Le complexe d’une lectine et d’un octasaccharide biantennaire
233
6
5
4
NeuSAc-a-(2-6)-Gal-P-( 1-4)- GlcNAc-B-( 1-2)- Man-a-( 1-3)
I
2
1
1
3 Man-P-( I -4)-GlcNAc-[3-( 1 -4)-GlcNAc-P-( 1-Am)
t
Fuc£c-(l-h)
t
NeuSAc-a-(2-6)-Gal-P-( 1-4)- GlcNAc-P-(l-2)- Mana-( 1-6)
6 ’
5 ’
4 ’
1 ’
14.5
(4
(b)
Figure 14.5 Disposition (a) des molécules d’octasacchariclc CI CIL‘\ cations Ca++ Mn++ sur
la lectine de Lathyrus Ochru., et détail (b) montrant les unités libres et complexées (Adapté
de Y. Bourne, P. Rougé et C. Cambillau, J. B i d . Chem., 1992, 267, p. 197).
La figure 14.5.a donne la disposition relative de chaque sous-unité de la lectine, des deux molécules d’octasaccharide et des deux paires Ca++, Mn++. Les
sucres sont voisins des extrémités du grand axe de l’édifice. En 14.5.b, on a représenté plus en détail la disposition du sucre au voisinage de la lectine. La complexation change peu la configuration de celle-ci, sauf qu’une boucle peptidique,
208-21 1 se rapproche de 0,s A de Man-4. Ce mannose occupe une poche localisée près de Ca++, dite << le site de liaison du monosaccharide ».
L‘octosaccharide complexé à la forme d’un S étiré (Fig. 14.6). Cinq des angles
dièdres 0 et cp (voir le paragraphe 10.2) correspondent à des minimum d’énergie
selon les idées reçues sur l’effet exoanomérique. La liaison a (1-3) entre Man-3
et Man-4 correspond à un
Dans le complexe du fragment plus
simple 234, la conformation est très différente, ce qui montre qu’un petit fragment
n’est pas nécessairement un bon modèle[*].
La complexation est assurée par une multiplicité de liaisons polaires (< 3 A).
I1 y a 14 liaisons hydrogène directes entre les oxygènes ou azotes du sucre et les
groupements polaires des résidus acides aminés et 7 réalisées par l’intermédiaire
d’une molécule d’eau. De plus, 14 molécules d’eau sont impliquées dans des
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