Les sucres comme précurseurs de séquences dans les synthèses de produits naturels
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On obtient l’isomère D pur par une recristallisation dans l’heptane. On sait que la
liaison entre sucre et azote est facile à couper dans les glycosylamines (voir le
paragraphe 3.6.2).
8.2 LES SUCRES COMME PRÉCURSEURS DE SÉQUENCES
DANS LES SYNTHESES DE PRODUITS NATURELS
8.2.1 Considérations générales
On peut faire la synthèse d u n e substance naturelle à partir de précurseurs racémiques en utilisant des réactions stéréosélectives ou stéréospécifiques. Le produit
final est un racémique et il faut achever la synthèse par un dédoublement optique.
Cette voie d’approche semble passée de mode, au moins dans les laboratoires académiques. Une deuxième méthode repose sur la synthèse asymétrique. Les produits de départ sont racémiques, mais l’emploi de réactifs et de catalyseurs incorporant des structures chirales permet d’orienter à une ou plusieurs étapes
privilégiées la route synthétique dans une voie chirale. Nous avons vu des
exemples de tels réactifs au paragraphe 8.1 ci-dessus. La philosophie synthétique
que nous allons développer mantenant repose sur l’emploi de matières premières
chirales, généralement abondantes. Elle repose sur un corps de principes dont
l’utilisation est facilitée par des programmes informatiques particuliers, groupés
sous le nom de << méthode du chiron D (the chimn approach)[121 ri31 [141. Le mot
chiron a été forgé à partir de << synthon chiral ». On sait qu’en synthèse totale, le
mot synthon désigne une petite molécule bâtie sur mesure pour s’encastrer exactement à sa place dans une synthèse totale multiétape. Le découpage en synthons
de la cible (sur le papier !) est pratiqué aux sites où on peut espérer coudre les
morceaux dans l’avance synthétique. Ce sont en général les types de fonction présents dans la cible (et l’expérience passée du chimiste) qui orientent le découpage. Dans la << méthode chiron », le principe directeur est la conservation de la stéréochimie, on tâche de découper la cible synthétique avec une pertubation
minimale des centres stéréogéniques. Naturellement, une deuxième condition
intervient : les chirons à coudre ensemble doivent être des produits naturels abondants ou facilement accessibles à partir de produits naturels abondants. Dans une
certaine mesure, c’est cette facilité d’accès qui dicte la stratégie. Le coup d’œil du
chimiste expérimenté n’est pas toujours suffisant pour reconnaître les précurseurs
appropriés sur la molécule cible. Un programme informatique se propose d’aider
à la reconnaissance de rapports cryptiques[I21 [I3] [I4’. D’abord, la molécule est
présentée sous des aspects inhabituels, retournée, renversée, etc. D’une famille de
composés à l’autre, les chimistes, suivis en cela par la presse spécialisée, adoptent
des convention picturales différentes. Cette diversité de représentation ralentit le
transfert mental entre les configurations de membres de familles chimiques différentes. Le programme permet de passer automatiquement d’une représentation
conventionnelle à une autre. Ceci est illustré sur la figure 8.1. La donnée fournie
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On obtient l’isomère D pur par une recristallisation dans l’heptane. On sait que la
liaison entre sucre et azote est facile à couper dans les glycosylamines (voir le
paragraphe 3.6.2).
8.2 LES SUCRES COMME PRÉCURSEURS DE SÉQUENCES
DANS LES SYNTHESES DE PRODUITS NATURELS
8.2.1 Considérations générales
On peut faire la synthèse d u n e substance naturelle à partir de précurseurs racémiques en utilisant des réactions stéréosélectives ou stéréospécifiques. Le produit
final est un racémique et il faut achever la synthèse par un dédoublement optique.
Cette voie d’approche semble passée de mode, au moins dans les laboratoires académiques. Une deuxième méthode repose sur la synthèse asymétrique. Les produits de départ sont racémiques, mais l’emploi de réactifs et de catalyseurs incorporant des structures chirales permet d’orienter à une ou plusieurs étapes
privilégiées la route synthétique dans une voie chirale. Nous avons vu des
exemples de tels réactifs au paragraphe 8.1 ci-dessus. La philosophie synthétique
que nous allons développer mantenant repose sur l’emploi de matières premières
chirales, généralement abondantes. Elle repose sur un corps de principes dont
l’utilisation est facilitée par des programmes informatiques particuliers, groupés
sous le nom de << méthode du chiron D (the chimn approach)[121 ri31 [141. Le mot
chiron a été forgé à partir de << synthon chiral ». On sait qu’en synthèse totale, le
mot synthon désigne une petite molécule bâtie sur mesure pour s’encastrer exactement à sa place dans une synthèse totale multiétape. Le découpage en synthons
de la cible (sur le papier !) est pratiqué aux sites où on peut espérer coudre les
morceaux dans l’avance synthétique. Ce sont en général les types de fonction présents dans la cible (et l’expérience passée du chimiste) qui orientent le découpage. Dans la << méthode chiron », le principe directeur est la conservation de la stéréochimie, on tâche de découper la cible synthétique avec une pertubation
minimale des centres stéréogéniques. Naturellement, une deuxième condition
intervient : les chirons à coudre ensemble doivent être des produits naturels abondants ou facilement accessibles à partir de produits naturels abondants. Dans une
certaine mesure, c’est cette facilité d’accès qui dicte la stratégie. Le coup d’œil du
chimiste expérimenté n’est pas toujours suffisant pour reconnaître les précurseurs
appropriés sur la molécule cible. Un programme informatique se propose d’aider
à la reconnaissance de rapports cryptiques[I21 [I3] [I4’. D’abord, la molécule est
présentée sous des aspects inhabituels, retournée, renversée, etc. D’une famille de
composés à l’autre, les chimistes, suivis en cela par la presse spécialisée, adoptent
des convention picturales différentes. Cette diversité de représentation ralentit le
transfert mental entre les configurations de membres de familles chimiques différentes. Le programme permet de passer automatiquement d’une représentation
conventionnelle à une autre. Ceci est illustré sur la figure 8.1. La donnée fournie
