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L’AGROÉCOLOGIE : DES RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
mobilisation de mécanismes d’immunité et de résilience des organismes. Ces processus
impliquent la maîtrise de la chaîne qui passe de la collecte d’informations à sa traduction
dans une capacité de modulation, par des outils dédiés aux processus biologiques sousjacents. Plus largement, ils impliquent des articulations avec les secteurs de l’amont et
de l’aval de l’agriculture, dans le choix des espèces et des variétés, le pilotage modulé
des hétérogénéités et la traçabilité, des modes de production jusqu’au consommateur.
❚
❚ Le croisement du machinisme numérique et de l’agroécologie,
un espace à explorer
L’intersection d’un secteur recouvrant l’agroécologie puis son extension à l’ingénierie écologique en agriculture d’un côté, et le machinisme étendu à la tractorisation, la robotique,
l’imagerie, les capteurs et l’ensemble de l’ingénierie mécanique en agriculture de l’autre,
recouvrent quelques centaines de publications, soit moins de 0,01 % des références des
sciences mécaniques. Le contenu de cette intersection fait ressortir quelques thématiques
autour de la prévision météorologique, la place de la télédétection et de la proxi-détection
dans la caractérisation des états physiques du milieu et de la diversité des situations, dans
la caractérisation des hétérogénéités à différentes échelles, dans le suivi et les effets du
tassement sur l’activité biologique et le fonctionnement des sols, le pilotage de l’irrigation.
Du point de vue méthodologique, une large place est occupée par l’usage des techniques
d’apprentissage automatique appliquées à de gros jeux de données acquis sur des enjeux
préexistants et dont certains relèvent de préoccupations agroécologiques. Ainsi, l’ajout
d’une composante disciplinaire en machinisme ou en sciences de l’ingénieur au croisement des disciplines fondatrices de l’agronomie et de l’écologie amène à viser des communautés scientifiques qui n’ont a priori que peu d’intérêts communs. En première instance,
il semble que nombre de travaux scientifiques en agroécologie se suffisent d’entrées
monodisciplinaires. Vue à travers les outils et les approches de pilotage de l’ingénierie,
l’agroécologie est encore dans une phase d’appropriation des briques disciplinaires plus
que dans le déroulement d’objets majeurs et interdisciplinaires qui lui soient originaux.
Ce relatif no man’s land scientifique contraste avec les nombreuses conventions qui
toutes poussent à déployer rapidement l’agroécologie. Sivakumar et al. (2000) en ont
mené l’analyse et citent « the United Nations Framework Convention on Climate Change
(UNFCCC), the Convention on Biological Diversity (CBD) and the United Nations Convention
to Combat Desertification (UNCCD)… The World Food Summit Plan of Action (WFSPA), which
was developed in 1996, includes several commitments to make agri cultural production
sustainable »
58
. Le flot des conventions ne s’est pas tari depuis, et la FAO a notamment
investi le thème
59
, sans que le rôle que peuvent jouer les agroéquipements et les sciences
du numérique dans la mise en place de mesures en faveur de la durabilité soit abordé.
58. Voir https://unfccc.int/ ; https://www.cbd.int/ ; https ://www.unccd.int/ ; http://www.fao.org/3/
w9990e/w9990e07.htm.
59. Voir www.fao.org/agroecology/fr/.
L’AGROÉCOLOGIE : DES RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
mobilisation de mécanismes d’immunité et de résilience des organismes. Ces processus
impliquent la maîtrise de la chaîne qui passe de la collecte d’informations à sa traduction
dans une capacité de modulation, par des outils dédiés aux processus biologiques sousjacents. Plus largement, ils impliquent des articulations avec les secteurs de l’amont et
de l’aval de l’agriculture, dans le choix des espèces et des variétés, le pilotage modulé
des hétérogénéités et la traçabilité, des modes de production jusqu’au consommateur.
❚
❚ Le croisement du machinisme numérique et de l’agroécologie,
un espace à explorer
L’intersection d’un secteur recouvrant l’agroécologie puis son extension à l’ingénierie écologique en agriculture d’un côté, et le machinisme étendu à la tractorisation, la robotique,
l’imagerie, les capteurs et l’ensemble de l’ingénierie mécanique en agriculture de l’autre,
recouvrent quelques centaines de publications, soit moins de 0,01 % des références des
sciences mécaniques. Le contenu de cette intersection fait ressortir quelques thématiques
autour de la prévision météorologique, la place de la télédétection et de la proxi-détection
dans la caractérisation des états physiques du milieu et de la diversité des situations, dans
la caractérisation des hétérogénéités à différentes échelles, dans le suivi et les effets du
tassement sur l’activité biologique et le fonctionnement des sols, le pilotage de l’irrigation.
Du point de vue méthodologique, une large place est occupée par l’usage des techniques
d’apprentissage automatique appliquées à de gros jeux de données acquis sur des enjeux
préexistants et dont certains relèvent de préoccupations agroécologiques. Ainsi, l’ajout
d’une composante disciplinaire en machinisme ou en sciences de l’ingénieur au croisement des disciplines fondatrices de l’agronomie et de l’écologie amène à viser des communautés scientifiques qui n’ont a priori que peu d’intérêts communs. En première instance,
il semble que nombre de travaux scientifiques en agroécologie se suffisent d’entrées
monodisciplinaires. Vue à travers les outils et les approches de pilotage de l’ingénierie,
l’agroécologie est encore dans une phase d’appropriation des briques disciplinaires plus
que dans le déroulement d’objets majeurs et interdisciplinaires qui lui soient originaux.
Ce relatif no man’s land scientifique contraste avec les nombreuses conventions qui
toutes poussent à déployer rapidement l’agroécologie. Sivakumar et al. (2000) en ont
mené l’analyse et citent « the United Nations Framework Convention on Climate Change
(UNFCCC), the Convention on Biological Diversity (CBD) and the United Nations Convention
to Combat Desertification (UNCCD)… The World Food Summit Plan of Action (WFSPA), which
was developed in 1996, includes several commitments to make agri cultural production
sustainable »
58
. Le flot des conventions ne s’est pas tari depuis, et la FAO a notamment
investi le thème
59
, sans que le rôle que peuvent jouer les agroéquipements et les sciences
du numérique dans la mise en place de mesures en faveur de la durabilité soit abordé.
58. Voir https://unfccc.int/ ; https://www.cbd.int/ ; https ://www.unccd.int/ ; http://www.fao.org/3/
w9990e/w9990e07.htm.
59. Voir www.fao.org/agroecology/fr/.
