La réaction immunochimique in vitro
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tiel 15.3. Naturellement, il y a beaucoup de chaînes latérales aminées dans la sérumalbumine bovine, donc beaucoup de molécules d’oligosaccharide fixé. I1 y aura
ainsi plusieurs épitopes d’un même anticorps. L‘antigène est dit multivalent.
Cette petite molécule couplée à un support macromoléculaire pour susciter la
formation d’un anticorps s’appelle un haptène. La technique de fixation du haptène sur un transporteur macromoléculaire a permis la préparation d’anticorps
dirigés contre un grand nombre de structures chimiques, certaines totalement
étrangères à l’économie du monde vivant. Un inconvénient de cette technique,
c’est qu’elle suscite également la formation d’anticorps dirigés contre la molécule transporteuse et parfois l’ancre d’accrochage.
15.3.2 Physicochimie de la réaction immunochimique
Les forces de la liaison impliquées sont des attractions électrostatiques entre
sites chargés, comme un site -NHi porté par la lysine et un carboxylate, des forces
de Van der Waals et des liaisons hydrogène. On prévoit que les deux premiers
types de force, qui augmentent rapidement quand la distance diminue, seront
d’autant plus efficaces que meilleure sera la complémentarité. On parle aussi d’interactions hydrophobes, du fait qu’une exacte complémentarité chasse les molécules d’eau entre les sites correspondants. Ces interactions pourraient se manifester entre les résidus << hydrophobes », valine, leucine, phénylalanine, etc. Cette
notion, développée au chapitre 11, sous-entend que la diminution de l’aire de
contact de ces résidus avec l’eau est en elle-même un facteur favorable. Toutes ces
interactions sont réversibles : si on introduit un complexe haptène-anticorps en
solution dans un sac à dialyse, le haptène peut seul diffuser à travers la paroi et
son élimination de la solution intérieure au sac entraîne la dissociation complète
par déplacement de l’équilibre.
La réaction d’un site de l’anticorps Ab avec une molécule de haptène H (ou de
l’antigène monovalent de même spécificité) est équilibrée, avec une constante k
fonction de la température (15.1) et il lui correspond une variation d’enthalpie
libre donnée par (1 5.2)
(15.1)
k12
[Ab - H]
[Ab] [HI =
A b + H
A b - H
k12
( 1 5.2)
AG” = - RT log k
La vitesse de l’association est toujours très grande, k , , = lo6 - 108 mol-’ s-’.
Comme il y un large éventail de constantes d’équilibre k, égales à k,,lk,,, il y a
un étalement comparable des valeurs de k,,.
En fait la situation est loin d’être aussi simple : il y a deux sites de combinaison à l’antigène sur les immunoglobulines IgG, IgD et IgE, mais pour les deux
autres, il peut y avoir association de plusieurs unités fondamentales Ig analogues
à celle qui est esquissée à la figure 15.1, si bien qu’il y a dix sites de combinaison
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tiel 15.3. Naturellement, il y a beaucoup de chaînes latérales aminées dans la sérumalbumine bovine, donc beaucoup de molécules d’oligosaccharide fixé. I1 y aura
ainsi plusieurs épitopes d’un même anticorps. L‘antigène est dit multivalent.
Cette petite molécule couplée à un support macromoléculaire pour susciter la
formation d’un anticorps s’appelle un haptène. La technique de fixation du haptène sur un transporteur macromoléculaire a permis la préparation d’anticorps
dirigés contre un grand nombre de structures chimiques, certaines totalement
étrangères à l’économie du monde vivant. Un inconvénient de cette technique,
c’est qu’elle suscite également la formation d’anticorps dirigés contre la molécule transporteuse et parfois l’ancre d’accrochage.
15.3.2 Physicochimie de la réaction immunochimique
Les forces de la liaison impliquées sont des attractions électrostatiques entre
sites chargés, comme un site -NHi porté par la lysine et un carboxylate, des forces
de Van der Waals et des liaisons hydrogène. On prévoit que les deux premiers
types de force, qui augmentent rapidement quand la distance diminue, seront
d’autant plus efficaces que meilleure sera la complémentarité. On parle aussi d’interactions hydrophobes, du fait qu’une exacte complémentarité chasse les molécules d’eau entre les sites correspondants. Ces interactions pourraient se manifester entre les résidus << hydrophobes », valine, leucine, phénylalanine, etc. Cette
notion, développée au chapitre 11, sous-entend que la diminution de l’aire de
contact de ces résidus avec l’eau est en elle-même un facteur favorable. Toutes ces
interactions sont réversibles : si on introduit un complexe haptène-anticorps en
solution dans un sac à dialyse, le haptène peut seul diffuser à travers la paroi et
son élimination de la solution intérieure au sac entraîne la dissociation complète
par déplacement de l’équilibre.
La réaction d’un site de l’anticorps Ab avec une molécule de haptène H (ou de
l’antigène monovalent de même spécificité) est équilibrée, avec une constante k
fonction de la température (15.1) et il lui correspond une variation d’enthalpie
libre donnée par (1 5.2)
(15.1)
k12
[Ab - H]
[Ab] [HI =
A b + H
A b - H
k12
( 1 5.2)
AG” = - RT log k
La vitesse de l’association est toujours très grande, k , , = lo6 - 108 mol-’ s-’.
Comme il y un large éventail de constantes d’équilibre k, égales à k,,lk,,, il y a
un étalement comparable des valeurs de k,,.
En fait la situation est loin d’être aussi simple : il y a deux sites de combinaison à l’antigène sur les immunoglobulines IgG, IgD et IgE, mais pour les deux
autres, il peut y avoir association de plusieurs unités fondamentales Ig analogues
à celle qui est esquissée à la figure 15.1, si bien qu’il y a dix sites de combinaison
