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6. Contribution des agroéquipements et du numérique à l’agroécologie
Les agroéquipements, et plus largement ce qui entre dans le cadre des outils pour l’action
(outils d’aide à la décision, tableaux de bord, prévisions, cartographie…), aident au pilotage et à son appropriation par le plus grand nombre. On comprendra donc que le rapprochement des termes « agroécologie » et « agroéquipements » cerne, en fait, la fourniture
des moyens, outils de pilotage et d’accompagnement, pour aider à l’adoption de pratiques à visée agroécologique, à travers un suivi fin du fonctionnement dynamique de
l’agroécosystème. Ce thème renvoie donc assez largement à l’acquisition d’informations
et à la chaîne de traitement associée, à même de piloter des flux, dans sa facette finalisée, pour que l’agriculture puisse gagner en durabilité à travers le déploiement d’une
ingénierie agroécologique.
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Des avancées scientifiques récentes
Les avancées proposées par les agroéquipements et le numérique ne se sont pas
cantonnées à l’agriculture des pays tempérés, ni à la seule agriculture conventionnelle.
Elles concernent toutes les agricultures. Une technologie en support à l’agroécologie
peut être définie par sa contribution à informer ou à contrôler les processus qui soustendent les principes de l’agroécologie :
• rendre visibles et intégrer la réalité et les mécanismes déclencheurs de stimulation des
défenses internes, comme en partie prôné par la bio dynamie ;
• quantifier les régulations naturelles, en partie mises en exergue par l’agriculture
biologique ;
• évaluer l’occupation des niches écologiques et leur préservation, en partie préconisées par l’agriculture de conservation et l’agroforesterie ;
• tirer profit de la valorisation des complémentarités entre organismes pour réduire la
compétition et créer des synergies, prônée par l’agriculture biologique, la biodynamie,
l’agriculture de conservation… ;
• reconstituer les stocks et maintenir les paramètres de l’environnement dans une gamme
de fonctionnement qui respecte les particularités locales de l’environnement et ses potentialités, mobilisant pour se faire le bouclage des cycles à travers la valorisation de la biomasse, mais aussi le recyclage, la sobriété et l’efficience des ressources mobilisées.
Nombre de ces connaissances ne peuvent être prises en compte que si des agroéquipements dédiés les exploitent pour moduler leur action ; valoriser les complémentarités
entre plusieurs espèces végétales au sein d’une même parcelle nécessite par exemple
que les moissonneuses puissent collecter une récolte dans un peuplement composite.
Les enjeux cognitifs des agroéquipements pour l’agroécologie touchent ainsi la caractérisation du fonctionnement de l’agroécosystème, la couverture des régulations biologiques, l’estimation du potentiel de mobilisation de processus tels que la prédation,
la libération d’éléments fertilisants par dégradation de la matière organique, la capacité de stockage de carbone, le potentiel de rétention d’eau (Dobriyal et al., 2012), la
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