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Conclusions
graines…). Du fait du principe de réduction des intrants, les solutions pour réduire fortement une population de bioagresseurs qui serait devenue trop abondante n’existent
plus en agroécologie. Les déficits, les accumulations, toutes les dynamiques doivent donc
mieux s’anticiper en prenant en compte les courts et moyens termes. D’autres services
écosystémiques que la seule production de biomasse sont visés. La gestion des activités
agricoles n’est donc plus « prédéterminée », mais adaptative : les objectifs et règles de
décision peuvent évoluer en fonction des informations disponibles, sur le court terme
comme sur le long terme, au fur et à mesure des variations de l’état du « système » et
en arbitrant entre services écosystémiques.
Les systèmes menés en agroécologie vont davantage dépendre d’effets de voisinage, d’éléments du paysage que dans le cas de systèmes qui s’appuient moins sur les processus écologiques. La gestion devra donc prendre en compte des étendues spatiales supérieures à
celles de la parcelle ou de l’exploitation. Les exploitations engagées dans l’agroécologie
vont disposer de ressources (herbe, composts…) dans certaines portions de territoires qui
pourront être utilisées à d’autres endroits. Les échanges seront plus importants à considérer. Dans le cas des pathogènes, des nutriments ou des bioagresseurs, il s’agira notamment de raisonner à l’échelle de métapopulations ou de paysages. Enfin, les acteurs de la
collecte (coopératives) et des industries de transformation sont importants dans la transition
agroécologique, notamment sur les questions de leur coordination au sein d’un territoire.
Ces questions de changements d’échelle sont complexes du fait que les solutions sont très
situées dans le temps et l’espace, donc très dépendantes des conditions locales, s’inscrivant nécessairement dans le cadre d’une gestion adaptative. La généricité dans la mise
en œuvre de transitions agroécologiques ne va pas résider dans des solutions techniques,
mais plutôt dans les cadres et les outils pour favoriser la capacité d’adaptation des acteurs.
Il s’agit aussi de monter en compétence dans le domaine de l’économie circulaire, en prenant en compte : une circularité des flux de la matière ; des business models innovants
pour la favoriser ; une adaptation aux conditions locales accompagnant ces circularités
et préservant les milieux. Les approches en écologie industrielle peuvent y contribuer,
de même que les approches les plus récentes en analyse du cycle de vie qui visent une
régionalisation du calcul des impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires. Une réflexion sur l’agro-logistique, en particulier sur l’impact environnemental du
transport des produits issus de l’agroécologie, est aussi à mener.
Des projets de territoires d’innovation ont été développés et la dynamique initiée peut
être mise à profit pour construire des actions inter et transdisciplinaires dans un contexte
favorable aux interactions avec les porteurs d’enjeux. Les projets « Dijon, territoire
modèle du système alimentaire durable de 2030 », « Acteurs économiques et citoyens
construisent les territoires viticoles responsables et innovants de demain », « Terres de
Sources », « Champs du possible, villes du futur » abordent de manière plus ou moins
forte des problématiques d’agroécologie. De ces initiatives territoriales, il faudra capitaliser, déterminer ce qui est généricité et spécifique, passer de ces initiatives ancrées
sur des conditions et des objectifs locaux à d’autres échelles.
Conclusions
graines…). Du fait du principe de réduction des intrants, les solutions pour réduire fortement une population de bioagresseurs qui serait devenue trop abondante n’existent
plus en agroécologie. Les déficits, les accumulations, toutes les dynamiques doivent donc
mieux s’anticiper en prenant en compte les courts et moyens termes. D’autres services
écosystémiques que la seule production de biomasse sont visés. La gestion des activités
agricoles n’est donc plus « prédéterminée », mais adaptative : les objectifs et règles de
décision peuvent évoluer en fonction des informations disponibles, sur le court terme
comme sur le long terme, au fur et à mesure des variations de l’état du « système » et
en arbitrant entre services écosystémiques.
Les systèmes menés en agroécologie vont davantage dépendre d’effets de voisinage, d’éléments du paysage que dans le cas de systèmes qui s’appuient moins sur les processus écologiques. La gestion devra donc prendre en compte des étendues spatiales supérieures à
celles de la parcelle ou de l’exploitation. Les exploitations engagées dans l’agroécologie
vont disposer de ressources (herbe, composts…) dans certaines portions de territoires qui
pourront être utilisées à d’autres endroits. Les échanges seront plus importants à considérer. Dans le cas des pathogènes, des nutriments ou des bioagresseurs, il s’agira notamment de raisonner à l’échelle de métapopulations ou de paysages. Enfin, les acteurs de la
collecte (coopératives) et des industries de transformation sont importants dans la transition
agroécologique, notamment sur les questions de leur coordination au sein d’un territoire.
Ces questions de changements d’échelle sont complexes du fait que les solutions sont très
situées dans le temps et l’espace, donc très dépendantes des conditions locales, s’inscrivant nécessairement dans le cadre d’une gestion adaptative. La généricité dans la mise
en œuvre de transitions agroécologiques ne va pas résider dans des solutions techniques,
mais plutôt dans les cadres et les outils pour favoriser la capacité d’adaptation des acteurs.
Il s’agit aussi de monter en compétence dans le domaine de l’économie circulaire, en prenant en compte : une circularité des flux de la matière ; des business models innovants
pour la favoriser ; une adaptation aux conditions locales accompagnant ces circularités
et préservant les milieux. Les approches en écologie industrielle peuvent y contribuer,
de même que les approches les plus récentes en analyse du cycle de vie qui visent une
régionalisation du calcul des impacts environnementaux des produits agricoles et alimentaires. Une réflexion sur l’agro-logistique, en particulier sur l’impact environnemental du
transport des produits issus de l’agroécologie, est aussi à mener.
Des projets de territoires d’innovation ont été développés et la dynamique initiée peut
être mise à profit pour construire des actions inter et transdisciplinaires dans un contexte
favorable aux interactions avec les porteurs d’enjeux. Les projets « Dijon, territoire
modèle du système alimentaire durable de 2030 », « Acteurs économiques et citoyens
construisent les territoires viticoles responsables et innovants de demain », « Terres de
Sources », « Champs du possible, villes du futur » abordent de manière plus ou moins
forte des problématiques d’agroécologie. De ces initiatives territoriales, il faudra capitaliser, déterminer ce qui est généricité et spécifique, passer de ces initiatives ancrées
sur des conditions et des objectifs locaux à d’autres échelles.
