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Les sucres en synthèse chirale
undéc-5-ène (DBU ; 8.24). I1 se comporte strictement comme le glycal en présence d’un alcool et d’éthérate de trifluorure de bore : le réarrangement donne le glycoside non saturé 8.25, qui est comme 8.22, un acétate d’énol. L‘hydrolyse alcaline libère l’énolate dont le tautomère cétonique subit aisément une élimination
d’acétate sur les positions 3-4. En réacétylant, on obtient 8.26. A ce stade, le lecteur remarquera que 8.26 ne contient aucun des deux centres stéréogéniques de la
cible. I1 n’y a plus que deux carbones asymétriques et, comme on va le voir, tous
les deux destinés à disparaître dans la synthèse. Mais c’est grâce à leur présence
à ce stade que les deux centres chiraux définitifs vont s’établir. L‘addition de
Michaël du vinylcuprate modifié, (CH, = CH) CuCN (MgBr)*, donne un énolate
sur lequel on fait instantanément réagir le bromoacétate de méthyle. Ceci donne
presque exclusivement l’isomère trans 8.27, isomérisé en cis 8.28 par la triéthylamine. La suite des opérations comporte la désoxygénation en C(2), 8.29, l’hydrolyse des protections, 8.30 et le clivage du diol 5,6 par le periodate. La condensation du dialdéhyde 8.31 avec la benzylamine, suivie de réduction par le
cyanoborohydrure au pH 4.3 donne la pipéridine 8.32.
8 . 2 5
8 . 2 6
CO,Me
Me,C O’
8.27
8.28
\ /
Y
l
I
1 ° K n /\/OR’
CHO
CHO
RO
8.29 R= CMe,, R’= Ac
8.30 R=R’= H
8 . 3 1
Bn
8.32
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