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L’AGROÉCOLOGIE : DES RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
tous les cas, l’expertise et le savoir-faire dispensés sont très orientés par et sur le fonctionnement biologique sensu  lato. Cette posture autorise des approches a  priori plus
vertueuses et durables, faisant elles-mêmes appel à des agroéquipements quand cela
s’avère nécessaire. Mais le lien aux équipements et aux outils d’accompagnement reste
plus indirect que direct.
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Les questions de recherche
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❚ Des outils et des approches pour valoriser la biodiversité
dans son contexte local
Les approches antérieures de modernisation de l’agriculture en milieu tempéré ont largement contribué à simplifier la conduite par une plus grande homogénéisation des entités
de production tant animales que végétales, facilitant la diffusion généralisée des voies
de progrès. La conduite de systèmes agroécologiques suscite un intérêt croissant pour
valoriser la diversité intra ou interspécifique comme un moyen privilégié d’accroître les
capacités de résilience et d’efficience des systèmes de production. Ces derniers peuvent
fonctionner sur une base très productive, à condition qu’une partie de la biomasse reste
sur place pour soutenir l’activité biologique et permettre le maintien des chaînes trophiques. Cette conduite agroécologique cherche aussi à mobiliser les caractéristiques
et les propriétés propres de l’environnement local, comme autant de conditions sur lesquelles s’appuyer pour accroître la durabilité du système mis en place. Ceci plaide pour
un phénotypage en continu et assez large des cultures, des animaux d’élevage et des
composantes majeures de la biodiversité naturelle, hébergée pour englober la couverture
des besoins ainsi que les fonctionnalités auxquelles tous contribuent. Déjà, de nombreux
travaux visent à mieux identifier les propriétés et à tirer parti de cette double source de
diversité, externe (l’environnement local) et interne (ce que l’on y introduit et que l’on
pilote) (encadré 6.2). Cela nécessite une articulation fine avec les modèles de simulation
des effets des interactions biotiques sur la valeur phénotypique afin d’aider à un pilotage approprié des systèmes, thème traité dans le chapitre 5.
Des travaux pilotes de valorisation de la biodiversité dans des couverts hétérogènes
existent : agroforesterie, associations végétales, y compris en prairie et en forêt mixte,
mélanges variétaux, etc. La caractérisation des propriétés résultantes de robustesse face
aux aléas, de productivité, de facilité de gestion aussi (comme une simple destruction
d’un couvert par roulage), etc., est souvent au cœur des travaux conduits ou à mener.
Des capteurs, des campagnes de mesures, de la cartographie y sont davantage mobilisés que des (agro)équipements au sens strict, mais on peut anticiper que les agroéquipements futurs feront un « usage embarqué » des éléments de diagnostic se traduisant
par une modulation des réglages et une différenciation des actions (cas d’un désherbage sélectif de la culture).
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