Marqueurs tumoraux
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libérés par le système SO, - Me,N dans la diméthylformamide. On introduit
ensuite les fonctions amines par hydrogénation catalytique, et on procède à la
N-sulfation dans l’eau (pH 9 3 , avec le même complexe SO, - Me,NL8] L91.
17.4 MARQUEURS TUMORAUX
17.4.1 Méthode de recherche
Les recherches décrites dans ce paragraphe et le
sont, en fin de
compte, des analyses de la composition des surfaces cellulaires en molécules
diverses. Si elles apparaissent comme à la frontière de la chimie organique, c’est
parce que la complexité du problème et les difficultés expérimentales imposent le
recours aux méthodes très fines de l’immunochimie. C’est aussi parce que les
objectifs sont la résolution de problèmes biologiques ou médicaux. La voie d’approche la plus employée est de susciter chez un animal la formation d’anticorps
par immunisation avec des cellules entières ou leur membrane. On obtient avec
une cellule déterminée un mélange d’anticorps, qui sont séparés et reproduits à
plus grande échelle par la technique des hybridomes (voir le paragraphe 15.2). Un
grand nombre de ces anticorps monoclonaux ont été préparés de cette façon. I1
faut alors déterminer leur spécificité, ce qui n’est pas un problème simple. I1 faut
disposer d’une collection d’antigènes dont la structure est connue et les essayer
tour à tour pour trouver ceux qui se combinent à un anticorps monoclonal donné.
Des considérations d’analogie chimique ou une intuition biologique ou médicale
peuvent guider la recherche. Lorsqu’on a trouvé qu’une molécule est antigénique,
il faut reconnaître sa partie active dans la combinaison immunochimique, le déterminant. En effet, sur la surface des cellules, ce déterminant pourra s’exprimer sur
des molécules différentes de celles de l’antigène qui a servi à caractériser l’anticorps. Finalement, dans l’hypothèse optimiste, l’immunochimiste a à sa disposition une batterie d’anticorps monoclonaux, chacun doué d’une spécificité particulière, qui permet de prouver l’existence de certains éléments de structure sur la
surface d’une cellule. Toutes les spécificités découvertes de cette façon correspondent à des antigènes oligosaccharidiques, voisins des antigènes des groupes
sanguins ABH. Les déterminants sont portés soit par des glycolipides, soit par des
protéines.
Le lecteur pourra mettre en doute la rigueur de cette méthode : on ne pourrait
pas découvrir un déterminant radicalement nouveau en testant des anticorps
monoclonaux avec des antigènes déjà parfaitement connus. On peut, en tout cas,
après avoir découvert une séquence active, la modifier chimiquement ou enzymatiquement de façon à créer une structure originale. Si cette modification augmente la réactivité immunitaire, on se rapproche de la spécificité authentique de l’anticorps monoclonal sous étude. On peut ainsi découvrir un déterminant encore
inconnu. Quoi qu’il en soit les anticorps monoclonaux ont servi à mettre en évidence des différences entre cellules embryonnaires et adultes, entre cellules nor-
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