26
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
Ces interrogations se déclinent en une série de questions plus précises :
• de quoi parle-t-on quand on parle de produits issus de l’agroécologie ? Quels sont les
impacts des pratiques agroécologiques sur les produits, notamment sur les dimensions
nutritionnelles ? Quels sont les indicateurs pour les qualifier ?
• quelles sont les propriétés des différents produits, à la phase de production puis de
transformation, et pour quel degré de transformation (non transformé, différents niveaux
de formulation, stocké, emballé) ?
• quelles sont les approches technologiques nécessaires pour ces produits ?
• faut-il mélanger ces produits pour les homogénéiser ou, au contraire, les spécialiser
pour de nouvelles sources de valeurs (caractéristiques des produits, contexte de production, etc.) ?
• comment prendre en compte les coproduits pour une utilisation optimale des ressources
renouvelables, dans une vision intégrative de bioéconomie ?
Ce thème autour de la qualification des produits fondés sur les principes de l’agroécologie
et autour des enjeux de transformation associés à ces produits est très vaste. Il mène aux
questions des coproduits et des relations entre agroécologie et bioéconomie, incluant
l’économie circulaire, en particulier la réutilisation des produits partiellement consommés
ou utilisés. Certaines de ces questions sont déjà abordées dans le contexte de l’agriculture biologique et, plus largement, dans celui de la diversité des formes d’agriculture.
❚
❚ L’analyse des pratiques des consommateurs
et de leurs évolutions
Dans la mesure où les conséquences des pratiques agroécologiques sur les produits
seraient précisées, des liens peuvent être faits entre les produits qui en sont issus et les
pratiques des consommateurs :
• certaines caractéristiques des produits liées à l’agroécologie (environnementales, production locale ou non locale, conditionnement) font-elles l’objet d’un consentement à
payer et sur quelles bases ? Quelles sont les motivations des consommateurs à adhérer
à un contrat d’agriculture locale « agroécologique » ? Quel est le rôle des consommateurs dans le développement des approches agroécologiques ?
• sur quels fondements est-il important de communiquer avec les consommateurs pour
encourager l’adoption de ces produits ? Quel type d’étiquetage doit-on développer (voir
les travaux sur l’étiquetage nutritionnel
22
) ?
• comment positionner le produit (un standard minimum, une marque…) pour intégrer
une augmentation de la diversité de l’offre et une préférence pour des produits plus
hétérogènes ?
• quelle serait la perception des consommateurs vis-à-vis des produits non alimentaires issus de l’agroécologie (biomatériaux pour la construction, les fibres naturelles,
la cosmétique…) ?
22. Voir http://alimentation-sante.org/wp-content/uploads/2017/03/Rapport-CS-définitif-14-mars.pdf.
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
Ces interrogations se déclinent en une série de questions plus précises :
• de quoi parle-t-on quand on parle de produits issus de l’agroécologie ? Quels sont les
impacts des pratiques agroécologiques sur les produits, notamment sur les dimensions
nutritionnelles ? Quels sont les indicateurs pour les qualifier ?
• quelles sont les propriétés des différents produits, à la phase de production puis de
transformation, et pour quel degré de transformation (non transformé, différents niveaux
de formulation, stocké, emballé) ?
• quelles sont les approches technologiques nécessaires pour ces produits ?
• faut-il mélanger ces produits pour les homogénéiser ou, au contraire, les spécialiser
pour de nouvelles sources de valeurs (caractéristiques des produits, contexte de production, etc.) ?
• comment prendre en compte les coproduits pour une utilisation optimale des ressources
renouvelables, dans une vision intégrative de bioéconomie ?
Ce thème autour de la qualification des produits fondés sur les principes de l’agroécologie
et autour des enjeux de transformation associés à ces produits est très vaste. Il mène aux
questions des coproduits et des relations entre agroécologie et bioéconomie, incluant
l’économie circulaire, en particulier la réutilisation des produits partiellement consommés
ou utilisés. Certaines de ces questions sont déjà abordées dans le contexte de l’agriculture biologique et, plus largement, dans celui de la diversité des formes d’agriculture.
❚
❚ L’analyse des pratiques des consommateurs
et de leurs évolutions
Dans la mesure où les conséquences des pratiques agroécologiques sur les produits
seraient précisées, des liens peuvent être faits entre les produits qui en sont issus et les
pratiques des consommateurs :
• certaines caractéristiques des produits liées à l’agroécologie (environnementales, production locale ou non locale, conditionnement) font-elles l’objet d’un consentement à
payer et sur quelles bases ? Quelles sont les motivations des consommateurs à adhérer
à un contrat d’agriculture locale « agroécologique » ? Quel est le rôle des consommateurs dans le développement des approches agroécologiques ?
• sur quels fondements est-il important de communiquer avec les consommateurs pour
encourager l’adoption de ces produits ? Quel type d’étiquetage doit-on développer (voir
les travaux sur l’étiquetage nutritionnel
22
) ?
• comment positionner le produit (un standard minimum, une marque…) pour intégrer
une augmentation de la diversité de l’offre et une préférence pour des produits plus
hétérogènes ?
• quelle serait la perception des consommateurs vis-à-vis des produits non alimentaires issus de l’agroécologie (biomatériaux pour la construction, les fibres naturelles,
la cosmétique…) ?
22. Voir http://alimentation-sante.org/wp-content/uploads/2017/03/Rapport-CS-définitif-14-mars.pdf.
