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Stnicture de quelques complexes sucre-protéine cristallisés
semblés dans le tableau 14.1. I1 est remarquable qu'il y ait si peu de variations du
maltose aux cyclodextrines. Les trois premiers complexes du tableau ont été obtenus à l'état cristallisé.
Maltose
Maltotriose
Maltotétraose
Maltopentaose
Maltohexaose
Maltoheptaose
a-Cyclodextrine*
P-C yclodextrine
35
1 6
23
50
34
16
40
18
90
8,4
110
46
Tableau 14.1 Complexes des maltodextrines avec la protéine de transport du maltose.
D'après E A. Quiocho, Pure Appl. Chern., 61 (1989) 1293-1306 (publié avec l'aimable
autorisation de l'International Union of Pure and Applied Chemistry). Kd constante de dissociation, k , et k.+ vitesses de complexation et décomplexation. (* : voir le paragraphe
11.3.)
14.2.3 Mode de complexation du maltose
Au niveau actuel d'élaboration, la conformation du maltose complexé paraît
très voisine de celle du maltose libre solide (Fig. 14.3)L3]. La conformation de
chaque cycle est D-4C,. Les angles dièdres sont O(5') - C(1') - O(1') - C(4) =
+116" et C(1') - O(1') - C(4) - C(3) = +122". L'angle glycosidique C(1') - O(1')
- C(4') vaut 120". I1 y a une liaison hydrogène intermoléculaire O(3) - H - O(2').
Le récepteur des maltodextrines ressemble à une crevasse dont les parois (hauteur 18 A) sont les domaines N et C et dont le fond (surface 9 x 18 A2) est constitué par les trois segments peptidiques de jonction et l'hélice XIII. Les dimensions
de cette cavité sont suffisantes pour lui permettre d'héberger des cyclodextrines
(voir le paragraphe 11.3), comme la P-cyclodextrine (diamètre 15,4 A, hauteur
7,9
Lors de la complexation du maltose au fond de la crevasse, les deux
parois se rapprochent l'une de l'autre en pivotant autour de la charnière constituée
par les peptides de jonction L51. Ce mouvement correspond à une rotation de 35".
Le maltose est enseveli, au point que, de sa surface (545,5 A2), il n'y a plus que
3,6 % qui reste accessible au solvant. La complexation utilise des résidus de chacune des parois et du fond de la crevasse.
Liaisons hydrogène
Comme avec le L-arabinose, 1' attachement est essentiellement dû à des liaisons
hydrogène. Celles-ci sont presque exclusivement accrochées aux groupes polaires
Stnicture de quelques complexes sucre-protéine cristallisés
semblés dans le tableau 14.1. I1 est remarquable qu'il y ait si peu de variations du
maltose aux cyclodextrines. Les trois premiers complexes du tableau ont été obtenus à l'état cristallisé.
Maltose
Maltotriose
Maltotétraose
Maltopentaose
Maltohexaose
Maltoheptaose
a-Cyclodextrine*
P-C yclodextrine
35
1 6
23
50
34
16
40
18
90
8,4
110
46
Tableau 14.1 Complexes des maltodextrines avec la protéine de transport du maltose.
D'après E A. Quiocho, Pure Appl. Chern., 61 (1989) 1293-1306 (publié avec l'aimable
autorisation de l'International Union of Pure and Applied Chemistry). Kd constante de dissociation, k , et k.+ vitesses de complexation et décomplexation. (* : voir le paragraphe
11.3.)
14.2.3 Mode de complexation du maltose
Au niveau actuel d'élaboration, la conformation du maltose complexé paraît
très voisine de celle du maltose libre solide (Fig. 14.3)L3]. La conformation de
chaque cycle est D-4C,. Les angles dièdres sont O(5') - C(1') - O(1') - C(4) =
+116" et C(1') - O(1') - C(4) - C(3) = +122". L'angle glycosidique C(1') - O(1')
- C(4') vaut 120". I1 y a une liaison hydrogène intermoléculaire O(3) - H - O(2').
Le récepteur des maltodextrines ressemble à une crevasse dont les parois (hauteur 18 A) sont les domaines N et C et dont le fond (surface 9 x 18 A2) est constitué par les trois segments peptidiques de jonction et l'hélice XIII. Les dimensions
de cette cavité sont suffisantes pour lui permettre d'héberger des cyclodextrines
(voir le paragraphe 11.3), comme la P-cyclodextrine (diamètre 15,4 A, hauteur
7,9
Lors de la complexation du maltose au fond de la crevasse, les deux
parois se rapprochent l'une de l'autre en pivotant autour de la charnière constituée
par les peptides de jonction L51. Ce mouvement correspond à une rotation de 35".
Le maltose est enseveli, au point que, de sa surface (545,5 A2), il n'y a plus que
3,6 % qui reste accessible au solvant. La complexation utilise des résidus de chacune des parois et du fond de la crevasse.
Liaisons hydrogène
Comme avec le L-arabinose, 1' attachement est essentiellement dû à des liaisons
hydrogène. Celles-ci sont presque exclusivement accrochées aux groupes polaires
