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6. Contribution des agroéquipements et du numérique à l’agroécologie
❚
❚ Quantifier les services écosystémiques des agroécosystèmes
et les valoriser
La quantification des services écosystémiques ouvre la possibilité de « paiements pour
services rendus ». Plus généralement, mieux caractériser l’environnement, identifier des
grandeurs mesurables simples qui rendent compte de son fonctionnement participent de
la durabilité même des agroécosystèmes. Cette quantification sera d’autant plus nécessaire que l’on passera, pour le versement d’aides conditionnelles, d’une logique d’obligation de moyens à une logique d’obligation de résultats. Derrière la stratégie de la
reconnaissance des services écosystémiques rendus par les agrosystèmes, ce sont les
questions de la certification des actions mises en œuvre, de l’évaluation multicritère et
de l’internalisation des externalités, en lien avec les choix de conduites agronomiques,
qui sont ciblées. Développer l’agroécologie concerne donc la mesure de l’efficacité des
outils (incitatifs ou réglementaires) des politiques publiques et, in fine, la manière de
caractériser la bonne couverture des exigences des cahiers des charges, ouvrant droit à
une reconnaissance financière ou autre.
Ce domaine fait largement appel aux préoccupations des projets de recherche sur les
services écosystémiques, mais sous l’angle de l’appui à la mesure et au pilotage, éventuellement à la couverture assurantielle des risques. Là aussi, si on se limite à l’entrée
par la mesure et le pilotage, les travaux éligibles et reconnus sont peu nombreux. C’est
donc une priorité scientifique que d’amplifier ces recherches, de les rendre plus visibles
et plus aisément mobilisables.
Encadré 6.2. Gérer la diversité végétale à des échelles fines :
importance des technologies densimétriques ou optiques de tri.
L’équipement des exploitations ou des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) avec des trieurs mobilisant différentes technologies densimétriques
ou optiques ouvre des champs d’applications mettant à profit des processus agroécologiques. Deux moments phares sont visés : une action prophylactique en amont
du semis pour des semences de ferme, et une action d’allotage post-récolte pour
atteindre les standards d’homogénéité exigés par les marchés et les technologies de
transformation. Avec ces équipements, il devient possible de pratiquer les associations d’espèces et de variétés adaptées aux conditions locales dans une majorité de
parcelles. Ce type de culture valorise la biodiversité, limite les risques épidémiques et
s’adapte mieux aux particularités météorologiques de la saison culturale. Si ce qui sera
récolté n’est pas bien maîtrisé au moment du semis d’un mélange plurispécifique, en
revanche, la probabilité d’une récolte est fortement accrue. Plusieurs filières de transformation maîtrisent l’ajustement du processus industriel à la nature de la matière
première travaillée : de l’alimentation animale à la production de bière, etc. En fin de
compte, outiller la capacité de tri, c’est permettre de gérer la diversité que prône
l’agroécologie tout en restant en phase avec les attentes et les besoins des marchés.
6. Contribution des agroéquipements et du numérique à l’agroécologie
❚
❚ Quantifier les services écosystémiques des agroécosystèmes
et les valoriser
La quantification des services écosystémiques ouvre la possibilité de « paiements pour
services rendus ». Plus généralement, mieux caractériser l’environnement, identifier des
grandeurs mesurables simples qui rendent compte de son fonctionnement participent de
la durabilité même des agroécosystèmes. Cette quantification sera d’autant plus nécessaire que l’on passera, pour le versement d’aides conditionnelles, d’une logique d’obligation de moyens à une logique d’obligation de résultats. Derrière la stratégie de la
reconnaissance des services écosystémiques rendus par les agrosystèmes, ce sont les
questions de la certification des actions mises en œuvre, de l’évaluation multicritère et
de l’internalisation des externalités, en lien avec les choix de conduites agronomiques,
qui sont ciblées. Développer l’agroécologie concerne donc la mesure de l’efficacité des
outils (incitatifs ou réglementaires) des politiques publiques et, in fine, la manière de
caractériser la bonne couverture des exigences des cahiers des charges, ouvrant droit à
une reconnaissance financière ou autre.
Ce domaine fait largement appel aux préoccupations des projets de recherche sur les
services écosystémiques, mais sous l’angle de l’appui à la mesure et au pilotage, éventuellement à la couverture assurantielle des risques. Là aussi, si on se limite à l’entrée
par la mesure et le pilotage, les travaux éligibles et reconnus sont peu nombreux. C’est
donc une priorité scientifique que d’amplifier ces recherches, de les rendre plus visibles
et plus aisément mobilisables.
Encadré 6.2. Gérer la diversité végétale à des échelles fines :
importance des technologies densimétriques ou optiques de tri.
L’équipement des exploitations ou des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) avec des trieurs mobilisant différentes technologies densimétriques
ou optiques ouvre des champs d’applications mettant à profit des processus agroécologiques. Deux moments phares sont visés : une action prophylactique en amont
du semis pour des semences de ferme, et une action d’allotage post-récolte pour
atteindre les standards d’homogénéité exigés par les marchés et les technologies de
transformation. Avec ces équipements, il devient possible de pratiquer les associations d’espèces et de variétés adaptées aux conditions locales dans une majorité de
parcelles. Ce type de culture valorise la biodiversité, limite les risques épidémiques et
s’adapte mieux aux particularités météorologiques de la saison culturale. Si ce qui sera
récolté n’est pas bien maîtrisé au moment du semis d’un mélange plurispécifique, en
revanche, la probabilité d’une récolte est fortement accrue. Plusieurs filières de transformation maîtrisent l’ajustement du processus industriel à la nature de la matière
première travaillée : de l’alimentation animale à la production de bière, etc. En fin de
compte, outiller la capacité de tri, c’est permettre de gérer la diversité que prône
l’agroécologie tout en restant en phase avec les attentes et les besoins des marchés.
