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L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
interactions entre plantes ou entre animaux, l’approche basée sur les traits apporte un
aspect fonctionnel et laisse la possibilité d’identifier des critères de sélection chez les
plantes et les animaux.
❚
❚ Étudier les relations entre la diversité génétique
et les services écosystémiques
rendus par les systèmes de culture et/ou d’élevage
Les questions concernent : la marge de progrès que peut conférer le levier génétique
à l’amélioration des services écosystémiques, la gamme de diversité efficace et à son
déploiement dans le cadre d’environnements hétérogènes où l’interaction génétiqueenvironnement devient centrale, et l’identification des traits des plantes et des animaux,
qui doivent être diversifiés ou qui ne doivent pas l’être pour optimiser les services écosystémiques attendus en maintenant les niveaux de production.
❚
❚ Verrous méthodologiques associés
Il s’agit d’étudier la génétique des interactions G × M × E × C × P :
G : variabilité génétique entre individus (plantes, animaux, arbres) et entre populations ;
M : variabilité de l’environnement microbien : microbiote intestinal, microbiote de la
feuille, des racines, du sol
51 ;
E : variabilité du milieu physique (climat, ressources en eau, système hydrologique, distribution des sols…) en lien avec le fonctionnement de l’agroécosystème ;
C : conduite de l’exploitation, du système de production et du système de culture, avec
notamment la question de la modélisation des choix de l’agriculteur ;
P : variabilité de la matière première issue d’exploitations agroécologiques, qui remet en
cause le paradigme selon lequel la transformation peut tout faire en gommant la diversité initiale.
Il s’agit d’intégrer différents niveaux de diversité dans les démarches de conception de
systèmes de culture et d’élevage : ces systèmes devront être évalués par des approches
multicritères afin de relier les impacts aux objectifs de sélection. Cela suppose de proposer des stratégies de sélection pour des populations en mélanges de races ou de
lignées ou pour une utilisation en croisement, afin de mieux répondre aux besoins des
systèmes à faibles niveaux d’intrants. Ces stratégies doivent être coconstruites avec
les acteurs : quels modes d’organisation des acteurs pour quelle méthode de sélection ? Comment définir une ressource génétique adaptée ? Ces sujets demandent une
recherche participative.
51. La sélection végétale parle de phénotype augmenté ; la sélection animale identifie le microbiote comme
une nouvelle composante de la prédiction des performances ; la notion d’holobionte (individu + microbiome) se développe.
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
interactions entre plantes ou entre animaux, l’approche basée sur les traits apporte un
aspect fonctionnel et laisse la possibilité d’identifier des critères de sélection chez les
plantes et les animaux.
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❚ Étudier les relations entre la diversité génétique
et les services écosystémiques
rendus par les systèmes de culture et/ou d’élevage
Les questions concernent : la marge de progrès que peut conférer le levier génétique
à l’amélioration des services écosystémiques, la gamme de diversité efficace et à son
déploiement dans le cadre d’environnements hétérogènes où l’interaction génétiqueenvironnement devient centrale, et l’identification des traits des plantes et des animaux,
qui doivent être diversifiés ou qui ne doivent pas l’être pour optimiser les services écosystémiques attendus en maintenant les niveaux de production.
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❚ Verrous méthodologiques associés
Il s’agit d’étudier la génétique des interactions G × M × E × C × P :
G : variabilité génétique entre individus (plantes, animaux, arbres) et entre populations ;
M : variabilité de l’environnement microbien : microbiote intestinal, microbiote de la
feuille, des racines, du sol
51 ;
E : variabilité du milieu physique (climat, ressources en eau, système hydrologique, distribution des sols…) en lien avec le fonctionnement de l’agroécosystème ;
C : conduite de l’exploitation, du système de production et du système de culture, avec
notamment la question de la modélisation des choix de l’agriculteur ;
P : variabilité de la matière première issue d’exploitations agroécologiques, qui remet en
cause le paradigme selon lequel la transformation peut tout faire en gommant la diversité initiale.
Il s’agit d’intégrer différents niveaux de diversité dans les démarches de conception de
systèmes de culture et d’élevage : ces systèmes devront être évalués par des approches
multicritères afin de relier les impacts aux objectifs de sélection. Cela suppose de proposer des stratégies de sélection pour des populations en mélanges de races ou de
lignées ou pour une utilisation en croisement, afin de mieux répondre aux besoins des
systèmes à faibles niveaux d’intrants. Ces stratégies doivent être coconstruites avec
les acteurs : quels modes d’organisation des acteurs pour quelle méthode de sélection ? Comment définir une ressource génétique adaptée ? Ces sujets demandent une
recherche participative.
51. La sélection végétale parle de phénotype augmenté ; la sélection animale identifie le microbiote comme
une nouvelle composante de la prédiction des performances ; la notion d’holobionte (individu + microbiome) se développe.
