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4. Valoriser la diversité génétique en sélection végétale et animale
pour faire face aux aléas climatiques. Il s’agissait d’identifier les conditions génétiques et
écologiques qui favorisent une production importante et stable des prairies multi spécifiques
au cours du temps, et de fournir les bases théoriques d’un schéma de sélection innovant
des espèces fourragères prairiales dans la perspective d’une utilisation en mélanges plurispécifiques. Plusieurs disciplines (génétique quantitative, écophysiologie, écologie fonctionnelle des communautés, génétique des populations), plusieurs approches (combinant
expérimentations et modélisation) ont été mises en œuvre pour analyser et pour comprendre l’effet de la distribution des caractères fonctionnels. L’utilisation de modèles a
permis d’analyser l’effet de la variabilité génétique intraspécifique dans la production des
communautés prairiales. Alors que la diversité spécifique améliore la production de biomasse cumulée en régime hydrique limitant, la diversité génétique influence positivement
la stabilité de la production des communautés prairiales semées, dans les conditions testées. Par ailleurs, l’analyse de la variabilité de la morphogenèse aérienne et racinaire d’un
large panel d’espèces, choisies pour leur importance agronomique et leurs traits morphologiques contrastés, a permis de vérifier la robustesse des hypothèses sur lesquelles est
fondée la morphogenèse dans les modèles de production actuellement développés en
incluant la diversité génétique des espèces (Louarn et Faverjon, 2018).
Après plusieurs années de recherche et de sélection spécifique dédiées aux mélanges fourragers multi-espèces, l’entreprise Jouffray-Drillaud, filiale de Terrena et partenaire du projet
Praise, a lancé « M les Mélanges », gamme innovante de mélanges fourragers multi-espèces
dont le comportement de chacune des variétés a été testé en situation de mélange, afin de
fournir à l’éleveur les données des performances techniques du champ et à l’auge, et ce, sur
la durée. La mise au point de ces compositions est le fruit des essais menés par JouffrayDrillaud pendant quatre ans, en collaboration avec les équipes de l’INRA de Lusignan. Les
compositions fourragères n’avaient jusque-là résulté que de l’association de variétés spécifiquement sélectionnées, testées et évaluées pour leur performance en association, pour,
finalement, plus de productivité, un fourrage plus équilibré et une haute valeur alimentaire.
Afin de mettre au point ces compositions d’un nouveau genre, l’aptitude à la compétition
entre espèces, la vitesse d’implantation et la résilience comme faculté de récupération de
la plante suite à un stress ont été, pour la première fois, prises en compte.
❚
❚ Le projet Wheatamix
Le projet Wheatamix (soutenu par un financement de l’ANR) s’est quant à lui attaché à
mieux évaluer le rôle possible des associations variétales dans un champ pour renforcer
la multifonctionnalité et la résilience des systèmes agricoles dans le contexte du changement global, et s’est focalisé sur la production de blé dans le Bassin parisien. Une
approche pluridisciplinaire des chercheurs (généticiens, agronomes, écophysiologistes,
écologistes, économistes, chercheurs en sciences de gestion) et des acteurs de la filière
(chambre d’agriculture, agriculteurs) a là aussi été initiée. Le projet a contribué à mieux
comprendre les interactions entre les variétés, entre celles-ci et le milieu, pour obtenir
des associations performantes, que ce soit en matière de rendement et de qualité, de
4. Valoriser la diversité génétique en sélection végétale et animale
pour faire face aux aléas climatiques. Il s’agissait d’identifier les conditions génétiques et
écologiques qui favorisent une production importante et stable des prairies multi spécifiques
au cours du temps, et de fournir les bases théoriques d’un schéma de sélection innovant
des espèces fourragères prairiales dans la perspective d’une utilisation en mélanges plurispécifiques. Plusieurs disciplines (génétique quantitative, écophysiologie, écologie fonctionnelle des communautés, génétique des populations), plusieurs approches (combinant
expérimentations et modélisation) ont été mises en œuvre pour analyser et pour comprendre l’effet de la distribution des caractères fonctionnels. L’utilisation de modèles a
permis d’analyser l’effet de la variabilité génétique intraspécifique dans la production des
communautés prairiales. Alors que la diversité spécifique améliore la production de biomasse cumulée en régime hydrique limitant, la diversité génétique influence positivement
la stabilité de la production des communautés prairiales semées, dans les conditions testées. Par ailleurs, l’analyse de la variabilité de la morphogenèse aérienne et racinaire d’un
large panel d’espèces, choisies pour leur importance agronomique et leurs traits morphologiques contrastés, a permis de vérifier la robustesse des hypothèses sur lesquelles est
fondée la morphogenèse dans les modèles de production actuellement développés en
incluant la diversité génétique des espèces (Louarn et Faverjon, 2018).
Après plusieurs années de recherche et de sélection spécifique dédiées aux mélanges fourragers multi-espèces, l’entreprise Jouffray-Drillaud, filiale de Terrena et partenaire du projet
Praise, a lancé « M les Mélanges », gamme innovante de mélanges fourragers multi-espèces
dont le comportement de chacune des variétés a été testé en situation de mélange, afin de
fournir à l’éleveur les données des performances techniques du champ et à l’auge, et ce, sur
la durée. La mise au point de ces compositions est le fruit des essais menés par JouffrayDrillaud pendant quatre ans, en collaboration avec les équipes de l’INRA de Lusignan. Les
compositions fourragères n’avaient jusque-là résulté que de l’association de variétés spécifiquement sélectionnées, testées et évaluées pour leur performance en association, pour,
finalement, plus de productivité, un fourrage plus équilibré et une haute valeur alimentaire.
Afin de mettre au point ces compositions d’un nouveau genre, l’aptitude à la compétition
entre espèces, la vitesse d’implantation et la résilience comme faculté de récupération de
la plante suite à un stress ont été, pour la première fois, prises en compte.
❚
❚ Le projet Wheatamix
Le projet Wheatamix (soutenu par un financement de l’ANR) s’est quant à lui attaché à
mieux évaluer le rôle possible des associations variétales dans un champ pour renforcer
la multifonctionnalité et la résilience des systèmes agricoles dans le contexte du changement global, et s’est focalisé sur la production de blé dans le Bassin parisien. Une
approche pluridisciplinaire des chercheurs (généticiens, agronomes, écophysiologistes,
écologistes, économistes, chercheurs en sciences de gestion) et des acteurs de la filière
(chambre d’agriculture, agriculteurs) a là aussi été initiée. Le projet a contribué à mieux
comprendre les interactions entre les variétés, entre celles-ci et le milieu, pour obtenir
des associations performantes, que ce soit en matière de rendement et de qualité, de
