12
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
Le suivi de processus et de flux entretenus dans un équilibre dynamique de la parcelle au paysage, autorisant à la fois l’exploitation et la reconstitution des stocks organiques et minéraux
et le développement de la vie dans les sols, est au cœur de cette reconception. L’agroécologie
forte implique donc d’aller au-delà de la simple optimisation des systèmes agricoles.
Dans une vision très intégrative, l’agroécologie ne peut se développer sans une demande de
la société, en cohérence avec les besoins de consommation alimentaire et leur organisation
dans des filières et des territoires ; certains auteurs intègrent ainsi dans l’agroécologie la
dimension de systèmes alimentaires (food system ; Francis et al., 2003 ; Gliessman, 2006).
La reconception en profondeur des agrosystèmes, comme celle des filières et de leur organisation dans les territoires, en cohérence avec les besoins de consommation est un processus adaptatif qui se construit en avançant, dans une trajectoire qui n’est pas définie au
préalable : la phase de transition apparaît donc comme un objet de recherche en tant que tel.
Cette reconception repose sur l’utilisation de principes issus de l’écologie. Une des motivations est de renforcer la résilience des agroécosystèmes, définie comme leur capacité à
s’adapter aux perturbations ou à revenir à un régime d’équilibre face à un contexte changeant. Devant les incertitudes liées au changement climatique, aux évolutions sociétales
ou à la volatilité des prix agricoles et alimentaires, la diversité biologique des agroécosystèmes peut constituer un facteur de résilience permettant d’atténuer les effets des
perturbations. La vulnérabilité des agrosystèmes, autrefois compensée par un recours de
court terme aux intrants, est désormais pensée au travers de leur résilience et d’une plus
grande stabilité des productions dont la diversité biologique serait un facteur essentiel.
Figure 2. La trajectoire des systèmes agricoles : d’une phase
de spécialisation à une reconception de systèmes diversifiés
fondée sur les principes de l’agroécologie (d’après Tittonell, 2014).
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
Le suivi de processus et de flux entretenus dans un équilibre dynamique de la parcelle au paysage, autorisant à la fois l’exploitation et la reconstitution des stocks organiques et minéraux
et le développement de la vie dans les sols, est au cœur de cette reconception. L’agroécologie
forte implique donc d’aller au-delà de la simple optimisation des systèmes agricoles.
Dans une vision très intégrative, l’agroécologie ne peut se développer sans une demande de
la société, en cohérence avec les besoins de consommation alimentaire et leur organisation
dans des filières et des territoires ; certains auteurs intègrent ainsi dans l’agroécologie la
dimension de systèmes alimentaires (food system ; Francis et al., 2003 ; Gliessman, 2006).
La reconception en profondeur des agrosystèmes, comme celle des filières et de leur organisation dans les territoires, en cohérence avec les besoins de consommation est un processus adaptatif qui se construit en avançant, dans une trajectoire qui n’est pas définie au
préalable : la phase de transition apparaît donc comme un objet de recherche en tant que tel.
Cette reconception repose sur l’utilisation de principes issus de l’écologie. Une des motivations est de renforcer la résilience des agroécosystèmes, définie comme leur capacité à
s’adapter aux perturbations ou à revenir à un régime d’équilibre face à un contexte changeant. Devant les incertitudes liées au changement climatique, aux évolutions sociétales
ou à la volatilité des prix agricoles et alimentaires, la diversité biologique des agroécosystèmes peut constituer un facteur de résilience permettant d’atténuer les effets des
perturbations. La vulnérabilité des agrosystèmes, autrefois compensée par un recours de
court terme aux intrants, est désormais pensée au travers de leur résilience et d’une plus
grande stabilité des productions dont la diversité biologique serait un facteur essentiel.
Figure 2. La trajectoire des systèmes agricoles : d’une phase
de spécialisation à une reconception de systèmes diversifiés
fondée sur les principes de l’agroécologie (d’après Tittonell, 2014).
