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L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
pour mieux collecter et utiliser des données actuellement dispersées ou non compatibles
entre elles. Cet enjeu, déjà identifié pour les dispositifs expérimentaux de la recherche,
est plus critique encore pour les dispositifs impliquant des acteurs externes, le recueil
des données étant pour eux l’objet de compromis, entre le temps de collecte et l’utilité
des données dans le pilotage de leur activité.
Des expérimentations et des observations en sciences humaines et sociales, à grande
échelle, relatives aux perceptions, aux freins et leviers, aux politiques publiques doivent se
généraliser, être plus encore intégrées dès la coconception des actions. À titre d’exemple,
les recherches sur les différentes fonctions assurées par le paysage demeurent compartimentées, les sciences économiques et sociologiques étant souvent absentes ou intégrées en aval des recherches.
●
App réhender le risque et l’incertitude :
modélisation et partage d’expériences
La transition agroécologique entraîne une remise en cause de pratiques bien établies et contrôlées par l’apport d’intrants, sans que soit définis d’avance une cible, un système meilleur ou dominant. Ce changement représente une importante prise de risque,
au niveau de chaque exploitant, et probablement plus encore au niveau d’une filière qui
va devoir gérer une plus grande diversité d’acteurs, de produits et de risques. Les conséquences se situent aussi au niveau du consommateur, qui peut choisir d’encourager ou
d’ignorer la diversification des systèmes selon son comportement d’acheteur.
Trois approches paraissent incontournables :
• la modélisation, pour augmenter la capacité prédictive de l’évolution des systèmes agricoles à différentes échelles de temps ; cette modélisation doit s’assortir d’approches sur
l’incertitude pour mieux piloter des agrosystèmes nouveaux ; elle doit aider à identifier
des impasses, des risques, des capacités de robustesse et de résilience ;
• l’apprentissage collectif, par le partage d’expériences, de savoirs d’origines diverses,
s’inscrivant dans une démarche de sciences participatives, pour enrichir les degrés d’innovation et leur test dans différentes conditions ;
• l’analyse de la perception et l’objectivation du risque, de son accompagnement du
point de vue socio-économique.
●
Le n écessaire changement d’échelle
et de niveau d’organisation
L’agroécologie demande de tenir compte d’objectifs de court terme (besoin immédiat
de la plante en azote, régulation des mauvaises herbes qui concurrencent la culture…)
et de moyen terme (maintien de la fertilité des sols, inoculum de ravageurs, banques de
L’AGROÉCOLOGIE : RECHERCHES POUR LA TRANSITION DES FILIÈRES ET DES TERRITOIRES
pour mieux collecter et utiliser des données actuellement dispersées ou non compatibles
entre elles. Cet enjeu, déjà identifié pour les dispositifs expérimentaux de la recherche,
est plus critique encore pour les dispositifs impliquant des acteurs externes, le recueil
des données étant pour eux l’objet de compromis, entre le temps de collecte et l’utilité
des données dans le pilotage de leur activité.
Des expérimentations et des observations en sciences humaines et sociales, à grande
échelle, relatives aux perceptions, aux freins et leviers, aux politiques publiques doivent se
généraliser, être plus encore intégrées dès la coconception des actions. À titre d’exemple,
les recherches sur les différentes fonctions assurées par le paysage demeurent compartimentées, les sciences économiques et sociologiques étant souvent absentes ou intégrées en aval des recherches.
●
App réhender le risque et l’incertitude :
modélisation et partage d’expériences
La transition agroécologique entraîne une remise en cause de pratiques bien établies et contrôlées par l’apport d’intrants, sans que soit définis d’avance une cible, un système meilleur ou dominant. Ce changement représente une importante prise de risque,
au niveau de chaque exploitant, et probablement plus encore au niveau d’une filière qui
va devoir gérer une plus grande diversité d’acteurs, de produits et de risques. Les conséquences se situent aussi au niveau du consommateur, qui peut choisir d’encourager ou
d’ignorer la diversification des systèmes selon son comportement d’acheteur.
Trois approches paraissent incontournables :
• la modélisation, pour augmenter la capacité prédictive de l’évolution des systèmes agricoles à différentes échelles de temps ; cette modélisation doit s’assortir d’approches sur
l’incertitude pour mieux piloter des agrosystèmes nouveaux ; elle doit aider à identifier
des impasses, des risques, des capacités de robustesse et de résilience ;
• l’apprentissage collectif, par le partage d’expériences, de savoirs d’origines diverses,
s’inscrivant dans une démarche de sciences participatives, pour enrichir les degrés d’innovation et leur test dans différentes conditions ;
• l’analyse de la perception et l’objectivation du risque, de son accompagnement du
point de vue socio-économique.
●
Le n écessaire changement d’échelle
et de niveau d’organisation
L’agroécologie demande de tenir compte d’objectifs de court terme (besoin immédiat
de la plante en azote, régulation des mauvaises herbes qui concurrencent la culture…)
et de moyen terme (maintien de la fertilité des sols, inoculum de ravageurs, banques de
