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4. Valoriser la diversité génétique en sélection végétale et animale
dans un milieu à fortes contraintes pédoclimatiques. La comparaison des performances
zootechniques de plusieurs races et génotypes (Romanov, Lacaune, F1) a permis la constitution d’un troupeau de brebis Romane sur les parcours. Cette race composite (mélange
des races complémentaires Romanov et Berrichon du Cher) présente de bonnes aptitudes
comportementales et physiologiques pour s’adapter aux conditions environnementales
contraignantes. Le milieu a aussi été étudié au travers d’un suivi à long terme des communautés végétales (biomasse, diversité) et des caractéristiques des espèces. La mise
en place de la fertilisation modérée par l’homme s’est accompagnée d’un changement
drastique de la végétation au profit d’espèces annuelles, avec une augmentation de la
biomasse produite et une augmentation de la qualité des feuilles par rapport au milieu
pâturé uniquement. D’autres projets de ce type se sont mis en place en climat chaud
dans un contexte expérimental et partenarial, comme en Guadeloupe, où les populations
créoles, issues de métissage, présentent une remarquable adaptation à un milieu difficile,
ou encore dans un contexte d’aide au développement, avec le programme d’une ONG pour
la sélection de la vache laitière en Inde, financée par la Fondation Bill et Melinda Gates.
Dans ce cas, la méthode est participative et l’usage du croisement est raisonné pour le
maintien des capacités d’adaptation des vaches laitières à un climat chaud.
2. Associer la production sous signe de qualité au maintien de la diversité génétique,
comme dans le cas de races ovines locales (Nozières-Petit et Lauvie, 2018). Le cas du
poulet de Bresse a été pionnier, mais son objectif est d’abord la qualité du produit avant
la valorisation des régulations biologiques.
3. Identifier des marqueurs génétiques liés à des caractères favorables à l’essor de systèmes agroécologiques. Ces marqueurs sont intégrés aux programmes de sélection en
cours, sans être encore mobilisés pour la mise en place de systèmes agroécologiques.
Il s’agit notamment de l’efficacité alimentaire (substitution alimentaire, diminution des
intrants et de la pollution ; projets chez les ruminants, les volailles, les poissons) et de
la résistance aux maladies (addition de critères de résistance aux maladies dans les programmes de sélection, diminution des intrants). En Guadeloupe, des plans expérimentaux
originaux couplés aux approches de génomique ont été mis en place pour étudier l’adaptation au chaud chez le porc et la résistance aux nématodes chez la chèvre.
●
Les questions de recherche
Deux fronts de recherche majeurs sont identifiés.
❚
❚ Comprendre et estimer la part génétique de la variation
due aux interactions au sein des peuplements complexes
L’objectif est de développer des méthodes de sélection pilotant ou tirant parti de la
variabilité génétique des interactions dans les espèces. À ce front de science sur les
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