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Dans certaines régions de la Méditerranée, Callinectes sapidus est devenu une ressource
halieutique précieuse (e.g. Mer Adriatique ; Egypte ; Turquie). En Turquie, le Crabe bleu est
vendu par une petite partie des pêcheurs locaux et des filières se sont développées. Sachant
que la commercialisation la plus importante concerne Portunus segnis (4 000 tonnes/an). C.
sapidus peut se retrouver sur les étals et être vendu entre 0.5 et 3.36 €/kg, mais également
dans certains restaurants locaux où son prix varie entre 0.34 et 2.24€ /kg (Öndes & Gökçe,
2021). Certains spécimens sont revendus à l’export en Chine ou encore aux Pays-Bas entre 7 et
9€/kg. Plus de 200 tonnes sont pêchées chaque année (Goulletquer, 2016). En Espagne, le
Crabe bleu se retrouve également sur les étals et fait l’objet d’une exportation vers la Chine et
la Corée du Sud, cependant son prix a chuté de 12 € à 0.70 €/kg en quelques années. En Grèce,
l'espèce a tendance à se raréfier à cause de la surpêche (Boschma, 1972) et a par conséquent
une faible valeur commerciale (Mancinelli et al., 2017b)
VIII.3. Est-il envisageable de transformer cette menace en ressource ?
La commercialisation du Crabe bleu dans les zones où il a été introduit est à l’origine de
différents débats. En effet, celle-ci peut apporter des avantages comme des inconvénients. Sa
commercialisation a déjà commencé à susciter de l’intérêt. Des études se sont même penchées
sur la bioaccumulation de polluants organiques persistants (POP) dans certains tissus du crabe
en vue de sa consommation (Tekin & Pazi, 2016). Jabeen et al. (2021) ont étudié la possibilité
de valoriser la carapace du Crabe bleu pour en extraire de la chitine à des fins industrielles.
« Chitin and its derived products have immense economic value due to their vital
role in various biological activities as well as biomedical and industrial application.
Insects, microorganism and crustaceans are the main supply of chitin but the
crustaceans shell like shrimp, krill, lobsters and crabs are the main commercial
sources. » (Jabeen et al., 2021)
D'autres usages sont envisageables et à etudier pour limiter l’expansion du Crabe bleu
en France. Il a été évoqué ci-dessus la possibilité de valoriser la carapace de C. sapidus
pour en extraire de la chitine à des fins industrielles. Il y aurait également la production
de farines de crustacés pouvant être incorporées dans les aliments pour le bétail, la
volaille ou encore la pisciculture. L’extraction de caroténoïdes pour les industries
agroalimentaires pour leurs propriétés colorantes ou encore cosmétiques et
pharmaceutiques pour leurs propriétés antioxydantes et leur capacité de
photoprotection.
Dans certaines régions de la Méditerranée, Callinectes sapidus est devenu une ressource
halieutique précieuse (e.g. Mer Adriatique ; Egypte ; Turquie). En Turquie, le Crabe bleu est
vendu par une petite partie des pêcheurs locaux et des filières se sont développées. Sachant
que la commercialisation la plus importante concerne Portunus segnis (4 000 tonnes/an). C.
sapidus peut se retrouver sur les étals et être vendu entre 0.5 et 3.36 €/kg, mais également
dans certains restaurants locaux où son prix varie entre 0.34 et 2.24€ /kg (Öndes & Gökçe,
2021). Certains spécimens sont revendus à l’export en Chine ou encore aux Pays-Bas entre 7 et
9€/kg. Plus de 200 tonnes sont pêchées chaque année (Goulletquer, 2016). En Espagne, le
Crabe bleu se retrouve également sur les étals et fait l’objet d’une exportation vers la Chine et
la Corée du Sud, cependant son prix a chuté de 12 € à 0.70 €/kg en quelques années. En Grèce,
l'espèce a tendance à se raréfier à cause de la surpêche (Boschma, 1972) et a par conséquent
une faible valeur commerciale (Mancinelli et al., 2017b)
VIII.3. Est-il envisageable de transformer cette menace en ressource ?
La commercialisation du Crabe bleu dans les zones où il a été introduit est à l’origine de
différents débats. En effet, celle-ci peut apporter des avantages comme des inconvénients. Sa
commercialisation a déjà commencé à susciter de l’intérêt. Des études se sont même penchées
sur la bioaccumulation de polluants organiques persistants (POP) dans certains tissus du crabe
en vue de sa consommation (Tekin & Pazi, 2016). Jabeen et al. (2021) ont étudié la possibilité
de valoriser la carapace du Crabe bleu pour en extraire de la chitine à des fins industrielles.
« Chitin and its derived products have immense economic value due to their vital
role in various biological activities as well as biomedical and industrial application.
Insects, microorganism and crustaceans are the main supply of chitin but the
crustaceans shell like shrimp, krill, lobsters and crabs are the main commercial
sources. » (Jabeen et al., 2021)
D'autres usages sont envisageables et à etudier pour limiter l’expansion du Crabe bleu
en France. Il a été évoqué ci-dessus la possibilité de valoriser la carapace de C. sapidus
pour en extraire de la chitine à des fins industrielles. Il y aurait également la production
de farines de crustacés pouvant être incorporées dans les aliments pour le bétail, la
volaille ou encore la pisciculture. L’extraction de caroténoïdes pour les industries
agroalimentaires pour leurs propriétés colorantes ou encore cosmétiques et
pharmaceutiques pour leurs propriétés antioxydantes et leur capacité de
photoprotection.
