore, de structure electronique Is
2
2s
2
2p
6
3s
2
3p
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, la constante d'ecran S a pour valeur :
d'ou une charge nucleaire effective : Z eff = 17 - 11,25 = 5,75
Le rayon covalent de Cl etant de 99 pm, on trouve une valeur de 2,84.
On voit qu'une forte charge effective et un petit rayon covalent induisent
une forte electronegativite.
5 Electronegativite de Allen (1989-1992)
Allen propose une electronegativite definie a partir de la moyenne des
energies des electrons de valence de 1'atome dans son etat fondamental,
que Ton peut obtenir, comme on 1' a vu, par spectroscopie. Cette quantite
est appelee energie de configuration E conf . Son expression est :
Dans 1'expression ci-dessus, il y a m electrons s d'energie E s et n electrons p d'energie E p . Cette representation a ete appliquee avec succes aux
liaisons covalentes, ioniques et metalliques, aux rayons atomiques, aux
liaisons multiples et aux etats d'oxydation. Cette electronegativite ne correspond pas aux etats de valence et n'inclue pas I'affinite electronique.
Nous avons reporte, dans le tableau 1.6, les valeurs de Pauling, Allred et
Rochow, Allen et Mulliken et, sur la figure 1.11, 1'evolution des electronegativites dans les echelles de Allred et Rochow, d'une part, et de Allen,
d'autre part. On peut faire deux constatations :
- quelle que soit 1'echelle d'electronegativite, on retrouve la periodicite deja rencontree dans les potentiels d'ionisation, ce qui ne nous
surprend pas puisque ce parametre est 1'element dominant de cette
grandeur ;
