RÉACTIONS D’ADDITIONS ÉLECTROPHILES
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– la distance entre les atomes de carbone est notablement plus courte (133,0 pm) que
celle entre les atomes de carbone de l’éthane (154 pm).
Énergie. Les énergies de liaison E correspondent à l’énergie qu’il faut fournir au
système pour réaliser le processus pour une mole d’avancement, de manière isobare
et isotherme à 0 K, les composés étant dans l’état gaz parfait. Le tableau suivant
fourni les énergies de liaison E (C=C) et E (C-C) :
processus
E / kJ·mol −1
C C
H
H
H
H
(g)
C
H
H
2 (g)
615
C C
H
H
H
H
H
H
(g)
C
H
H
H
(g)
2
347
On constate :
– que la rupture d’une double liaison est un processus qui nécessite plus d’énergie
que la rupture d’une simple liaison ;
– la rupture d’une double liaison nécessite moins d’énergie que la rupture de deux
simples liaisons (347 × 2 = 694).
Il apparaît donc de manière très nette que la double liaison n’est pas de même nature que deux simples liaisons. Une première conséquence importante est la chimiosélectivité (du point de vue thermodynamique) des composés donnant lieu à des réactions avec les alcènes : un réactif R peut transformer un alcène en un composé
à simple liaison sans pour autant rompre les simples liaisons de la molécule par le
même processus. Nous allons, de fait, aborder des réactions d’addition sur la double
liaison transformant le composé éthylénique en un composé à liaison simple.
2 Réactions d’additions électrophiles
2.1 Présentation
La réaction d’addition d’un composé A − A ou A − B (B = A) sur une double liaison
C=C peut être décrite selon le schéma général présenté figure 11.3.
R
1
R
2
R
3
R
4
+
A B
R
1
A
R
2
B
R
3
R
4
Figure 11.3 – Schéma général d’une réaction d’addition sur une double liaison C=C
A et B sont des atomes ou des groupes d’atomes. De nombreux composés s’additionnent, dont :
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