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Antigènes et anticorps. Lectines
à l’antigène sur les IgM et deux ou quatre sur les IgA. On dit que ces anticorps
sont déca-, di- ou tétravalents. Les antigènes et les conjugués hapténiques peuvent
aussi être multivalents. Par exemple, sur un antigène artificiel préparé par couplage d’un haptène avec une protéine, il peut y avoir un site de combinaison lié à
chaque résidu lysine de la molécule porteuse. Les polysaccharides bactériens,
dont l’étude est une branche importante de l’immunochimie, sont constitués
d’unités oligosaccharidiques répétitives. I1 peut y avoir jusqu’à 40 sites de combinaison. La réaction entre antigène et anticorps multivalents est donc très compliquée et donne des produits de composition continûment variable en fonction
des proportions de réactif. Elle est non stœchiométrique. Les formules (15.3) et
(15.4) n’ont pas un sens physicochimique rigoureux, mais décrivent approximativement une moyenne de sous-réactions.
(15.3)
(15.4)
AG” = - RT log k
On peut toujours calculer un chiffre k, à partir des concentrations mesurables
[Ag-Ab] de l’antigène libre et combiné. Ces valeurs de k, comprises entre IO3 et
10” mol-’, sont une mesure pratique de l’affinité de l’anticorps pour l’antigène.
Dans ces situations de liaisons multiples on emploie à la place d’affinité le mot
<< avidité », pour mieux souligner le caractère empirique des mesures. La multivalence de l’anticorps et de l’antigène entraîne une augmentation notable de k. On
peut le comprendre qualitativement : la rupture d’une liaison sur un seul site ne
rompt pas l’association, puisqu’il y a encore des liaisons en d’autres sites d’accrochage. On calcule que AG” varie de -6 à -11 kcal mol-’ et AH”, de -4 à
- 13 kcal mol-’. L‘entropie d’association est presque toujours positive.
Même un épitope parfaitement défini sur une molécule d’antigène entraîne la
formation de plusieurs anticorps monoclonaux, qui diffèrent les uns des autres par
la structure du site de combinaison et l’affinité. C’est très compréhensible d’après
le mécanisme de multiplication exposé au paragraphe 15.2. Ce qu’il faut noter
maintenant, c’est que la spécificité de chacun de ces anticorps monoclonaux n’est
pas rigoureuse. Elle est souvent élevée, mais on peut observer aussi l’association
avec des molécules voisines. Dans ce cas-là, la constante d’association est plus
faible. Par exemple, un épitope oligosaccharidique peut correspondre à un enchaînement de six résidus monosaccharidiques (hexasaccharide). Avec l’antigène
monoclonal spécifique de cet enchaînement, on observera encore des associations, avec constantes d’affinités rapidement décroissantes, des pentasaccharides,
tétrasaccharides, etc. obtenus en élaguant un, deux résidus monosaccharidiques,
etc. à partir d’une extrémité de l’hexasaccharide. Par ailleurs, si la suppression,
par exemple, d’un hydroxyle, en un point déterminé d’un oligosaccharide par une
méthode chimique, change peu - ou ne change pas du tout - l’association avec
l’anticorps correspondant, on en conclut qu’il ne participe pas à la liaison. Comme
l’anticorps ne << voit D que le nuage électronique frontière du haptène. on peut
imaginer des répartitions d’atomes et donc une molécule radicalement différents
Antigènes et anticorps. Lectines
à l’antigène sur les IgM et deux ou quatre sur les IgA. On dit que ces anticorps
sont déca-, di- ou tétravalents. Les antigènes et les conjugués hapténiques peuvent
aussi être multivalents. Par exemple, sur un antigène artificiel préparé par couplage d’un haptène avec une protéine, il peut y avoir un site de combinaison lié à
chaque résidu lysine de la molécule porteuse. Les polysaccharides bactériens,
dont l’étude est une branche importante de l’immunochimie, sont constitués
d’unités oligosaccharidiques répétitives. I1 peut y avoir jusqu’à 40 sites de combinaison. La réaction entre antigène et anticorps multivalents est donc très compliquée et donne des produits de composition continûment variable en fonction
des proportions de réactif. Elle est non stœchiométrique. Les formules (15.3) et
(15.4) n’ont pas un sens physicochimique rigoureux, mais décrivent approximativement une moyenne de sous-réactions.
(15.3)
(15.4)
AG” = - RT log k
On peut toujours calculer un chiffre k, à partir des concentrations mesurables
[Ag-Ab] de l’antigène libre et combiné. Ces valeurs de k, comprises entre IO3 et
10” mol-’, sont une mesure pratique de l’affinité de l’anticorps pour l’antigène.
Dans ces situations de liaisons multiples on emploie à la place d’affinité le mot
<< avidité », pour mieux souligner le caractère empirique des mesures. La multivalence de l’anticorps et de l’antigène entraîne une augmentation notable de k. On
peut le comprendre qualitativement : la rupture d’une liaison sur un seul site ne
rompt pas l’association, puisqu’il y a encore des liaisons en d’autres sites d’accrochage. On calcule que AG” varie de -6 à -11 kcal mol-’ et AH”, de -4 à
- 13 kcal mol-’. L‘entropie d’association est presque toujours positive.
Même un épitope parfaitement défini sur une molécule d’antigène entraîne la
formation de plusieurs anticorps monoclonaux, qui diffèrent les uns des autres par
la structure du site de combinaison et l’affinité. C’est très compréhensible d’après
le mécanisme de multiplication exposé au paragraphe 15.2. Ce qu’il faut noter
maintenant, c’est que la spécificité de chacun de ces anticorps monoclonaux n’est
pas rigoureuse. Elle est souvent élevée, mais on peut observer aussi l’association
avec des molécules voisines. Dans ce cas-là, la constante d’association est plus
faible. Par exemple, un épitope oligosaccharidique peut correspondre à un enchaînement de six résidus monosaccharidiques (hexasaccharide). Avec l’antigène
monoclonal spécifique de cet enchaînement, on observera encore des associations, avec constantes d’affinités rapidement décroissantes, des pentasaccharides,
tétrasaccharides, etc. obtenus en élaguant un, deux résidus monosaccharidiques,
etc. à partir d’une extrémité de l’hexasaccharide. Par ailleurs, si la suppression,
par exemple, d’un hydroxyle, en un point déterminé d’un oligosaccharide par une
méthode chimique, change peu - ou ne change pas du tout - l’association avec
l’anticorps correspondant, on en conclut qu’il ne participe pas à la liaison. Comme
l’anticorps ne << voit D que le nuage électronique frontière du haptène. on peut
imaginer des répartitions d’atomes et donc une molécule radicalement différents
