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d’une EEE va encourager le maintien de l’espèce dans les milieux, voire sa culture ou
son élevage. On parle ainsi d’effets pervers. Les mesures d’incitation au prélèvement
offrant des primes à la capture doivent nécessairement être encadrées par la
règlementation pour éviter de développer un caractère d’aubaine (dispersion des
espèces et renforcement des populations). » (UICN France, 2018)
De nombreux « effets pervers » ont pu être constatés, comme (i) l’introduction sauvage dans
des secteurs ou l’espèce n’était pas présente, (ii) la mise en œuvre de techniques de pêche peu
sélectives qui entraînent des captures accessoires importantes ainsi que des cas où
paradoxalement l’exploitation sélective des plus gros individus a favorisé la dynamique de
l’espèce en diminuant la compétition intra spécifique (Pasko & Goldberg, 2014). Nous pouvons
également citer le cas de l’écrevisse du Pacifique en Suède, qui après sa commercialisation au
vue son nombre d’introduction illégale augmentée afin de permettre à d’autres pêcheurs
d’exploiter cette ressource (Edsman, 2015 in UICN France, 2018).
L’impact du Crabe bleu sur les écosystèmes lagunaires n’est pour l’instant pas évalué.
L’objectif en première intention ne doit pas viser à une gestion durable de la ressource.
En effet, sur Portunus segnis en Tunisie et Callinectes sapidus en Espagne, nous
pouvons constater que la mise en place de stratégies visant à rendre la pêcherie
durable (e.g. relâcher des femelles grainées) ne semble pas être une bonne
alternative. Toutefois avant d’envisager C. sapidus comme une ressource, des
protocoles de suivis devront être mis en place notamment afin d’évaluer l’impact de
C. sapidus sur les écosystèmes et les évolutions liées à sa pêche.
d’une EEE va encourager le maintien de l’espèce dans les milieux, voire sa culture ou
son élevage. On parle ainsi d’effets pervers. Les mesures d’incitation au prélèvement
offrant des primes à la capture doivent nécessairement être encadrées par la
règlementation pour éviter de développer un caractère d’aubaine (dispersion des
espèces et renforcement des populations). » (UICN France, 2018)
De nombreux « effets pervers » ont pu être constatés, comme (i) l’introduction sauvage dans
des secteurs ou l’espèce n’était pas présente, (ii) la mise en œuvre de techniques de pêche peu
sélectives qui entraînent des captures accessoires importantes ainsi que des cas où
paradoxalement l’exploitation sélective des plus gros individus a favorisé la dynamique de
l’espèce en diminuant la compétition intra spécifique (Pasko & Goldberg, 2014). Nous pouvons
également citer le cas de l’écrevisse du Pacifique en Suède, qui après sa commercialisation au
vue son nombre d’introduction illégale augmentée afin de permettre à d’autres pêcheurs
d’exploiter cette ressource (Edsman, 2015 in UICN France, 2018).
L’impact du Crabe bleu sur les écosystèmes lagunaires n’est pour l’instant pas évalué.
L’objectif en première intention ne doit pas viser à une gestion durable de la ressource.
En effet, sur Portunus segnis en Tunisie et Callinectes sapidus en Espagne, nous
pouvons constater que la mise en place de stratégies visant à rendre la pêcherie
durable (e.g. relâcher des femelles grainées) ne semble pas être une bonne
alternative. Toutefois avant d’envisager C. sapidus comme une ressource, des
protocoles de suivis devront être mis en place notamment afin d’évaluer l’impact de
C. sapidus sur les écosystèmes et les évolutions liées à sa pêche.
