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Quelles sont les valorisations possibles ?
Qu’en est-il de cette valorisation pour la France ?
Quels sont les risques et les enjeux face à une valorisation commerciale de
l’espèce ?
VIII. Valorisation du Crabe bleu américain
VIII.1. Pêcheries et économie liée au Crabe bleu aux Etats-Unis
Le Crabe bleu est d'un intérêt majeur pour la pêche (Holthuis, 1987 ; Tavares, 2003). Il est
consommé en grande quantité, principalement aux Etats-Unis et au Mexique (Bouvier, 1909 ;
Churchill, 1919 ; Van Engel, 1958 ; Holthuis, 1987 ; Tavares, 2003). Aux Etats-Unis, le Crabe bleu
représente une ressource de pêche très importante. D’après la NOAA en 2020 c’est près de
53 304 tonnes de crabes qui ont été débarquées pour une valeur totale de 194 696 951 de $
US (Ces chiffres sont au débarquement des navires de pêche, le prix peut varier à la revente).
Il est à noter que la moyenne des prises depuis 2000 est de 73 564 tonnes pour un total moyen
de 176 599 688 $ US. À la revente, les crabes sont généralement commercialisés vivants à la
douzaine, à un prix compris entre 25 et 85 $ US. En moyenne, un crabe pèse 150 g Cependant
ce poids est largement variable en fonction du sexe et de la taille du crabe (cf. chapitre II ;
Zaitsev, 1978 in Noël, 2017), ce qui a pour conséquence directe le prix de ce dernier (©
Howmuchisit). Au kilo, le crabe se retrouve actuellement sur les étalages entre 11 et 19 $. Les
femelles sont généralement de 30 à 50 % moins chères dû à leur taille plus petite (© ThePricer).
Les techniques de pêche sont diverses. Ils peuvent être pêchés à l’aide de casiers spécifiques
(Fig. 17 ; ©Walton Outdoor) et sont appâtés par du poisson ou du poulet, aliments qu’ils
semblent particulièrement affectionner. C. sapidus est également pêché en mer au filet, au
chalut, à la drague, au trémail, à la nasse et à la ligne avec un simple appât par les pécheurs
récréatifs (Noël, 2017).
En Méditerranée, et plus particulièrement en France, afin de limiter l’expansion du Crabe bleu,
des engins de pêche spécifiques ont été développés par différents acteurs. Les premiers tests,
en bassin, se sont portés sur différents types de casiers appâtés déjà utilisés aux Etats-Unis, en
Espagne et en Tunisie. Ces tests se sont révélés concluants dans certains cas en bassin, mais
ont été inefficaces en milieu naturel. L’hypothèse principale, relative à l’inefficacité de ces
engins, est qu’il y aurait suffisamment de ressources alimentaires disponibles dans le milieu
naturel. Concernant les tests à l’aide de filets, ce sont des filets de type capechades à mailles
renforcées qui sont les plus efficaces (Croizer, 2021). Les prochaines études sur la lagune de
Canet (Région Occitanie) se feront à partir de cette technique.
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