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L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
des approches de l’économie circulaire pour réutiliser intelligemment les ressources localement ou plus globalement. Les dimensions spatiales et temporelles des flux de matière
méritent réflexion pour comprendre les avantages et les désavantages de l’utilisation de
produits ou de coproduits issus de l’agroécologie.
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❚ Les dimensions territoriale et internationale de l’organisation
des marchés
Les principales questions portent sur les impacts environnementaux de la localisation
des activités.
Quels sont les effets de l’essor de pratiques agroécologiques ou d’approches localisées
d’économie circulaire ? Cela peut-il conduire à une réorganisation des filières, des marchés ? On retrouve ici indirectement l’importance d’une réflexion systémique qui rejoint
celle de la bioéconomie.
Quelles sont les implications potentielles sur les autres pays, via les marchés, des options
françaises sur le développement de l’agroécologie ? Il faut aborder notamment la notion
de fuite, mécanisme selon lequel la délocalisation de productions fortement émettrices
de gaz à effet de serre vers des pays dotés d’une législation moins contraignante conduit
in fine à une augmentation de leurs émissions, mécanisme bien connu dans la littérature
consacrée au changement climatique.
Enfin, quelles sont les implications des multi-usages des produits et des coproduits pour
des marchés divers ? L’idée sous-jacente est d’expliciter les interactions entre l’organisation des activités à l’échelle régionale et à l’échelle internationale.
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❚ La cohérence du système
Les analyses multicritères permettent d’étudier la durabilité des systèmes selon différentes dimensions (économique, environnementale, sociale…) et d’expliciter la cohérence
du système. De manière complémentaire, il est nécessaire d’étudier comment vont s’articuler les systèmes agroécologiques, avec d’un côté les systèmes conventionnels qui
eux-mêmes évolueront, et de l’autre les systèmes en agriculture biologique. Les questions à aborder concernent tant la répartition des efforts respectifs que l’organisation
de leurs interrelations. Ainsi, sur quel(s) acteur(s) porte l’effort de la réduction des pressions sur le milieu ? L’agriculteur ne devant pas supporter seul cet effort, les acteurs,
dans une approche circulaire, sont tous concernés et parties prenantes pour trouver des
solutions pertinentes. Alors les formes d’organisation en amont et en aval de la production doivent être analysées pour comprendre leur impact sur le déploiement des pratiques agroécologiques. Il sera ainsi possible d’étudier le verrouillage des systèmes par
l’amont, notamment dans le cas des filières avec un degré élevé d’intégration. Enfin,
comment imaginer des systèmes mixtes comprenant des produits agricoles issus de pratiques agro écologiques et de pratiques conventionnelles, et de quelle manière ces systèmes peuvent-ils évoluer vers l’agroécologie ?
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