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L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
pour estimer la part génétique des interactions sociales afin de traiter de questions relatives au bien-être animal. La génomique vient ainsi améliorer la prédiction des interactions entre animaux. L’influence d’un animal sur les performances des autres animaux
au sein d’un même groupe peut ainsi être modélisée et exploitée pour diminuer les comportements de cannibalisme chez la poule pondeuse (Alemu et al., 2016). Ces méthodes
peuvent être généralisées pour d’autres caractères d’intérêt qui restent à identifier dans
des systèmes agroécologiques.
La génétique animale repose actuellement soit sur la diversité de l’offre des reproducteurs pour l’adaptation aux besoins plus ou moins locaux (cas des ruminants), soit sur
une plus grande combinatoire de lignées pour le croisement (porc ou volailles). Mais le
niveau de diversité intratroupeau n’est pas un objectif en soi, alors que Blanc et al. (2013)
ont montré par la modélisation que les troupeaux diversifiés (diversité intrarace dans le
troupeau) sont plus stables, rejoignant ainsi des constats faits en génétique végétale
avec les mélanges variétaux et les mélanges d’espèces.
❚
❚ Les couverts forestiers
Dans le cas des forêts, deux voies sont favorisées pour valoriser la diversité génétique :
• celle de l’enrichissement génétique des peuplements, avec l’objectif de maintenir la
diversité (in situ) pour les climats de demain et de favoriser la création de la diversité en
mélangeant des pools génétiques qui se croiseront (provenances allochtones, variétés
améliorées de la même espèce, voire d’espèces apparentées avec lesquelles le peuplement en place peut s’hybrider) ;
• celle de l’utilisation d’espèces exotiques, voie qui n’est pas nouvelle et souvent présente dans des systèmes de plantation-replantation (cas du pin douglas). Les espèces
introduites peuvent se régénérer naturellement (cas du cèdre). Ce type de peuplement,
si sa diversité génétique est suffisante, présente l’avantage de limiter la consanguinité
dans les premières générations.
Ces deux stratégies, combinant plantation et régénération naturelle, enrichissement génétique et espèces introduites en régénération, comportent des risques et des avantages
qu’il faut évaluer, des incertitudes qu’il faut gérer.
●
Quelques exemples
❚
❚ Le projet Praise
Le projet Praise (soutenu par un financement de l’ANR) est focalisé sur la prairie temporaire semée plurispécifique, dont la diversité intra et interspécifique est une composante
jusqu’ici peu exploitée. L’objectif du projet était de poser les bases génétiques et écologiques de l’amélioration des espèces destinées à une utilisation en mélange, notamment
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
pour estimer la part génétique des interactions sociales afin de traiter de questions relatives au bien-être animal. La génomique vient ainsi améliorer la prédiction des interactions entre animaux. L’influence d’un animal sur les performances des autres animaux
au sein d’un même groupe peut ainsi être modélisée et exploitée pour diminuer les comportements de cannibalisme chez la poule pondeuse (Alemu et al., 2016). Ces méthodes
peuvent être généralisées pour d’autres caractères d’intérêt qui restent à identifier dans
des systèmes agroécologiques.
La génétique animale repose actuellement soit sur la diversité de l’offre des reproducteurs pour l’adaptation aux besoins plus ou moins locaux (cas des ruminants), soit sur
une plus grande combinatoire de lignées pour le croisement (porc ou volailles). Mais le
niveau de diversité intratroupeau n’est pas un objectif en soi, alors que Blanc et al. (2013)
ont montré par la modélisation que les troupeaux diversifiés (diversité intrarace dans le
troupeau) sont plus stables, rejoignant ainsi des constats faits en génétique végétale
avec les mélanges variétaux et les mélanges d’espèces.
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❚ Les couverts forestiers
Dans le cas des forêts, deux voies sont favorisées pour valoriser la diversité génétique :
• celle de l’enrichissement génétique des peuplements, avec l’objectif de maintenir la
diversité (in situ) pour les climats de demain et de favoriser la création de la diversité en
mélangeant des pools génétiques qui se croiseront (provenances allochtones, variétés
améliorées de la même espèce, voire d’espèces apparentées avec lesquelles le peuplement en place peut s’hybrider) ;
• celle de l’utilisation d’espèces exotiques, voie qui n’est pas nouvelle et souvent présente dans des systèmes de plantation-replantation (cas du pin douglas). Les espèces
introduites peuvent se régénérer naturellement (cas du cèdre). Ce type de peuplement,
si sa diversité génétique est suffisante, présente l’avantage de limiter la consanguinité
dans les premières générations.
Ces deux stratégies, combinant plantation et régénération naturelle, enrichissement génétique et espèces introduites en régénération, comportent des risques et des avantages
qu’il faut évaluer, des incertitudes qu’il faut gérer.
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Quelques exemples
❚
❚ Le projet Praise
Le projet Praise (soutenu par un financement de l’ANR) est focalisé sur la prairie temporaire semée plurispécifique, dont la diversité intra et interspécifique est une composante
jusqu’ici peu exploitée. L’objectif du projet était de poser les bases génétiques et écologiques de l’amélioration des espèces destinées à une utilisation en mélange, notamment
