Le pentasaccharide actif de l’héparine
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syl, ce qui donne le glycopeptide 17.6. C’est sur l’unité 0-D-GlcUA que va maintenant se construire la chaîne du glycosaminoglycane par addition alternée d’unités a-D-GlcNAc et P-D-GlcUA. Le motif périodique est alors 17.7. Cette chaîne
régulière subit dans l’ordre, les modifications qui suivent : a) dé N-acétylation et
sulfation de l’azote, qui remplacent -NHAc par NHS0,H ; b) épimérisation en
C(5) qui transforme le résidu D-glucuronique en L-iduronique ; c) sulfation de
l’oxygène O(2) du résidu iduronique ; d) sulfation de la fonction alcool primaire.
La nouvelle chaîne est principalement constituée d’éléments disaccharidiques
17.8, mais il y a parfois des arrêts en cours de route, si bien que les chaînes
deviennent hétérogènes. Le poids moléculaire est 60 O00 - 100 000, mais il y a
ensuite une hydrolyse de certaines liaisons peptidiques et glycosidiques qui donnent finalement un mélange de poids moléculaire 5 000-25 000.
17.3.3 Dégradation de l’héparine
Le motif 17.8 reste dominant. La liaison sulfamique est hydrolysée en milieu
acide et l’hydrolyse acide donne le chlorhydrate de la glucosamine comme unique
sucre aminé. Le traitement par l’acide nitreux en milieu acide donne principalement le disaccharide 17.9. La rupture de la liaison glycosidique et la régression de
cycle s’observent déjà sur le méthyl a-D-glucosaminide, dont le réarrangement
est représenté schématiquement à la figure 17.1. En raison de l’instabilité d’un ion
carbénium sur C(2), le départ d’azote est probablement concerté avec l’attaque
par la liaison C( 1)-O@). La régression de cycle donne alors un ion oxocarbénium,
qui donne avec l’eau un hémi-acétal instable dans ces conditions. Celui-ci est vite
hydrolysé en aldéhyde et méthanol.
On sait induire des enzymes capables de dégrader l’héparine, l’héparinase et
l’héparanase, chez la bactérie Flavobacterium heparinum, en cultivant cet organisme sur des polysaccharides de la même famille. Le produit de clivage est alors
6HOMe
èH
‘OMe
Figure 17.1 Réarrangement d’un glycoside d’amino-sucre par désamination nitreuse.
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syl, ce qui donne le glycopeptide 17.6. C’est sur l’unité 0-D-GlcUA que va maintenant se construire la chaîne du glycosaminoglycane par addition alternée d’unités a-D-GlcNAc et P-D-GlcUA. Le motif périodique est alors 17.7. Cette chaîne
régulière subit dans l’ordre, les modifications qui suivent : a) dé N-acétylation et
sulfation de l’azote, qui remplacent -NHAc par NHS0,H ; b) épimérisation en
C(5) qui transforme le résidu D-glucuronique en L-iduronique ; c) sulfation de
l’oxygène O(2) du résidu iduronique ; d) sulfation de la fonction alcool primaire.
La nouvelle chaîne est principalement constituée d’éléments disaccharidiques
17.8, mais il y a parfois des arrêts en cours de route, si bien que les chaînes
deviennent hétérogènes. Le poids moléculaire est 60 O00 - 100 000, mais il y a
ensuite une hydrolyse de certaines liaisons peptidiques et glycosidiques qui donnent finalement un mélange de poids moléculaire 5 000-25 000.
17.3.3 Dégradation de l’héparine
Le motif 17.8 reste dominant. La liaison sulfamique est hydrolysée en milieu
acide et l’hydrolyse acide donne le chlorhydrate de la glucosamine comme unique
sucre aminé. Le traitement par l’acide nitreux en milieu acide donne principalement le disaccharide 17.9. La rupture de la liaison glycosidique et la régression de
cycle s’observent déjà sur le méthyl a-D-glucosaminide, dont le réarrangement
est représenté schématiquement à la figure 17.1. En raison de l’instabilité d’un ion
carbénium sur C(2), le départ d’azote est probablement concerté avec l’attaque
par la liaison C( 1)-O@). La régression de cycle donne alors un ion oxocarbénium,
qui donne avec l’eau un hémi-acétal instable dans ces conditions. Celui-ci est vite
hydrolysé en aldéhyde et méthanol.
On sait induire des enzymes capables de dégrader l’héparine, l’héparinase et
l’héparanase, chez la bactérie Flavobacterium heparinum, en cultivant cet organisme sur des polysaccharides de la même famille. Le produit de clivage est alors
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Figure 17.1 Réarrangement d’un glycoside d’amino-sucre par désamination nitreuse.
