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Les oligosaccharides : Configuration et analyse
OH
NHCWH,
OH
I CH,OH
HO
9.11
revenir au chapitre 17 sur ce composé synthétiqueL8I, qui est le meilleur ligand
connu à ce jour de la lectine E-sélectine humaine. On observe avec la technique
d’électrovaporisation des pics 932,2 (M - Na+), 978,3 (M + Na+) et 500,7 (M +
2 Na+).
9.4.3 Résonance magnétique nucléaire du proton
Le chimiste qui désire connaître la structure d’un oligosaccharide naturel
conjugué doit en général travailler sur un mélange d’espèces très voisines. I1 y a
en effet le problème de l’hétérogénéité naturelle de ces structures, même sur un
support protéique homogène, et de l’hétérogénéité artificielle provoquée par les
réactifs de clivage - car il n’est pas concevable d’étudier le glycoconjugué dans
son ensemble. I1 est donc nécessaire de procéder d’abord à un fractionnement,
particulièrement difficile entre structures très voisines. L‘analyse du spectre de
RMN du proton, telle qu’elle sera décrite dans ce paragraphe[9], donne une indication sur l’homogénéité de l’échantillon, puisqu’un mélange donne une superposition des signaux, dont on peut connaître l’appartenance par la considération
des intensités.
En raison de la grande complexité du problème de structure, il est nécessaire
de connaître les valeurs de 6 avec trois décimales. Ceci impose un champ magnétique très élevé Uusqu’à 14 Tesla) pour une fréquence de travail de 500 ou
600 MHz. Le traitement informatique des données permet d’augmenter la résolution et de descendre jusqu’à des concentrations O,05 mM de l’échantillon. Même
à cette fréquence les signaux des protons squelettaux non anomériques des divers
sucres se superposent en une large bande non résolue entre 3,4 et 4,0 p.p.m.
L‘analyse repose sur un groupe de signaux, les indicateurs, situés en dehors de
cette région. Ils correspondent aux protons énumérés ci-dessous.
a) Les protons anomériques
On rappelle que leur couplage 3J est significatif (voir le chapitre 2). Si H-2
est axial (Gal, GlcNAc, Fuc), on observe 3J 2-4 Hz et 7-9 Hz pour les apyranoses et P-pyranoses respectivement. Si H-2 est équatorial (Man), la
différence est plus faible, 3J 1,6 et 0,s Hz pour les anomères a et P respectivement. Cependant c’est la valeur de F qui est la plus intéressante.
Les oligosaccharides : Configuration et analyse
OH
NHCWH,
OH
I CH,OH
HO
9.11
revenir au chapitre 17 sur ce composé synthétiqueL8I, qui est le meilleur ligand
connu à ce jour de la lectine E-sélectine humaine. On observe avec la technique
d’électrovaporisation des pics 932,2 (M - Na+), 978,3 (M + Na+) et 500,7 (M +
2 Na+).
9.4.3 Résonance magnétique nucléaire du proton
Le chimiste qui désire connaître la structure d’un oligosaccharide naturel
conjugué doit en général travailler sur un mélange d’espèces très voisines. I1 y a
en effet le problème de l’hétérogénéité naturelle de ces structures, même sur un
support protéique homogène, et de l’hétérogénéité artificielle provoquée par les
réactifs de clivage - car il n’est pas concevable d’étudier le glycoconjugué dans
son ensemble. I1 est donc nécessaire de procéder d’abord à un fractionnement,
particulièrement difficile entre structures très voisines. L‘analyse du spectre de
RMN du proton, telle qu’elle sera décrite dans ce paragraphe[9], donne une indication sur l’homogénéité de l’échantillon, puisqu’un mélange donne une superposition des signaux, dont on peut connaître l’appartenance par la considération
des intensités.
En raison de la grande complexité du problème de structure, il est nécessaire
de connaître les valeurs de 6 avec trois décimales. Ceci impose un champ magnétique très élevé Uusqu’à 14 Tesla) pour une fréquence de travail de 500 ou
600 MHz. Le traitement informatique des données permet d’augmenter la résolution et de descendre jusqu’à des concentrations O,05 mM de l’échantillon. Même
à cette fréquence les signaux des protons squelettaux non anomériques des divers
sucres se superposent en une large bande non résolue entre 3,4 et 4,0 p.p.m.
L‘analyse repose sur un groupe de signaux, les indicateurs, situés en dehors de
cette région. Ils correspondent aux protons énumérés ci-dessous.
a) Les protons anomériques
On rappelle que leur couplage 3J est significatif (voir le chapitre 2). Si H-2
est axial (Gal, GlcNAc, Fuc), on observe 3J 2-4 Hz et 7-9 Hz pour les apyranoses et P-pyranoses respectivement. Si H-2 est équatorial (Man), la
différence est plus faible, 3J 1,6 et 0,s Hz pour les anomères a et P respectivement. Cependant c’est la valeur de F qui est la plus intéressante.
