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Introduction
l’auteur d’y consacrer la moitié de l’ouvrage, ou presque. Faute de quoi, il aurait
passé sous silence un domaine scientifique en expansion rapide.
Enfin, de tout temps, les chimistes des sucres ont été très préoccupés de chimie
physique. Que l’on songe à la tentative de mise en ordre de pouvoirs rotatoires,
avec les moyens de l’époque, que représentent les règles de Hudson. Si elles sont
presque oubliées - nous n’en dirons rien - l’esprit demeure, et la plupart des chimistes des sucres, bien qu’essentiellement penchés sur des problèmes de synthèse, jugent nécessaire un examen attentif de la physicochimie de leurs molécules,
avec des moyens modernes, éventuellement les calculs ab initio et MM.. . Le lecteur trouvera, ici et là, et plus particulièrement aux chapitres 1, 2 et 9, une sélection des résultats modernes.
L‘auteur espère que le panorama général dessiné dans son livre reflète fidèlement l’ambiance des principaux laboratoires de chimie des sucres et l’atmosphère des congrès et colloques spécialisés dans ce domaine. Nous sommes en présence d’une science qui ne s’est pas construite à partir d’un arsenal technique particulier, mais d’une famille assez homogène. On a proposé le terme de glycoscience. I1 s’agit d’une démarche scientifique intéressante en elle-même, peut-être
un modèle pour d’autres séries, indépendamment de ses prolongements manifestement anthropocentristes. On pourra objecter à l’auteur qu’un traité multi-auteur
répondrait mieux à son objectif. Or ce livre n’est pas un traité, mais une tentative
pour situer un ensemble de travaux dans une perspective exacte par des exemples
caractéristiques. Les références ne constituent pas un palmarès de découvertes,
mais l’indication d’une documentation supplémentaire d’accès commode, ou
celle d’expériences à valeur pédagogique. Nous ajouterons que la rédaction par un
seul auteur permet un traitement homogène. L‘ossature de l’ouvrage est la chimie
organique, ce qui nous semble justifié puisque, tôt ou tard, toutes ces interactions
seront décrites en termes moléculaires. I1 peut y avoir des justifications plus pratiques : par exemple, selon une information générale ‘‘1, une société américaine de
biotechnologie particulièrement performante a dû néanmoins se rapprocher d’un
grand groupe industriel en mesure de l’aider sur le plan de la chimie organique.
Pour ce qui a trait à la relation des sucres au monde vivant, nous avons mis
l’accent sur des molécules à distribution très large, souvent universelle, avec une
attention particulière aux mécanismes généraux. C’est la vision de la biochimie,
qui nous a amené à exclure des domaines chatoyants, comme celui des antibiotiques aminoglycosidiques. Mais nous n’avons pas désiré faire un manuel de biochimie des sucres et, par exemple, nous ne parlons pas de l’élaboration, si caractéristique, de certaines unités oligosaccharidiques des glycoconjugués I*]. Nous
nous sommes intéressé avant tout aux problèmes de l’homme et des animaux
supérieurs. Cette restriction nous a amené h ne pas traiter, sauf exception, la structure si complexe et les problèmes d’une grande importance pratique des oligosaccharides microbiens. Les deux références citées concernent deux articles parmi les
plus récents de deux écoles européennes actives dans ce domaine 1 3 3 4 1 . Nous terminerons ces considérations générales par un avertissement pratique : les dessins
sont le plus souvent schématiques et ne doivent pas être utilisés comme une sour-
Introduction
l’auteur d’y consacrer la moitié de l’ouvrage, ou presque. Faute de quoi, il aurait
passé sous silence un domaine scientifique en expansion rapide.
Enfin, de tout temps, les chimistes des sucres ont été très préoccupés de chimie
physique. Que l’on songe à la tentative de mise en ordre de pouvoirs rotatoires,
avec les moyens de l’époque, que représentent les règles de Hudson. Si elles sont
presque oubliées - nous n’en dirons rien - l’esprit demeure, et la plupart des chimistes des sucres, bien qu’essentiellement penchés sur des problèmes de synthèse, jugent nécessaire un examen attentif de la physicochimie de leurs molécules,
avec des moyens modernes, éventuellement les calculs ab initio et MM.. . Le lecteur trouvera, ici et là, et plus particulièrement aux chapitres 1, 2 et 9, une sélection des résultats modernes.
L‘auteur espère que le panorama général dessiné dans son livre reflète fidèlement l’ambiance des principaux laboratoires de chimie des sucres et l’atmosphère des congrès et colloques spécialisés dans ce domaine. Nous sommes en présence d’une science qui ne s’est pas construite à partir d’un arsenal technique particulier, mais d’une famille assez homogène. On a proposé le terme de glycoscience. I1 s’agit d’une démarche scientifique intéressante en elle-même, peut-être
un modèle pour d’autres séries, indépendamment de ses prolongements manifestement anthropocentristes. On pourra objecter à l’auteur qu’un traité multi-auteur
répondrait mieux à son objectif. Or ce livre n’est pas un traité, mais une tentative
pour situer un ensemble de travaux dans une perspective exacte par des exemples
caractéristiques. Les références ne constituent pas un palmarès de découvertes,
mais l’indication d’une documentation supplémentaire d’accès commode, ou
celle d’expériences à valeur pédagogique. Nous ajouterons que la rédaction par un
seul auteur permet un traitement homogène. L‘ossature de l’ouvrage est la chimie
organique, ce qui nous semble justifié puisque, tôt ou tard, toutes ces interactions
seront décrites en termes moléculaires. I1 peut y avoir des justifications plus pratiques : par exemple, selon une information générale ‘‘1, une société américaine de
biotechnologie particulièrement performante a dû néanmoins se rapprocher d’un
grand groupe industriel en mesure de l’aider sur le plan de la chimie organique.
Pour ce qui a trait à la relation des sucres au monde vivant, nous avons mis
l’accent sur des molécules à distribution très large, souvent universelle, avec une
attention particulière aux mécanismes généraux. C’est la vision de la biochimie,
qui nous a amené à exclure des domaines chatoyants, comme celui des antibiotiques aminoglycosidiques. Mais nous n’avons pas désiré faire un manuel de biochimie des sucres et, par exemple, nous ne parlons pas de l’élaboration, si caractéristique, de certaines unités oligosaccharidiques des glycoconjugués I*]. Nous
nous sommes intéressé avant tout aux problèmes de l’homme et des animaux
supérieurs. Cette restriction nous a amené h ne pas traiter, sauf exception, la structure si complexe et les problèmes d’une grande importance pratique des oligosaccharides microbiens. Les deux références citées concernent deux articles parmi les
plus récents de deux écoles européennes actives dans ce domaine 1 3 3 4 1 . Nous terminerons ces considérations générales par un avertissement pratique : les dessins
sont le plus souvent schématiques et ne doivent pas être utilisés comme une sour-
