Amylose
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rejoindre en chassant les molécules d’eau qui les séparent. Ici l’intérieur hydrophobe de la cavité de la cyclodextrine joue le rôle de la molécule A et l’hôte B
vient à son contact en chassant tout ou partie des molécules d’eau qui occupent
normalement cette cavité. I1 semble probable que la complexation est aussi due à
la participation de forces de Van der Waals, en proportion variable suivant la
configuration de l’hôte.
Actuellement on poursuit activement l’exploration des propriétés des cyclodextrines. En raison de leur absence de toxicité et de leur aptitude à complexer
leurs hôtes dans l’eau, on peut imaginer des applications dans l’industrie pharmaceutique pour l’administration de médicaments insolubles. Elles peuvent jouer un
rôle catalytique. Ainsi la B-cyclodextrine accélère-t-elle la cycloaddition du cylopentadiène avec l’acrylonitrile par inclusion simultanée des deux molécules. On
cherche à modifier les propriétés complexantes en utilisant les hydroxyles pour
accrocher des groupes supplémentaires. En introduisant un groupement fonctionnel basique faible près de la cavité réceptrice, on a bâti une enzyme hydrolase artificielle. Enfin, les cyclodextrines étant des molécules chirales, on s’attend à observer une résolution plus ou moins efficace des hôtes racémiques. C’est ce qu’on a
observé parfois et on a même bâti des colonnes chirales à base de cyclodextrine
immobilisée. I1 ne semble cependant pas que les cyclodextrines se soient imposées comme réactifs de dédoublement.
11.4 AMYLOSE
L‘amidon, substance de réserve des graines de végétaux est un mélange de
deux polysaccharides, l’amylose et l’amyl~pectine[~]. L‘amylose est linéaire, avec
comme motif périodique l’a-D-glucopyranose, lié comme sur la formule 11.13
(R = H, R’ = OH), II étant fréquemment de l’ordre de 6 000. En revanche, I’amylopectine est un polysaccharide ramifié, où des chaînes analogues, mais beaucoup
plus courtes - de 17 à 26 unités - sont reliées entre elles par des liaisons 1-6’.
On sépare ces deux constituants par traitement d’une dispersion aqueuse d’amidon (l’empois) par des composés organiques hydroxylés comme le thymol et le
butanol primaire qui forment des complexes insolubles avec l’amylose.
Camylopectine reste en solution et nous n’en parlerons plus. En ce qui concerne
l’amylose, on peut préparer plusieurs variétés cristallisées, selon les conditions du
dépôt à partir d’une solution aqueuse. La structure de base des amyloses A et B
est une double hélice‘*], constituée par l’enroulement l’une avec l’autre de deux
chaînes parallèles, chacune ayant la forme d’une hélice à droite 11.17. Un tour
complet correspond à six unités glucopyranosiques pour chaque brin. Les amyloses A et B diffèrent par l’organisation dans la maille cristalline. Le pas de l’hélice dans l’amylose B est 2 080 pm. Les amyloses V qui précipitent en présence
de complexant comme le diméthylsulfoxyde ou le butanol primaire sont des
hélices simples, également avec une répétition de six unités a-D-glucopyranosyl,
peut-être un peu moins régulière. La variété V, est une hélice à
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