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4. Valoriser la diversité génétique en sélection végétale et animale
croissance, à la phénologie et à l’architecture aérienne, mais il existe encore peu de
preuves expérimentales de ces relations. Des travaux prennent néanmoins ce parti pris
(Prieto et al., 2015 ; Meilhac et al., in press).
L’effet de la diversité génétique sur le fonctionnement des communautés végétales
constitue un front de recherche. Peu d’études se sont penchées sur le sujet. Certains
travaux récents (Zuppinger-Dingley et al., 2014 ; Prieto et al., 2015 ; Schöb et al., 2018)
montrent des effets de la diversité génétique sur le fonctionnement des communautés,
en particulier sur les prairies (Meilhac et al., 2019). Ces travaux s’inscrivent dans une
démarche d’analyse des relations entre la diversité génétique, le fonctionnement des
communautés et la fourniture de services écosystémiques dans les agroécosystèmes.
Des projets encore en cours ont pour objectif d’exploiter les avantages des mélanges
d’espèces, comme le projet ReMIX (Redesigning European Cropping Systems Based on
Species Mixtures), qui porte essentiellement sur les céréales et les légumineuses à graines
pour concevoir des systèmes de culture agroécologiques plus diversifiés et résilients
face aux aléas (économiques ou climatiques), moins dépendants des intrants (engrais
chimiques, pesticides…). Fondé sur une approche pluridisciplinaire et multi-acteurs, il a
vocation à produire de nouvelles connaissances transférables en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Il aborde les questions pratiques pour élaborer des
solutions adaptées à la production des principales cultures de céréales et dans les différentes conditions pédoclimatiques de l’Europe. Le projet intègre à la fois l’identification des besoins des utilisateurs finaux, la coconception des expérimentations au champ
et dans les exploitations agricoles et l’évaluation de nouvelles variétés et de pratiques.
La sélection participative est un autre type d’avancée scientifique. Elle s’est développée
sur les céréales. Elle modifie l’organisation de la sélection, prend en compte la valorisation des ressources génétiques et joue sur le choix des critères de sélection. La France
est particulièrement engagée dans cette voie.
❚
❚ Les animaux
En sélection animale, l’objectif de concilier progrès génétique et maintien de la diversité intrarace est un sujet ancien. L’objectif était alors soit de maximiser le progrès génétique à un niveau de consanguinité fixé, soit de ne pas dépasser un certain degré de
consanguinité à un niveau de progrès génétique fixé. Ces travaux reposaient uniquement sur l’utilisation des relations de parenté. L’application de ces méthodes a été bouleversée par le séquençage des génomes et par l’accès à un marquage dense du génome,
qui ont permis de caractériser et de piloter la diversité à un niveau bien plus fin qu’auparavant en analysant la variation de diversité en fonction de la région du génome. Cette
évolution a culminé avec la mise en œuvre de la sélection génomique, dont la publication fondatrice date de 2001 (Meuwissen et al., 2001). La généralisation d’outils de génotypage peu coûteux et l’amélioration des méthodes de calcul ont permis leur application
en routine chez les bovins depuis 2009. Des méthodes ont été récemment développées
4. Valoriser la diversité génétique en sélection végétale et animale
croissance, à la phénologie et à l’architecture aérienne, mais il existe encore peu de
preuves expérimentales de ces relations. Des travaux prennent néanmoins ce parti pris
(Prieto et al., 2015 ; Meilhac et al., in press).
L’effet de la diversité génétique sur le fonctionnement des communautés végétales
constitue un front de recherche. Peu d’études se sont penchées sur le sujet. Certains
travaux récents (Zuppinger-Dingley et al., 2014 ; Prieto et al., 2015 ; Schöb et al., 2018)
montrent des effets de la diversité génétique sur le fonctionnement des communautés,
en particulier sur les prairies (Meilhac et al., 2019). Ces travaux s’inscrivent dans une
démarche d’analyse des relations entre la diversité génétique, le fonctionnement des
communautés et la fourniture de services écosystémiques dans les agroécosystèmes.
Des projets encore en cours ont pour objectif d’exploiter les avantages des mélanges
d’espèces, comme le projet ReMIX (Redesigning European Cropping Systems Based on
Species Mixtures), qui porte essentiellement sur les céréales et les légumineuses à graines
pour concevoir des systèmes de culture agroécologiques plus diversifiés et résilients
face aux aléas (économiques ou climatiques), moins dépendants des intrants (engrais
chimiques, pesticides…). Fondé sur une approche pluridisciplinaire et multi-acteurs, il a
vocation à produire de nouvelles connaissances transférables en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique. Il aborde les questions pratiques pour élaborer des
solutions adaptées à la production des principales cultures de céréales et dans les différentes conditions pédoclimatiques de l’Europe. Le projet intègre à la fois l’identification des besoins des utilisateurs finaux, la coconception des expérimentations au champ
et dans les exploitations agricoles et l’évaluation de nouvelles variétés et de pratiques.
La sélection participative est un autre type d’avancée scientifique. Elle s’est développée
sur les céréales. Elle modifie l’organisation de la sélection, prend en compte la valorisation des ressources génétiques et joue sur le choix des critères de sélection. La France
est particulièrement engagée dans cette voie.
❚
❚ Les animaux
En sélection animale, l’objectif de concilier progrès génétique et maintien de la diversité intrarace est un sujet ancien. L’objectif était alors soit de maximiser le progrès génétique à un niveau de consanguinité fixé, soit de ne pas dépasser un certain degré de
consanguinité à un niveau de progrès génétique fixé. Ces travaux reposaient uniquement sur l’utilisation des relations de parenté. L’application de ces méthodes a été bouleversée par le séquençage des génomes et par l’accès à un marquage dense du génome,
qui ont permis de caractériser et de piloter la diversité à un niveau bien plus fin qu’auparavant en analysant la variation de diversité en fonction de la région du génome. Cette
évolution a culminé avec la mise en œuvre de la sélection génomique, dont la publication fondatrice date de 2001 (Meuwissen et al., 2001). La généralisation d’outils de génotypage peu coûteux et l’amélioration des méthodes de calcul ont permis leur application
en routine chez les bovins depuis 2009. Des méthodes ont été récemment développées
