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Glycoconjugués
Figure 13.4 Disposition du décasaccharide 13.24
à l’intérieur des deux chaînes F, de I’immunoglobuline IgG,. A* : chitobiose de jonction ; B,
C, D identiques à la figure 13.3 : Man-B-(1-4) ;
Man-a-(I-6) ; Man-a-( 1-3).
(1+4). Le disque A* correspond au chitobiose accroché à l’asparagine. L‘intérêt
considérable de la conformation vient du rôle dissymétrique joué par les deux trisaccharides identiques liés en 3 et 6 du mannose. La chaîne flexible liée en 6 par
l’intermédiaire du mannose C repose sur une partie hydrophobe du polypeptide
(riche en résidus phénylalanine, valine, tyrosine). L‘autre trisaccharide lié par l’intermédiaire du mannose D, au contraire, baigne dans l’eau de la cavité centrale et,
apparemment, se comporte comme hydrophile. Le lecteur a déjà vu au chapitre 11
les ambiguités des notions hydrophile-hydrophobe lorsqu’il s’agit d’un sucre.
13.3 GLYCOSAMINOGLYCANES ET PROTÉOGLYCANES
13.3.1 Données générales
Les macromolécules traitées dans ce paragraphe sont essentiellement extracelMaires. En association avec les fibres de collagène (une glycoprotéine), elles
contribuent à la nature, à la structure et à la rigidité des tissus. Ce sont des associations sucres-protéine comme les glycoprotéines, mais elles s’en distinguent de
façon assez caractéristique pour qu’on les range dans une classe particulière. La
proportion de protéine est généralement faible et peut descendre jusqu’à 2 %,
alors qu’il y a 50-95 % de sucre. Cependant, à ce point de vue là, les limites entre
les deux catégories de glycoconjugués sont floues. Ce qui est plus caractéristique,
ce sont les longues chaînes linéaires des protéoglycanes, construites par la répétition d’un motif disaccharidique périodique. Parfois des altérations en apparence
aléatoires restreignent la périodicité au sens strict, mais elle reste clairement discernable sous les modification^[^]. On appelle << glycosaminoglycane )) le polysaccharide et << protéoglycane )) le conjugué entier. Comme les glycoprotéines, les
protéoglycanes comportent soit des liaisons glycosaminides impliquant la L-açparagine, soit des liaisons glycosides sur l’oxygène alcoolique de la L-sérine ou de
la L-thréonine. La chaîne périodique, ou pseudopériodique, ne s’accroche pas
directement sur la protéine, mais il y a un oligosaccharide de cœur, comme dans
les glycoprotéines.
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