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Antigènes et anticorps. Lectines
15.3.1 Haptènes
Nous avons décrit en termes généraux, au paragraphe 15.1, le site récepteur des
immunoglobulines, constitué par le rapprochement des boucles hypervariables à
l’extrémité des chaînes L et H. Nous allons maintenant nous préoccuper du site
complémentaire sur les antigènes. I1 peut y avoir plusieurs sites antigéniques chimiquement différents (ou de conformations stables différentes) sur une même
molécule d’antigène et on retrouvera alors les anticorps correspondants mélangés
dans I’antisérum. On arrive éventuellement à reconnaître la nature chimique des
sites dans certains cas. Cette séquence particulière de l’antigène s’appelle un
déterminant antigénique, nom quelques fois remplacé dans les textes modernes
par épitope. I1 peut arriver que cet épitope soit un résidu oligosaccharidique et que
l’oligosaccharide libre correspondant soit disponible par ailleurs, à partir d’une
source naturelle ou par synthèse. Cette petite molécule, ajoutée à une solution de
l’anticorps monoclonal suscité contre la grosse molécule de l’antigène, se combine réversiblement à cet anticorps. I1 y a plusieurs démonstrations de cette association, dont l’une repose sur les expériences d’inhibition décrites plus loin.
Cependant elle n’est pas antigénique et ne suscite pas la formation d’un anticorps
quand elle est introduite dans la circulation sanguine. Pour être antigénique, une
molécule doit avoir une masse moléculaire d’au moins 3000 D et de préférence
supérieure à 10 000 D. I1 arrive qu’on puisse tourner la difficulté en attachant
l’oligosaccharide de façon covalente à une macromolécule transporteuse, le plus
souvent une protéine, par exemple la sérumalbumine bovine. L‘attachement a lieu
en utilisant les fonctions des chaînes latérales des résidus acides aminés de la chaîne peptidique, presque toujours les fonctions aminées. I1 est évident que le problème a un grand nombre de solutions. Cune d’entre elles consiste à préparer un
glycoside 15.1 de l’ester méthylique de l’acide 9-hydroxynonanoïque qui est
transformé en azoture d’acyle 15.2 par des traitements successifs classiques par
l’hydrazine et l’acide nitreux. Ces dérivés réagissent sur les amines primaires pour
donner une amide et, de cette façon I’oligosaccharide est fixé selon le schéma par15.1 R=OMe
15.2 R=N,
15.3
Antigènes et anticorps. Lectines
15.3.1 Haptènes
Nous avons décrit en termes généraux, au paragraphe 15.1, le site récepteur des
immunoglobulines, constitué par le rapprochement des boucles hypervariables à
l’extrémité des chaînes L et H. Nous allons maintenant nous préoccuper du site
complémentaire sur les antigènes. I1 peut y avoir plusieurs sites antigéniques chimiquement différents (ou de conformations stables différentes) sur une même
molécule d’antigène et on retrouvera alors les anticorps correspondants mélangés
dans I’antisérum. On arrive éventuellement à reconnaître la nature chimique des
sites dans certains cas. Cette séquence particulière de l’antigène s’appelle un
déterminant antigénique, nom quelques fois remplacé dans les textes modernes
par épitope. I1 peut arriver que cet épitope soit un résidu oligosaccharidique et que
l’oligosaccharide libre correspondant soit disponible par ailleurs, à partir d’une
source naturelle ou par synthèse. Cette petite molécule, ajoutée à une solution de
l’anticorps monoclonal suscité contre la grosse molécule de l’antigène, se combine réversiblement à cet anticorps. I1 y a plusieurs démonstrations de cette association, dont l’une repose sur les expériences d’inhibition décrites plus loin.
Cependant elle n’est pas antigénique et ne suscite pas la formation d’un anticorps
quand elle est introduite dans la circulation sanguine. Pour être antigénique, une
molécule doit avoir une masse moléculaire d’au moins 3000 D et de préférence
supérieure à 10 000 D. I1 arrive qu’on puisse tourner la difficulté en attachant
l’oligosaccharide de façon covalente à une macromolécule transporteuse, le plus
souvent une protéine, par exemple la sérumalbumine bovine. L‘attachement a lieu
en utilisant les fonctions des chaînes latérales des résidus acides aminés de la chaîne peptidique, presque toujours les fonctions aminées. I1 est évident que le problème a un grand nombre de solutions. Cune d’entre elles consiste à préparer un
glycoside 15.1 de l’ester méthylique de l’acide 9-hydroxynonanoïque qui est
transformé en azoture d’acyle 15.2 par des traitements successifs classiques par
l’hydrazine et l’acide nitreux. Ces dérivés réagissent sur les amines primaires pour
donner une amide et, de cette façon I’oligosaccharide est fixé selon le schéma par15.1 R=OMe
15.2 R=N,
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